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Histoire
Dernière modification le 25/08/2017

Antony avant/maintenant : une histoire urbaine

Antony était au début du XXe siècle un village tourné vers l’agriculture. Au fil des années, sous l’effet de la croissance démographique, une autre ville s’est dessinée. Découvrez cette transformation urbaine à travers quelques exemples : le quartier Saint-Saturnin, la rue Auguste-Mounié, la route départementale 920, et plus récemment, le Noyer Doré.  


Centre-ville : une dynamique continue

Ses commerces, sa gare RER, son marché, son cinéma… Le centre-ville d’Antony représente aujourd’hui le poumon de la ville, où se croisent toutes les populations et les flux de circulation. Le cœur historique de la commune se situe plutôt du côté de l’actuelle rue de l’Église. Mais le trafic qui s’intensifiait sur la route d’Orléans au tournant du XXe siècle et la mise en service de l’Arpajonnais, ce train qui permettait de rejoindre rapidement Paris, ont créé un second pôle urbain. La rue Auguste-Mounié est ainsi devenue à partir du début du XXe siècle une des plus animées d’Antony, grâce à une activité commerciale dynamique. À l’époque, les services municipaux y emménagent et elle est baptisée rue du Pont puis rue de la Mairie. Les étals du marché ne s’installent pas encore au croisement de l’artère avec l’actuelle place Firmin-Gémier. Ceux-ci, bien moins nombreux qu’aujourd’hui, se rassemblent depuis 1891 chaque jeudi et chaque dimanche sur l’actuelle place Auguste-Mounié. À partir de 1922, le marché en plein air est transféré à son emplacement actuel. Une halle est construite en 1934 sur le versant nord de la place, mais elle s’avère rapidement trop petite. Elle devient le théâtre Firmin Gémier de 1960 à 2012. Le marché couvert, lui, prend ses quartiers de l’autre côté de la place, là où il a aujourd’hui lieu. La halle moderne, qui accueille de nos jours plus de 200 commerçants, a été inaugurée en 2006.

La place Auguste-Mounié aujourd'hui et dans le premier quart du XXe siècle

Vue plongeante sur la rue Auguste-Mounié aujourd’hui et dans les années 1920-1930.

La rue Auguste-Mounié aujourd’hui, vue depuis la route départementale 920. Dans le premier quart du XXe siècle, elle était déjà commerçante et était baptisée rue de la Mairie.

RD920 : une colonne vertébrale séculaire

Elle est une constante dans l’histoire de la ville. La route départementale 920, qui a été baptisée route nationale 20 ou route d’Orléans dans le passé, affiche des siècles à son compteur. Cette voie, empierrée depuis l’Antiquité, représente dès le Moyen Âge et l’époque moderne un axe structurant. Elle relie Paris et Orléans, mais aussi la Seine et la Loire, très utilisées pour le transport de marchandises. Cette position stratégique en fait une route dite « royale », devenue plus tard « nationale ». À une époque plus proche de la nôtre, elle favorise l’essor démographique d’Antony. Elle accueille en effet à partir de 1893 le tramway Arpajonnais, qui amène vers le centre de Paris jusqu’à 300 voyageurs, dont 150 assis. Des maraîchers, qui souhaitent acheminer leur marchandise grâce à ce nouveau mode de déplacement, s’installent aux abords de l’artère. Quand la ligne est électrifiée et six stations ouvertes, à partir de 1922, les habitants affluent. Ils emménagent dans de nouveaux lotissements qui poussent tout son long. Plus au nord de la route, La Croix de Berny est un carrefour fréquenté depuis longtemps. Lorsque Louis XV fait réaliser en 1750 le tronçon qui relie Versailles à Choisy, il crée un pôle majeur au croisement avec la route d’Orléans. Le relais de poste de Bourg-la-Reine y est transféré. Une grande animation porte le quartier tout au long du XIXe et du XXe siècle, notamment grâce à de nombreux commerces et au haras de Berny, où étaient organisées des courses à cheval jusqu’au clocher de L’Haÿ-les-Roses. Très en vogue, ces événements étaient courus par les milieux aristocratiques, mais aussi par les locaux. Plus récemment, la construction de l’A86 et la desserte du quartier par le RER et le TVM en font un nœud de communication. L’emplacement devient propice à une intense activité économique et attire de nouveaux résidents. En 1991, une zone d’aménagement concerté est lancée pour rénover le quartier, qui accueille aujourd’hui 150 000 m2 de bureaux et de nombreux logements neufs.

