Capital Lux

Dernière modification le 12/05/2017

Capital lux est un jeu d’Eilif Svensson et Kristian A. Ostby. Si les autres jeux du premier de M. Svensson ne sont pas parvenu jusqu’à nous, Kristian A. Ostby est l’auteur de l’excellent Escape. Capital lux et Escape restent deux jeux très différents.

Comme dans L’auberge sanglante, on trouve dans Capital lux, des illustrations très particulières pour un jeu de société. Celles de mon coup de cœur sont l’œuvre de Kwanchai Moriya qui a aussi illustré Kodama et de manière plus surprenante Rumble in the house. Lors de la première partie, les illustrations sont très présentes car le jeu est très abstrait. Elles peuvent rebuter, cela serait une erreur. Après la première partie, ces illustrations perdent en prédominance au profit de la subtilité du jeu. Je recommande à ceux qui ne les aiment pas, d’insister et de faire une deuxième partie car le jeu en vaut la peine.

But du jeu

Dans Capital lux, chaque joueur construit une cité et aura pour objectif de la rendre plus prestigieuse. Cependant, attention à ne pas faire de l’ombre à la capitale qui éliminerait toute rivale trop présomptueuse.

Déroulement de la partie

Les notables appartiennent à 4 factions de couleurs différentes. Ils ont tous une valeur allant de 2 à 6. Après un draft préliminaire, les joueurs vont jouer les nobles de leur main chacun à leur tour. Ces derniers peuvent être placés dans la cité du joueur afin d’augmenter son prestige ou dans la capitale afin de bénéficier des avantages de sa faction.

Quand un joueur a posé toutes ses cartes, la manche en cours se termine et la milice de la capitale va agir. Pour chaque couleur, les joueurs vont vérifier si leur valeur de la cité est supérieure à la valeur de la capitale. Si cela arrive, la milice passe à l’attaque : les cartes de la couleur de la cité du joueur qui a dépassé sont défaussées. C’est une perte sèche pour le joueur. Ensuite, parmi les participants encore en lice, le joueur avec la plus grande valeur dans chaque couleur prend la carte de plus forte valeur de la couleur correspondante dans la capitale. Ces points sont acquis de manière définitive.
Les joueurs se lancent ensuite dans la manche suivante. Une partie compte trois manches.

Les notables joués dans la capitale permettent aux joueurs d’utiliser leurs capacités de factions. Il y a donc 4 pouvoirs qui apportent de l’interaction entre les joueurs et beaucoup de retournements de situations. C’est la richesse de Capital lux : les limites autorisées par la capitale varient beaucoup. Il va falloir surfer sur les conditions du moment et saisir les opportunités d’attaquer l’adversaire. Ce jeu n’est pas d'opportunistes: il ne suffit pas d’être là au bon moment. L’ordre de la pause des cartes est capital et la cité finale se crée sur toute la partie.

Un condensé de bons ingrédients

Une guerre de majorités fluctuantes (un peu à la Koryo), un format court (20min), une simplicité des règles mais un choix large de possibilités, un draft… Voilà réunit dans un seul jeu, beaucoup de choses intéressantes. Je recommande la partie avec trois ou quatre joueurs : il y a plus de retournements et le champ des possibilités devient immense.

Arthur - Avril 2017