Budget de fonctionnement

Côté recettes

Les recettes de fonctionnement atteignent 87,3 M€. Elles subissent de plein fouet la baisse des dotations versées par l’État aux communes, même si celle-ci sera un peu moins lourde en 2017. Bien que ce désengagement place la Ville dans une situation inconfortable, elle maintient sa politique sans augmenter les impôts.

RECETTES FISCALES : 58 M€ (56,7 M€ en 2016)

Les bases prévisionnelles, décidées par l’administration fiscale, ont été revalorisées de 0,4 %. Elles entrent en compte dans le calcul des taxes d’habitation et foncières, dont les taux votés par la Ville resteront stables cette année. Résultat, le produit des impôts locaux passera de 39,1 à 39,5 M€. Grâce au dynamisme du marché immobilier, la Ville perçoit des droits de mutation qui passeront de 3,5 à 4,8 M€. Dans leur ensemble, les recettes fiscales augmentent de 1,3 M€.

DOTATIONS, SUBVENTIONS ET COMPENSATIONS : 14,9 M€ (15,4 M€ en 2016)
  • La dotation globale de fonctionnement (DGF) versée par l’État baisse une nouvelle fois cette année, même si cette diminution est moins forte que par le passé : la Ville perd ainsi 900 000 €, contre 1,9 M€ en 2016. Au total, Antony a perdu 5,4 M€ de DGF par rapport à son point le plus élevé.
  • Les autres subventions perçues (Caf, emplois aidés, Département, etc) resteront globalement stables.
     
PRODUITS DES SERVICES MUNICIPAUX : 11,1 M€ (10,8 M€ en 2016)

Une partie des recettes de la Ville provient de l’exploitation de services comme les crèches, les séjours jeunesse, les centres de loisirs, et bien d’autres. Ces structures municipales sont très prisées des Antoniens. À noter, le cinéma Le Sélect, qui avait battu son record de fréquentation en 2016 avec 245 000 spectateurs, voit encore son activité progresser.

LOYERS ET REDEVANCES : 2,5 M€ (stable)

Comme un particulier, la Ville perçoit des loyers et redevances pour les biens dont elle est propriétaire.

Côté dépenses

Grâce à un effort de gestion continu des élus et des services municipaux, ainsi qu’à une renégociation de ses emprunts, la Ville contient ses dépenses de fonctionnement en 2017 tout en améliorant la qualité de ses services publics. Ces dépenses s’élèveront à 72,3 M€, contre 71,6 M€ en 2016.

CHARGES DE PERSONNEL : 44,8 M€ (43,9 M€ en 2016)

La faible progression de ces dépenses est liée aux efforts de gestion des services (maîtrise des effectifs) et à des reclassements professionnels, qui ont contribué à contenir la masse salariale malgré l’avancement de carrière des agents. La hausse du point d’indice décidée par l’État est intervenue trop récemment pour avoir des répercussions importantes sur le budget 2017.

CHARGES À CARACTÈRE GÉNÉRAL : 17 M€ (16,7 en 2016)

Ces frais comprennent les dépenses énergétiques, le nettoyage des bâtiments communaux, les assurances, l’entretien des espaces verts… Ils ont légèrement baissé, notamment grâce aux économies d’énergies réalisées sur le parc immobilier municipal.

CHARGES DE GESTION COURANTE : 6,2 M€ (stable)

Les subventions aux associations, aux clubs sportifs et au Centre communal d’action sociale restent au même niveau.

CHARGES FINANCIÈRES : 2,4 M€ (3,1 M€ en 2016)

Elles baissent significativement de 700 000 € grâce à une renégociation d’emprunts. La Ville profite du bas niveau des taux d’intérêt, avec un taux moyen de sa dette de 1,7 %.

FONDS DE PÉRÉQUATION : 1,7 M€ (1,5 en 2016)

Antony est contrainte de contribuer chaque année à un fonds destiné aux collectivités moins favorisées. Après une stabilisation l’an dernier, celui-ci est reparti à la hausse.

Principes à respecter : sincérité et équilibre

La loi oblige les collectivités locales à respecter quelques principes dans l’élaboration de leur budget. Les recettes et les dépenses ne doivent pas être surévaluées ou minorées. C’est ce qu’on appelle la règle de la « sincérité ». Le remboursement des emprunts contractés par la Ville doit s’effectuer sur les ressources propres. Autrement dit, il est interdit d’emprunter pour rembourser un crédit. Autre obligation fixée aux collectivités à laquelle l’État n’est pas soumis : l’équilibre. En fonctionnement comme en investissement, les recettes doivent être équivalentes aux dépenses. Enfin, la Ville ne doit engager aucune nouvelle dépense ou recette si celles-ci n’ont pas été inscrites à son budget. L’ensemble de ces paramètres est contrôlé par les services de la Préfecture. Inversement, la Constitution garantit aux collectivités la possibilité de disposer librement de leurs ressources. Elles peuvent fixer par elles-mêmes les taux des impôts locaux.