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Histoire
Dernière modification le 02/04/2015

Cimetières d'hier à aujourd'hui



Malgré sa charge affective, le patrimoine funéraire demeure un élément méconnu de notre environnement local. La gestion des cimetières est du ressort des communes. Voici leur histoire, à Antony
.


Le cimetière qui se trouvait aux abords de Saint-Saturnin est, avec le sol de l’église elle-même, le plus ancien lieu de sépulture connu sur le territoire communal. Utilisé jusqu’en 1820, cet espace fut transformé en jardin à l’usage du curé d’Antony avant de devenir une place publique au milieu du XIXe siècle. La plupart des restes exhumés furent placés dans un ossuaire du nouveau cimetière. Quant aux pierres tombales, elles furent en partie remployées dans les maçonneries des murs qui clôturent la place du Carrousel, mais ont aujourd’hui disparu.

Cimetière médiéval

Non loin de là, sur les terrains actuellement occupés par l’institution Sainte-Marie, au bord de la rue Maurice Labrousse, des découvertes fortuites réalisées à l’occasion de travaux en 1932 et des fouilles archéologiques conduites en 1991 ont révélé la présence d’un grand cimetière médiéval. On y a mis au jour des ossements, mais aussi des vases à encens et des bijoux appartenant à 150 hommes, femmes et enfants morts au tournant des XIIIe et XIVe siècles, peut-être victimes d’une épidémie de peste. Le souvenir de ce cimetière, encore mentionné sur un plan de 1674, s’est perdu au cours du XVIIIe siècle. Les restes mortuaires ont été réinhumés dans le cimetière actuel.

Le nouveau cimetière

Plus de 15 000 concessions, 7 hectares de terre, de pierre et d’espaces verts : le cimetière d’Antony est un équipement public considérable et un vaste parc paysager. Ouvert en 1820 au lieu-dit « Le Noyer du Carreau », le cimetière actuel était à l’origine un espace modeste – la commune comptait alors 1 100 habitants. Les cortèges funèbres, venus de l’église Saint-Saturnin, y pénétraient par la rue des Gouttières. Dans les années 1880, à la faveur d’un agrandissement, on aménage un accès depuis la rue de Châtenay, on refait les murs de clôture, l’allée centrale est pavée et la maison du gardien, encore visible de nos jours, construite. Plusieurs acquisitions de terrains réalisées par la commune entre 1913 et 1965 permettent de quadrupler la superficie du cimetière. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, des terrains agricoles sont annexés, et la rue des Gouttières devient une allée de circulation intérieure. En 1981, le « nouveau cimetière » est ouvert à l’est de la rue de Châtenay. Il est doté d’un columbarium, d’un funérarium, d’un jardin du souvenir et de carrés  confessionnels.
1820
Ouverture du cimetière communal actuel, au lieu-dit « Le Noyer du Carreau ».
1987
Construction du funérarium d’Antony, à l’emplacement d’un ancien café. Le funérarium est la chambre où les proches se réunissent autour du défunt avant les obsèques.
1999
Le monument aux soldats morts pour la France est dressé dans le cimetière communal. Il avait été érigé, après la Première Guerre mondiale, sur la place de la mairie, et a été déplacé au cimetière, près du carré militaire, en 1999.