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Histoire
Dernière modification le 27/09/2016

Les armoiries d'Antony

La Ville change de logo ! Une bonne occasion de revenir sur les armoiries de la commune. Leur histoire récente nous ramène au début du XXe siècle, sous le mandat d’Auguste Mounié.

Pour se protéger de l’ennemi, les chevaliers portaient au Moyen Âge des armures qui couvraient tout le corps, y compris le visage. Il était impossible de les identifier. Pour pallier ce problème, les combattants décoraient leur bouclier, appelé aussi écu. Dans un monde où l’illettrisme était de rigueur, une image valait mieux qu’un nom écrit. L’art héraldique venait de naître. Il fut utilisé par la suite pour illustrer les livres, les portes, les sceaux mais aussi pour décrire des métiers, des ordres religieux ou encore des villes. Pendant longtemps, Antony était de taille trop modeste pour avoir des armoiries et, comme l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés en était le seigneur, il n’y avait pas lieu d’en chercher d’autres. Les choses changent au début du XXe siècle, sous le mandat d’Auguste Mounié. Les armoiries ne sont plus un titre de privilège octroyé par le pouvoir souverain à certaines personnes ou communautés. Antony est aussi en plein développement. On demande alors à M. Bernard, bibliothécaire et spécialiste des blasons, de rédiger et de dessiner les armoiries de la ville. Son projet est adopté lors du conseil municipal du 20 juin 1919. Il est écrit dans un vieux français difficilement compréhensible de nos jours.

 

 

Un blason souvent modifié

L’écusson rappelle la position dominante de l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés. Celle-ci possédait toutes les terres cultivables des environs et alimentait même l’abbaye de Paris en légumes, fruits et vins. Il fait aussi référence à Hugues de Lionne, qui fut ministre de Louis XIV et propriétaire du château de Berny, un des plus importants à Antony à cette époque. Cette page de notre histoire est représentée par différents motifs : des fleurs de lys d’or, un pont d’argent, un lion… Une devise enlaçait les palmes d’olivier et de hêne qui encadraient le blason. On pouvait y lire : « Là où était un petit village, l’onde à présent baigne une ville. » Le tout est couronné d’une tour et de créneaux, symboles d’une cité. Ce blason va être modifié au fil du temps. Au centre, le pont et la rivière (la Bièvre !) et la devise latine ont été supprimés. Puis, on l’a simplifié de nouveau en divisant l’image en deux parties avant de revenir à sa forme originelle, une partition en « écartelé », c’est-à-dire en quatre. En 1990, les armoiries sont remplacées par un logotype plus lisible. Toutefois, elles apparaissent encore sur les caissons lumineux des plaques de rues.

 

 

 

20 juin 1919
Le conseil municipal approuve les armoiries d’Antony.
20 juin 1942
Le préfet de la Seine adopte une version simplifiée des armoiries, après avis de la commission héraldique du département.
1970
Une nouvelle simplification des armoiries est demandée par M. Felus, architecte constructeur du nouvel Hôtel-de-Ville d’Antony. La maquette est confiée à M. Jaergers, artiste peintre. Sa proposition ne sera finalement pas retenue.
1991
La Ville abandonne les armoiries au profit d’un logo plus facilement identifiable.
2016
Adoption du nouveau logo d’Antony.