Actualités

Retour aux actualités
Histoire
Dernière modification le 28/02/2017

Bourrelier : au temps de la chevaucherie

Les artisans antoniens démontreront leur talent lors des Journées européennes des métiers d’art à l’espace Vasarely, les 1er et 2 avril. Certains perpétuent des traditions ancestrales. D’autres professions ont quasiment disparu avec les évolutions technologiques, comme celle du bourrelier, débordé par l’essor de l’automobile.

Dans les oreilles des plus jeunes, le terme « bourrelier » laisse perplexe. Il renvoie à un métier aujourd’hui oublié, à un temps où les chevaux, bœufs, ânes n’ont pas encore été supplantés par la voiture, le train ou le tracteur. À cette époque, les industries automobiles n’existent pas et une multitude de métiers gravitent autour de l’équipement du cheval et du cavalier. On appelle cela la « chevaucherie ». Le bourrelier fait partie de cette constellation de professions. Cet artisan travaille les matières naturelles, tels le cuir, le bois, le crin, le lin, la résine… Il les transforme pour proposer des objets uniques : selles, colliers de cheval, pièces de har- nachement… Pour cela, il utilise des outils spécifiques comme le couteau à pied, l’alêne à coudre, le rembourroir, le passe-corde.

La route d’Orléans, lieu propice

La situation géographique d’Antony favorise l’implantation de bourreliers. La route d’Or léans devient au fil des siècles une voie très fréquentée pour rejoindre Paris. Une clientèle de passage, qui complète celle des paysans déjà installés sur un territoire alors rural, s’offre aux artisans locaux. En 1885, il existe deux bourreliers à Antony. À partir de 1930, il n’en reste plus qu’un, Charles Goudet. Originaire de Loir-et-Cher, il a été compagnon du tour de France, ouvrier à Paris, et s’installe à Antony, d’abord avenue d’Orléans, puis au 20 avenue de la Division- Leclerc en 1902. Son fils, Paul, apprend le métier auprès de son père. Il est mobilisé pendant la guerre 1914-1918, lors de laquelle il devient bourrelier-sellier de son régiment. Après la mort de son père, en 1922, il prend sa succession. Il aménage son atelier en retrait de l’avenue. Déjà, le métier subit les aléas des évolutions technologiques, notamment l’émergence de l’automobile. Il crée donc une maroquinerie et diversifie son activité : réparation d’articles de cuir, fabrication de courroies de transmission, de muselières pour les chiens de la préfecture de police. Jusqu’à sa mort en 1967. Aujourd’hui, il n’existe plus de bourrelier à Antony. Une association cherche néanmoins à faire perdurer la connaissance de ce vieux métier. L’Atelier-musée du pays d’Antony a installé au sous-sol de la Maison des arts une reproduction de l’atelier de Charles Goudet. On peut y retrouver ses outils, ses tiroirs, ses morceaux de cuir, et même l’artisan… du moins, son mannequin !

1902

Charles Goudet s’installe au 20 avenue de la Division-Leclerc

1925

Installation d’une maroquinerie devant son atelier

1967

Mort de Paul Goudet

1993

L’Atelier-musée du pays d’Antony crée une reproduction de l’atelier du bourrelier au sous-sol de la Maison des arts

Articles recommandés

Conseil municipal du jeudi 30 mars 2017 : les vidéos sont en ligne
Ma mairie
30.03.2017

Conseil municipal du jeudi 30 mars 2017 : les vidéos sont en ligne

Envie d'en savoir plus sur la démocratie locale et les actions de la Ville ? Nous vous proposons de consulter le Conseil municipal en direct sur internet. La prochaine séance aura lieu le jeudi... Lire la suite

Journées européennes des métiers d'art
Animation
01.04.2017 au 02.04.2017

Journées européennes des métiers d'art

Les Journées européennes des métiers d’art, qui valorisent des savoir-faire minutieux, donneront des airs d’immense atelier à l’espace Vasarely, les 1er et 2 avril. Au programme : des... Lire la suite

L'innovation, un levier pour grandir
Vie économique

L'innovation, un levier pour grandir

Pour prospérer, il faut souvent innover. Certaines entreprises antoniennes appliquent cette formule avec brio : l’innovation justifie leur création ou représente le moteur de leur... Lire la suite