La structure du bâti de la route départementale 920, au croisement avec la rue Auguste-Mounié, n’a pas été bouleversée depuis ce cliché des années 1920- 1930. La voirie continue aujourd’hui à se moderniser.

L’avenue de la Division-Leclerc, à la hauteur du croisement avec la rue de la Bièvre. Entre les années 1920-1930 et 2017, sur cette portion de route,certains édifices sont restés, d’autres ont poussé.

Saint-Saturnin : un esprit village préservé

Au Moyen Âge, la plupart des rues indiquaient des directions. La rue de l’Église était donc nommée « rue basse menant de l’église au moulin ». Berceau de la commune, elle a connu une activité artisanale liée aux professions agricoles. Au XVIIe siècle, elle restait si étroite qu’un cheval et sa charrette peinaient à y passer. Il a donc été décidé de l’élargir pour installer des commerces. Les maisons anciennes qui la bordaient se sont dégradées au fil du temps. Si bien que la rue a fait l’objet d’une réhabilitation vers 2000. Certains bâtiments ont été détruits, d’autres rénovés, en tâchant de conserver le caractère villageois et commerçant du quartier. L’église, dont le chœur remonte au XIe siècle et la place attenante, elles, n’ont pas autant changé. Jusqu’en 1820, l’édifice était entouré d’un cimetière qui s’étendait sans doute jusqu’à l’actuelle institution Sainte-Marie. En face, la place de l’Hôtel-de-Ville a été aménagée et baptisée ainsi en 1984. La mairie était déjà située à cet emplacement depuis 1970, date de son inauguration après deux ans de travaux. La stèle à la mémoire du général de Gaulle, auparavant située place de l’Église, a été aménagée à côté du bâtiment à la même époque.

L’église Saint-Saturnin, une continuité dans l’histoire locale.

Aujourd’hui comme au début du XXe siècle, la rue de l’Église a conservé ses pavés et son caractère commerçant et villageois.

Les bâtiments de la rue de l’Église ont été rénovés entre les années 1920 et 2017. L’espace public a aussi accueilli plus de voitures que dans le passé.

Noyer Doré : un cadre de vie transformé

Années 1960. La crise du logement touche sévèrement les Français. La banlieue de Paris dispose de vastes terrains libres. À la limite de Massy et d’Antony, le Grand ensemble sort de terre. Dans ce contexte de forte croissance démographique, il faut faire vite et bien. Le quartier est conçu pour fonctionner de manière autonome, avec des équipements publics et la desserte du RER B. Le Grand-L illustre l’architecture de ce nouveau pan de ville. Cet ensemble de béton, long de 174 m et haut de douze étages, compte 312 logements. Les habitants sont heureux d’y trouver des appartements qui représentent alors la modernité. Trente ans plus tard, le constat est plus amer. Le quartier fonctionne en vase clos. Quant au Grand-L, il est devenu un lieu connu pour des petits trafics et faits de délinquance. La Ville décide de le détruire et d’engager une vaste opération de rénovation de toute cette partie du territoire communal. En 2000, un projet est adopté pour faire du Noyer Doré un quartier comme les autres. En 2004, il est le premier labellisé Agence nationale pour la rénovation urbaine. 132 M€ sont consacrés à sa transformation. Le Grand-L laisse la place à un parc de 5 000 m2, avec des immeubles à taille humaine et des pavillons en accession. Dans l’ensemble du quartier, 1 400 logements sont résidentialisés, en posant des grilles ou en aménageant des jardins en pied d’immeuble. De nouveaux équipements publics voient le jour ou sont rénovés, comme la place des Baconnets et son centre commercial (2008), la (2010), le complexe sportif Éric-Tabarly (2011), la salle du Mont-Blanc (2014). Les circulations piétonnes sont repensées pour éviter les détours et les culs-de-sac. Le mobilier urbain est également remplacé pour améliorer le cadre de vie. Ce projet a aussi permis plus de mixité sociale grâce à des logements privés dans un quartier jusqu’alors essentiellement constitué de logements sociaux.

La place des Baconnets est devenue le cœur du quartier du Noyer Doré depuis sa rénovation. Des nouveaux commerces s’y sont implantés, comme un supermarché. Les piétons disposent aussi de plus d’espace.

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