Big monster

Dernière modification le 27/08/2019

Big monster est le premier jeu de Dimitri Perrier. Il a été puBig monsterblié en 2018 par Explor8, un éditeur créé spécialement pour Big monster. Le jeu est illustré par Ivan Nikulin.

Dans Big Monster, chaque joueur découvre une planète remplie de monstres qu’ils vont devoir regrouper pour faire une sorte de parc de monstres.
Aveu : l’univers de ce jeu n’est certainement pas son point fort. On passe donc directement à la mécanique.

Dans Big monster il y a 4 modes de jeux : en équipe (à 4 ou 6 joueurs), en solo (3 à 6 joueurs), à deux joueurs. Je parlerai de mon préféré principalement : la version « équipe ». Les équipes sont composées de deux joueurs. Il peut donc y avoir jusqu’à 3 équipes.

Chaque joueur doit fabriquer une planète regroupant les monstres rapportant le plus de points. Chaque joueur hérite d’un paquet de 10 tuiles monstres et un draft va se mettre en place (si le terme "Draft" vous parait obscur, je vous invite à regarder les coups de cœur sur Seasons). Simultanément chaque joueur sélectionne rapidement un monstre de son choix puis transmet son paquet de tuiles à un autre joueur de son choix. Si les tuiles sont intéressantes, il vaut mieux les transmettre à son partenaire. Si non, il vaut mieux donner le paquet au joueur que ça embêtera le plus. Cette manœuvre est répétée jusqu’à épuisement du paquet. Une seconde manche avec ce principe à ensuite lieu.

Fin de la partie

À la fin de la partie, des récompenses et pénalités individuelles et collectives sont distribuées. Puis le décompte de chaque planète est réalisé. Le score d’une équipe est égal au score le plus bas des joueurs au sein d’une équipe. Ainsi, si Vincent réalise une belle performance à 127 mais que le score de Jason n’est que de 58, le score de Vincent et Jason ne sera que de 58. Les deux membres d’une équipe doivent coopérer pour développer les deux planètes sinon l’équipe sera pénalisée.

Le point fort de ce jeu est l’envie de recommencer à la fin de la première partie : « Ok, je n’avais pas tout capté, maintenant on recommence, et ça va chauffer ! ». Puis ensuite : « Maintenant, j’ai tout compris, on recommence, je vais faire mieux ! ».  Big monster est un jeu rapide et tendu. Cela entraine souvent une frustration positive traduite par une envie de seconde partie. La rejouabilité du jeu est heureusement assez bonne avec une quantité suffisante de variations dans la mise en place pour permettre aux parties de se renouveler.

Le système de draft rapide de tuiles est plutôt novateur et j’ai trouvé l’exercice très amusant, entre stratégie, coopération et gestion de la pression mise par les autres joueurs. Le système de jeu en équipe avec le plus petit score des deux partenaires comme classement final incite fortement à une coopération bien pensée. Peu adepte de la collaboration, j’y ai trouvé du sens dans Big Monster.

La version à 2 joueurs est plus tactique et fait penser au système de Kingdomino en plus complexe. Le premier joueur choisit une tuile parmi 4 puis en détruit une. Puis le second joueur choisit une tuile parmi celles restantes. On inverse ensuite le processus jusqu’à ce que chaque joueur possède 20 tuiles. Sceptique au début, j’ai trouvé ça finalement assez tendu : il faut faire très attention à ce que recherche l’adversaire pour ne pas lui faire de cadeau. Il est surprenant que cela fonctionne aussi !

Attention toutefois ! Le jeu est rapide (20/25 minutes), mais les explications ne le sont en revanche pas. La règle n’est pas complexe mais le matériel conséquent et les effets assez variés. Je suggère d’accepter de faire une partie de découverte en ne maitrisant pas grand-chose. La durée de la partie permet de faire ce « petit » sacrifice. Bon jeu !

Arthur, Juin 2019