Budget de fonctionnement

La Ville va s’engager dans un contrat avec l’État jusqu’en 2022 pour contenir la hausse de ses dépenses à chaque exercice budgétaire. En poursuivant sa gestion rigoureuse des dépenses de fonctionnement, elle devrait percevoir une dotation supplémentaire.  
 

C’est la nouveauté de ce budget 2018 : l’État a demandé aux 322 collectivités territoriales françaises les plus importantes en nombre d’habitants de s’engager à limiter la hausse de leurs dépenses de fonctionnement jusqu’en 2022, au rythme de 1,05 à 1,2 % chaque année. Si elles se maintiennent en dessous de ce plafond, elles percevront une dotation supplémentaire, dont le montant n’est pas encore connu. Dans le cas inverse, elles seront pénalisées financièrement. Antony va accepter cette politique de la « carotte et du bâton ». Cette nouvelle mesure devrait en effet être profitable à la Ville, qui fait figure de bon élève en matière de gestion budgétaire. Au cours des cinq dernières années, les dépenses de fonctionnement sont restées en deçà des seuils fixés par l’État : elles ont augmenté en moyenne de 0,6 % par an, à un rythme identique à celui de l’inflation (+ 0,52 %). En 2018, les dépenses de fonctionnement augmentent seulement de 0,5 %. Ces bons chiffres illustrent la volonté de l’équipe municipale : elle s’est fixé pour ligne de conduite une gestion rigoureuse et équilibrée des deniers publics, et ce sans rogner sur la qualité des services rendus aux habitants. Ce sérieux dans la politique budgétaire a permis de conserver des taux d’impôts locaux stables depuis 2010, malgré deux facteurs défavorables : une hausse de 14 % de la contribution au fonds de péréquation que la Ville doit verser aux collectivités moins favorisées, et une nouvelle baisse de la dotation globale de fonctionnement de 300 000 € (1,2 M€ en 2017). Ce pilotage budgétaire serré autorise également la Ville à préparer l’avenir : Antony continue d’investir à hauteur de 35 M€ par an en moyenne, dans la droite ligne des précédents exercices, sans augmenter son endettement. La Ville s’attache ainsi à entretenir et à moderniser l’ensemble de ses services publics, notamment la voirie et les écoles. Elle ouvre aussi de nouveaux équipements qui renforcent l’image et l’attractivité économique de la commune : le complexe aquatique Pajeaud, inauguré en mars, et le futur gymnase La Fontaine en font partie.

En chiffres

  • + 0,6 % : Hausse annuelle des dépenses de fonctionnement à Antony depuis 2013.
  • + 1,05 à 1,2 % : Hausse des dépenses de fonctionnement que l’État demande aux collectivités de ne pas dépasser chaque année jusqu’en 2022.
  • 32,5 M€ : Somme investie chaque année depuis 2004.

Dépenses de fonctionnement

  • Administration générale : 25,6%
  • Enseignement et formation : 16,4%
  • Sport et jeunesse : 13,5%
  • Famille : 13%
  • Aménagement et services urbains, environnement : 10,4%
  • Culture : 7,1%
  • Santé et interventions sociales : 6,2%  

Impôts locaux : Antony et ses voisines

Taxe d&aposhabitation en 2018 : Antony 11,40%, Bagneux 16,41%, Bourg-la-Reine 15,74%, Châtenay-Malabry 15,15%, Clamart 14,80%, Fontenay-aux-Roses 14,56%, Fresnes 16,45%, Le Plessis-Robinson 14,81%, L&aposHaÿ-les-Roses 18,38%, Massy 14,36%, Sceaux 15,16%