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Histoire
Dernière modification le 26/02/2016

Louise Bourgeois

La plasticienne Louise Bourgeois est considérée comme une des femmes artistes les plus importantes du XXe siècle. Sa carrière, menée à New York, a pris ses racines à Antony. Retour sur son aventure dans notre ville...

C’est à Antony que les œuvres de Louise Bourgeois prennent leur source. « Tout mon travail de ces 50 dernières années, tous mes sujets ont trouvé mon inspiration dans mon enfance », affirmait-elle peu de temps avant sa mort survenue en 2010. Née en 1911 à Paris, Louise Bourgeois découvre Antony à 8 ans. Ses parents, restaurateurs de tapisseries anciennes, y acquièrent une maison située aujourd’hui au 13, avenue de la Division Leclerc. La Bièvre, dont l’eau à forte teneur en tanins était déterminante pour la teinture des fibres de laine, coule alors au fond du jardin. Dès 11 ans, la petite Louise Bourgeois dessine les parties manquantes des motifs des tapis. Derrière cette activité artistique naissante se cache une enfance difficile. Elle grandit sous la coupe d’un père tyrannique et adultère. Elle manque d’autant plus d’une figure protectrice que sa mère meurt de la grippe espagnole alors qu’elle n’a que 8 ans.

Atelier à ciel ouvert

Embrasser des études artistiques lui permet d’exorciser ses souffrances. Elle intègre ainsi l’École des Beaux-arts de Paris. Il y a quelques années, des Antoniens âgés se souvenaient encore de cette jeune fille délurée traversant la ville pour rejoindre la gare du métro (RER Antony), avec ses cartons de dessins sous le bras. Sa vie bascule en 1938. Elle rencontre son futur mari, l’historien d’art américain Robert Goldwater, et le rejoint à New York la même année. Elle y côtoie les figures européennes du surréalisme réfugiées aux États-Unis pendant la guerre, comme André Breton. Le toit de son immeuble devient alors un atelier à ciel ouvert. Sa production artistique (dessins, peintures, gravures et surtout sculptures, installations, objets…) connaît un succès mondial sur le tard. Même à une époque récente, les souvenirs de son enfance fournissent la matière première de son travail (Ôde à la Bièvre, 2002). Celui-ci a même laissé des traces à Antony. En mai 2010, l’acquéreur de la demeure dans laquelle elle a vécu découvre par hasard dans le grenier un carton oublié. Il renferme quatre dessins originaux de l’artiste.
1919
S’installe au 13 av. de la Division Leclerc.
1938
Quitte la France pour New York.
1974
La Destruction du père, installation en forme de grotte représentant la table de la salle à manger familiale.
1982
Première femme à faire l’objet d’une rétrospective au MoMA de New York.
2005
Série de sculptures géantes d’araignées intitulées Maman, que l’on retrouve à Ottawa, Bilbao, Tokyo, Séoul, Paris, La Havane.
2010
Meurt à New York, âgée de 99 ans.
2011
Une résidence universitaire porte son nom à Antony (rue de l’Annapurna)

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