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Histoire
Dernière modification le 23/08/2019

24 août 1944 : revivez la Libération d'Antony en images

Le 24 août 1944, Antony est libéré du joug allemand par la 2e division blindée (DB) remontant la Nationale 20 vers Paris. Combats, liesse, effroi, retour triomphal du général Leclerc... Revivez cet épisode de l’Histoire dont on célèbre le 75e anniversaire.
 

Liberation d&aposAntonyCe jeudi 24 août 1944, les 20 000 Antoniens s'attendent à une journée comme une autre. Pourtant, la matinée est rythmée par le fracas des obus et le roulement des chars sur la Nationale 20 : la 2e DB du général Leclerc fait route vers Paris. Dans le sillage des libérateurs, des tirs de rafales balaient les rues devenues désertes. Les soldats parviennent jusqu’au niveau de la rue Auguste-Mounié, où ils restent bloqués devant un canon antiaérien 88 allemand. Positionné au carrefour de la Croix-de-Berny, celui-ci a toute la RN 20 en ligne de mire. Après plusieurs heures d’attente, décision est prise de l’attaquer par le flanc. Des résistants antoniens guident le capitaine Witasse à travers la rue Velpeau. Le char Sherman anéantit le canon vers 19 h en remontant l’ex-RN 186. La route vers Paris est dégagée, en partie seulement : le capitaine Dronne fonce vers Paris en passant par L’Haÿ-les-Roses le soir même, afin d’éviter la RN 20 jugée trop dangereuse. Vers 22 h, les cloches des églises de Paris puis de sa banlieue annoncent la Libération. Au matin du 25 août, la liesse envahit la ville. 
 



Retour en vidéo sur la promenade historique autour de la Libération d'Antony organisée dans le cadre des Journées européennes du patrimoine 2019


Bombardements

Bombardements

Ce 24 août au matin, des explosions se font entendre sur la route d’Orléans (RN 20). Certaines maisons sont détruites. Des chars empruntent la route vers Paris.
 

Canon allemand

Canon allemand

Installé au carrefour de la Croix-de-Berny, un canon allemand stoppe l’avancée des libérateurs. Il a dans sa ligne de mire toute la RN 20.
 

Automitrailleuse

Automitrailleuse

Baptisée « Simone », cette automitrailleuse est arrêtée dans sa course par les tirs du canon allemand, à la hauteur de la rue de l’Ancien-Château.
 

Stratégie (© Coll. R. HEREIL)

Ordres Leclerc © Coll. R. HEREIL

Le général Leclerc décide de contourner le canon allemand par le côté : il envoie quatre chars par la rue Velpeau. À gauche, le capitaine Dronne consulte la carte de Paris et de la banlieue sud fournie par un habitant  d’Antony. La tentative est un succès. Le canon est détruit vers 19 h.
 

Liesse

Liesse
 

Welcome © Coll. APPADans la soirée du 24 août, une « forte agitation régna jusqu’au soir », selon Michel Banide, habitant cité dans L’Écho du terroir de l’Atelier-Musée du pays d’Antony. « De nombreux Antoniens voulurent acclamer les libérateurs. Il aurait été plus sage d’attendre car il y avait des tirs de bazoukas », se souvient également l’Antonienne Denise Leguet. La libération est véritablement célébrée le matin du 25 août. Les Antoniens pensaient accueillir des Américains, comme l’indique cette banderole « Welcome ». Ce sont en fait les hommes de la 2e DB qu'ils félicitent.
 

Découverte (© Coll. F. LIBBE)

Canon allemand

Une fois la ville libérée, le canon allemand attire la curiosité des passants.
 

Prisonniers (© Coll. R. HEREIL)

Prisonniers  © Coll. R. HEREIL

Dans la liesse générale, les Forces françaises de l’intérieur font 70 prisonniers, des Allemands souvent escortés devant les passants. « La joie pure fut de courte durée, car commençaient les règlements de comptes, les femmes tondues », raconte Denise Leguet dans L’Écho du terroir.
 

Victimes

Enterrement

Un enterrement des victimes de la Libération a lieu le 28 août à l'église Saint-Saturnin.
 

Ruines

Ruines

Antony a été moins bombardé qu’un nœud ferroviaire comme Massy-Palaiseau, mais les habitants déplorent d’importants dégâts matériels après les combats.

Défilé

Défilé

Le 8 avril 1945, la municipalité invite le général Leclerc pour inaugurer l’avenue qui porte le nom de la division qu’il commandait. Les corps d’armée qui ont libéré la ville défilent sur la RN 20, notamment devant l’établissement devenu le Café des Sports.
 

Discours et cortège

Officiels

Accueilli par le Maire Henri Lasson, le général prononce un discours devant la mairie, sur l'actuelle place Auguste-Mounié Il descend la rue Auguste-Mounié pour dévoiler la plaque de rue, avant le défilé militaire


Témoignages des séniors antoniens

En 2017, la Ville a donné la parole à 8 séniors, véritables "mémoires" locales, dans une websérie historique en 8 épisodes. 2 épisodes étaient consacrés à la seconde guerre mondiale. Redécouvrez ces précieux témoignages !

1re partie

2e partie