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Vie économique
Dernière modification le 30/10/2017

Des collégiens à la découverte des start-up

Des élèves du collège Henri Georges Adam ont découvert l’univers des start-up à Antonypole innovation, le 13 octobre. La rencontre entre adolescents et chefs d’entreprise a insufflé un vent d’optimisme dans les esprits et a prouvé qu’il est possible de vivre de sa passion.
 

Au quotidien, Antonypole innovation regorge de travailleurs occupés à faire prospérer leur activité. On y parle « prospect », « chiffre d’affaires », « fonds de roulement ». Ces jeudi 12 et vendredi 13 octobre, dans cette pépinière de start-up gérée par la Ville, les entrepreneurs lèvent le pied : ils délaissent leurs bureaux pour montrer à des collégiens et lycéens leur univers de travail dans le cadre de l’opération Option startup, organisée par Paris&co. Ce vendredi, Alexandre Collat, lunettes à monture noire et physique d’athlète, répond aux questions des élèves du tac au tac. À 26 ans, ce cofondateur de la société Yafi, qui commercialise un sac de frappe innovant et polyvalent, le Yafi bag, pourrait être leur grand frère. Ils sont inscrits dans un programme baptisé Pass avenir, grâce auquel ils suivent deux heures de cours d’orientation par semaine. Aujourd’hui, ils découvrent l’univers des start-up à travers le témoignage d’Alexandre Collat. Son parcours pourrait ressembler au leur. Passionné de sport, cet Antonien a intégré le pôle France de karaté de Châtenay-Malabry. Sa scolarité a été plus chaotique. Il s’est orienté vers un lycée hors contrat à Paris, où il a passé le bac en candidat libre. Loin du cursus attendu d’un chef d’entreprise. « J’ai remonté la pente et obtenu un master, se félicite-t-il. Je me suis intéressé à l’entrepreneuriat à 20 ans. Je voulais créer quelque chose dans le fitness mais je ne savais pas exactement quoi. » Il s’est documenté, a rencontré des professionnels, a mené un travail de recherche et développement pendant deux ans pour lancer son produit. Il s’est aussi entouré de cinq associés. « Les entreprises reconnaissent notre travail et veulent nos produits. C’est gratifiant. En mettant toute son énergie dans un projet, on peut réussir », affirme-t-il.

Innovation sociale

Son parcours est à des années-lumière de celui d’Anne-Sophie Tuszynski. « J’ai attendu plus longtemps que toi pour créer mon entreprise. J’étais déjà maman et j’avais un crédit immobilier », indique-t-elle, en s’adressant à Alexandre Collat. Après une carrière de dirigeante dans le travail temporaire et comme consultante dans des cabinets de conseil, son quotidien a été bouleversé par un cancer. Elle a tiré de cette épreuve une force pour fonder sa société, Kepler HR, qui accompagne les dirigeants d’entreprise et leurs salariés face à la maladie au travail. « Il n’y a pas que des start-upeurs hyper jeunes qui travaillent sur les nouvelles technologies. Il y en a aussi qui ont 45 ans et traitent de sujets d’innovation sociale », s’amuse la dirigeante. À la fin de ces échanges en présence du Maire, Jean-Yves Sénant, et du conseiller municipal délégué aux Projets de développements économiques, François Goulette, les collégiens repartent avec un regain d’optimisme. « C’est intéressant de voir qu’on peut faire de sa passion un métier. J’aime la musique, la danse et les arts. Si je pouvais créer une entreprise dans un de ces domaines, ce serait très motivant », résume Mathilde.


Alexandre CollatAlexandre Collat

Cofondateur de Yafi

« J’ai été très sensible à cet échange car j’ai effectué ma scolarité à Antony. J’ai donc été à leur place il y a quelques années, je connais les lieux qu’ils fréquentent, le quotidien qu’ils vivent. Je sais qu’on peut s’en sortir et rebondir après un échec scolaire. J’aurais beaucoup aimé vivre ce genre de rencontre à leur âge pour avoir des exemples auxquels m’identifier. Les seuls parcours d’excellence qu’on nous présentait n’étaient pas issus d’Antony. »
 

Melissa Le GoffMélissa Le Goff

Professeur d’histoire-géo

« Cette rencontre a été particulièrement intéressante en vue du forum des métiers du collège le 18 janvier. Ce sont mes élèves qui font venir des sociétés et se chargent de mettre en place ce projet de A à Z. Aujourd’hui, ils rencontrent des professionnels susceptibles de participer. Ils en recherchent d’autres d’ailleurs. Ils découvrent aussi un univers qu’ils ne connaissaient pas. Cela peut les aider dans leurs choix d’orientation et leur donner des idées. »

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