Actualités

Retour aux actualités
Culture
Dernière modification le 02/07/2019

Mathieu Courdesses : Out of Antony

Mathieu Courdesses photographie la faune en danger à travers le monde. Son travail est exposé jusqu'au 31 juillet au 11 Espace jeunes. Vivre à Antony lui donne aussi carte blanche dans son édition de juillet/août après avoir réalisé son portrait en septembre 2017. Avant de vous rendre au 11, relisez-le pour mieux connaître qui se cache derrière les clichés.
 

Nous sommes en 2002, dans le parc national d’Etosha, en Namibie. Mathieu CourdessesLe soleil brûlant s’est couché et annonce une soirée douce sur la réserve animalière. Autour d’un point d’eau éclairé, Mathieu Courdesses, 8 ans, récupère de sa journée de safari avec ses parents. Il voit alors deux rhinocéros, la mère et son petit, venir se désaltérer à quelques mètres. Le spectacle de ces animaux sauvages devant ses yeux reste gravé dans sa mémoire.

Wildlife photographer

À 23 ans, ce vendredi de juin 2017, il en parle encore avec l’oeil qui pétille. C’est sans doute à ce moment précis que le virus de l’Afrique australe l’a gagné. Cet étudiant au discours de baroudeur expérimenté a aujourd’hui vu des dizaines d’autres bêtes à cornes. Il est devenu un « wildlife photographer », un photographe intéressé par les animaux réputés insaisissables. Il passe plusieurs semaines par an sur ses terres de prédilection, la Namibie ou le Botswana, à prendre des clichés mais aussi à guider les touristes pour un tour operator.

L'oeil ne se cogne pas

Comment passe-t-on des bancs du collège Sainte-Marie à la brousse africaine ? Il s’agit d’abord d’une histoire de famille. « Mes parents, passionnés par les voyages, m’ont emmené partout », expliquet-il. Avec eux, il a visité l’Afrique, le Moyen-Orient, la Polynésie, l’Amérique. Son coeur est resté attaché à l’Afrique australe, pour des raisons qu’il explique difficilement : « La lumière et les couleurs font que je m’y sens bien. Hemingway dit à propos de cette partie du monde : “L’oeil ne se cogne pas” », en référence à l’immensité des paysages. Imba et caméras embarquées.

Ours

150 CV

Pour être embauché comme guide photographe sur place, il a su se montrer persévérant. À la fin de sa première année en école de commerce en France, il trouve un stage de six mois dans un tour operator en Namibie et au Botswana, après avoir envoyé plus de 150 CV. Seulement, son profil universitaire l’amène plus à travailler au référencement du site web qu’à profi ter des safaris dans le bush. Discrètement, Mathieu Courdesses se documente pendant ses heures de bureau sur la faune namibienne, ses comportements et modes de vie. « J’ai appris seul sur Internet les noms des 350 espèces d’oiseaux », ajoute-t-il. Il fait rapidement comprendre à son patron qu’il est prêt à affronter le terrain. Le jour où celui-ci se laisse convaincre, Mathieu Courdesses saisit l’occasion, comme un lion bondirait sur sa proie. Depuis, cinq ans ont passé, ainsi que des milliers de clichés de zèbres, éléphants, rhinocéros, soleils couchants, visages d’enfants, membres de l’ethnie Imba.

Drones et caméras embarquées

Le jeune homme, d’apparence calme et réfl échie, cherche dorénavant à concilier sa passion avec sa casquette d’étudiant en école de commerce et sa fibre écologique. Son modèle ? Nicolas Hulot. Il aimerait réinventer le documentaire animalier en utilisant des drones ou caméras embarquées. En attendant, il a lancé son projet, Photografrique, qu’il a présenté au jury du Comité local d’aide aux projets d’Antony : il s’est associé à une ONG de défense des animaux, One Voice, à laquelle il reverse la moitié des fonds issus de ses ventes de photos ou livres lors d’expositions. Objectif : protéger les espèces en voie de disparition. Après Verrières-le-Buisson, Photografrique a investi l’espace Henri-Lasson en septembre 2017.

Les rinhocéros, un signe...

Pour ce globe-trotter au grand coeur, c’est une manière de rendre à cette région ce qu’elle lui a donné. Là-bas, une bonne étoile semble veiller sur lui. Le souvenir de son premier safari comme guide en témoigne : « Ce jour-là, on n’avait vu aucun animal et le soir tombé, les touristes commençaient à me le reprocher. C’est alors que des rhinocéros sont arrivés, exactement au même point d’eau que lorsque j’avais 8 ans. J’y ai vu un signe… »
 

Du 8 juin au 31 juillet 2019 au 11 - Espace Jeunes
11, boulevard Pierre-Brossolette

Renseignements complémentaires
Tél. : 01 40 96 73 77
E-mail : espace-jeunes@ville-antony.fr

Articles recommandés

Le Carré d'Antony : appel à candidatures
Culture

Le Carré d'Antony : appel à candidatures

La Ville a aménagé le pavillon situé au 3, rue de Tignes pour le transformer en espace de travail collectif dédié à la pratique professionnelle des arts visuels : le Carré d'Antony. Lire la suite