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Vie économique
Dernière modification le 06/01/2021

Entreprises de l'économie sociale et solidaire : aidons-les !

Le COVID-19 ne fait aucune exception. Les entreprises appartenant à l’Économie Sociale et Solidaire (ESS) souffrent de la crise au même titre que celles du secteur marchand. Les Antoniens peuvent les aider en choisissant de faire appel à leurs services. Certaines ont innové ou présentent des activités qui méritent d’être mieux connues.
 

Regroupant des associations, des mutuelles ou encore des coopératives, cette économie est essentielle car elle contribue au développement des territoires, comme à Antony. Elle est aussi pourvoyeuse d’emplois. Et son fondement est séduisant : la priorité n’est pas de dégager du profit mais de satisfaire des besoins, de concilier activité économique et utilité sociale. C’est pourquoi la Ville souhaite les soutenir de la même façon qu’elle a pu aider les commerçants en les exonérant par exemple de droit de terrasse ou en adhérant à la plateforme mavillemonshopping.fr. À travers ce dossier, elle incite les Antoniens à découvrir les services proposés par ces entreprises et à en profiter dès que possible.

S’adapter aux circonstances

Face à la crise, celles-ci ont mis les bouchées doubles en faisant souvent preuve d’imagination. Ainsi, la Table de Cana - seule entreprise d’insertion à Antony - vend des plateaux repas et des boîtes gourmandes particulièrement alléchants. Pensez-y pour célébrer votre anniversaire, votre mariage ou même pour votre pause déjeuner avant de reprendre le travail. L’association intermédiaire Antraide développe quantité de services : bricolage, jardinage, repassage... Y avoir recours, c’est permettre à la personne qui intervient à votre domicile de parfaire ses compétences. Un échange de bons procédés ! Sachez enfin qu’Antony sert de ville pilote pour expérimenter le dispositif Territoire Zéro Chômeur de Longue Durée (TZCLD), un procédé aussi innovant qu’ambitieux.


Vrai ou faux ?

1. L’ESS est éloignée des réalités économiques.

FAUX. Au contraire, les acteurs de l’ESS ont une approche économique sur le long terme. Ils investissent dans des projets viables et durables orientés vers le bien commun.

2. Des millions d’emplois en France ont été créés par des entreprises de l’ESS.

VRAI. D’après les chiffres 2015 du Conseil national des chambres régionales de l’économie sociale (CNCRES), l’ESS représente aujourd’hui 10,5 % de l’emploi français, dont 13,9 % de l’emploi privé. En tout, ce sont 2,37 millions de salariés qui sont employés dans 221 325 établissements.

3. L’ESS repose sur des subventions de l'État.

FAUX. Nombre de structures de l’ESS fonctionnent sans ou avec peu de soutien de l’État et s’inscrivent dans le domaine marchand. Pour les structures soutenues par l’État, le retour sur investissement est positif et source d’économies pour les comptes publics. Grâce à leur objectif d’utilité sociale, celles-ci prennent en effet en charge de nombreux services (aide aux personnes, dépenses liées au surendettement, problèmes de santé, hébergement d’urgence…), que l’État n’a ainsi plus à financer.

4. L’ESS est surtout composée d’entrepreneurs masculins sortis d’une école de commerce.

FAUX. Selon une récente enquête (Bpi France et Terra Nova), 53 % des entrepreneurs qui œuvrent dans l’ESS ont moins de 40 ans, et parmi eux, au moins 73 % ont au moins le niveau bac. Par ailleurs, les femmes sont bien représentées puisqu’elles constituent 67,7 % des salariés.


Joignez l'utile à l'agréable

La Table de Cana est la seule entreprise d’insertion sur le sol antonien. Durement touchée par la crise, elle a besoin d’augmenter son volume d’activités pour maintenir sa mission sociale. Pour cela, elle a développé de nouveaux services dont les particuliers peuvent profiter. Y avoir recours est synonyme de bonne action.
 

La Table de CanaLundi 21 décembre, dans l’immense cuisine de 600 m², chacun est à sa tâche. Le temps presse ! Il faut préparer une commande pour la Mairie : 830 box solidaires, des repas de Noël pour des personnes défavorisées. « Être employée à la Table de Cana est une expérience utile car elle me redonne confiance, note Doumbia Awa, commis de cuisine. Mon contrat se termine dans un an. J’apprends beaucoup et espère terminer mon bac pro Cuisine pour devenir ensuite cheffe cuisinière. » Comme elle, ils sont nombreux à avoir de nouveau un projet professionnel. Tous sont d’anciens chômeurs de longue durée aux parcours de vie souvent chaotiques : rupture familiale, difficulté pour se loger. Ici, ils remettent le pied à l’étrier en douceur. Ils se forment en acquérant un savoir-faire qui devrait leur permettre d’obtenir un emploi durable comme cuisinier, serveur, préparateur de commande, chauffeur-livreur…

Un don, deux solidarités

Les apparences sont toutefois trompeuses car cette entreprise d’insertion, qui fait office de traiteur, subit la crise de plein fouet. « Nous avons besoin d’une activité continue pour faire travailler nos salariés et maintenir notre mission sociale, précise Juliette Dux, directrice. Nous ne sommes pas les Restos du cœur mais c’est dans notre ADN d’aider les plus démunis. » Pour preuve, dès le premier confinement, une campagne de collecte de fonds a été lancée pour fournir des repas aux personnes dans le besoin, via le CCAS ou diverses associations. Le principe ? Récupérer des dons grâce à la plateforme Internet, helloasso.com. « Un repas complet coûte 7 €, poursuit Juliette Dux. Nous en avons distribué 120 000 au niveau national et souhaitons poursuivre cette action, même s’il ne s’agit pas de notre vocation première. » Si la Table de Cana a surtout des administrations et des entreprises pour clients, elle a aussi développé des services dont les particuliers peuvent profiter. Elle vend des plateaux repas et des boîtes gourmandes qui devraient en faire saliver plus d’un. Cerise sur le gâteau, la livraison est gratuite à Antony. En passant commande, le client participe à une action de solidarité : « Nos bénéfices sont intégralement utilisés pour faire vivre notre projet social et créer de l’emploi », conclut Juliette Dux.

Plus d'info :

La Table de Cana
5 bis avenue Maurice Ravel
Tél. : 01 55 59 53 53
Site internet : www.latabledecana-antony.com
Don en ligne sur helloasso.com.

Faites-vous livrer votre repas

Plateau repasÀ condition de commander en quantité suffisante et 48 heures à l’avance, les Antoniens peuvent solliciter la Table de Cana pour se faire livrer un repas à leur travail ou pour leur anniversaire, leur mariage, etc. Plusieurs plateaux repas sont proposés, contenant tous entrée, plat, fromage, dessert, pain, condiments, couverts. Dégustez par exemple en entrée les champignons à la grecque puis le pavé de saumon à la sauce tartare avec riz et navet glacé. En dessert, optez pour la tartelette aux noisettes. Au total, vous aurez le choix parmi 28 recettes, dont de nombreux plats végétariens. Vous souhaitez manger plus rapidement ? La Table de Cana met aussi en vente des boîtes gourmandes avec sandwich, salade, condiments et dessert. Tous ces menus sont faits maison et se conservent trois jours. Attention : commande possible à partir de dix plateaux repas ou dix boîtes gourmandes au minimum.

Plus d'info

Commande 48 heures à l’avance au 01 55 59 53 53 ou en écrivant à contact@latabledecana-antony.com.
Plateaux repas : 18,97 à 36,57 €.
Boîte gourmande : 11,53 €.
Livraison offerte à Antony.


Un système gagnant-gagnant !

AntraideVous recherchez quelqu’un pour faire entretenir votre maison, réaliser des travaux de peinture ou de bricolage, vous aider à déménager des meubles, tailler votre haie, etc. L’association intermédiaire Antraide répond à vos attentes. Créée à Antony en 1995, cette structure de l’Économie sociale et solidaire lutte contre l’exclusion et le chômage de longue durée. Comment ? En permettant à des personnes éloignées de l’emploi de travailler pour un professionnel, une collectivité ou un particulier. Tout le monde y gagne : le client voit sa demande de service honorée tandis que l’employé approfondit ses compétences et renoue avec le monde du travail. « Ces personnes sont employées par Antraide qui les met à disposition de clients, signale Christine Boivin-Perzo, la directrice. Notre vocation n’est pas de les garder dans la durée mais de leur faire profiter d’une expérience de terrain pour qu’ils se relancent dans la vie active. Je précise que nous ne sommes pas en concurrence avec des artisans. Bien qu’opérationnels, nos employés ont encore besoin de se former. » Ainsi, la mairie nous sollicite depuis de nombreuses années pour avoir des manutentionnaires au moment des festivités et pour le ramassage des feuilles. L’association Saint-Raphaël emploie des aides cuisiniers et des agents d'entretien, le Secours catholique, quant à lui, des surveillants de nuit et des médiateurs. À votre tour, vous pouvez solliciter Antraide : vous bénéficierez d’un service et vous en rendrez un également. Notez qu’une déduction fiscale est possible dans le cadre des emplois familiaux. Tous ensemble, nous participons au développement d'un nouveau modèle économique.

Plus d'info

1 place Auguste-Mounié
Tél. : 01 46 66 32 33
Site internet : www.antraide.com

Antraide en chiffres

2020 : 110 personnes mises à disposition, soit 23 Équivalents Temps Plein 275 clients, dont 227 pour des services à la personne (ménage, repassage, jardinage, assistance informatique...)

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