Agenda

Retour à l'agenda
Concert
29.11.2019
Dernière modification le 15/10/2019

Gasandji présente LÁO à l'espace Vasarely

GasandjiLa chanteuse congolaise Gasandji présentera son nouveau projet musical intitulé LÁO, vendredi 29 novembre 2019 à 20 h 30 dans la grande salle de l'espace Vasarely. Les résidents du centre d'hébergement d'urgence d'Antony (HUDA) participeront sur scène à ce concert.


Le concert

LÁO c’est une réponse artistique qui donne du sens à la rencontre humaine. Présenté dans le cadre du festival des Solidarités, ce concert inédit et unique convie le public à devenir témoin d’une magnifique aventure humaine, celle de la rencontre entre Gasandji et les résidents du foyer de demandeurs d’asile d’Antony avec lesquels elle a travaillé pendant plus de deux mois.
 

À ses côtés, ils intègrent LÁO, pour faire exister à travers les langues une multitude de sonorités, et autant de témoignages. Grâce à la poésie des mots, la caresse des voix, la finesse du violoncelle et la musicalité des guitares, LÁO révèle toute la beauté des âmes et le rêve d’un monde à dessiner ensemble. Il conte les histoires poétiques et vibrantes nées de rencontres et de voyages au long court.
 

Reportage : quand les migrants donnent le la

Gasandji mène une carrière réussie de chanteuse depuis plus de dix ans, jalonnée de trois albums, de concerts à travers l’Europe et du soutien de RFI Talent. Pourtant, dans la salle de l’Huda où elle se rend deux fois par semaine depuis fin septembre, la musicienne d’origine congolaise semble arriver sur la pointe des pieds.  « Je ne viens pas donner un cours. Je suis là pour accompagner un geste artistique qui vient d’eux-mêmes », souffle-t-elle. Elle désigne Ali, Samir et Soroush, trois demandeurs d’asile originaires d’Afghanistan qui ont franchi la porte quelques minutes plus tôt. Ensemble et avec d’autres volontaires de l’Huda, ils se lancent dans une aventure artistique dont eux-mêmes ne connaissent pas très bien l’aboutissement. En fin de parcours : un spectacle le vendredi 29 novembre à l’espace Vasarely.

Demander et donner

Gasandji1C’est la directrice de Vasarely qui a sollicité Gasandji. « Ce spectacle est une manière de documenter le passage de ces migrants à Antony et de les sortir de leur quotidien difficile », explique-t-elle. L’artiste utilise en effet la musique comme vecteur de lien social. Elle a déjà mené des projets avec des enfants, des seniors… Elle a même sorti un album après une immersion avec les pygmées Aka dans la forêt congolaise. Pour ce projet, elle foulera la scène accompagnée de son groupe Láo - pour Les Âmes Ours - composé d’un violoncelliste, d’un guitariste et d’un slameur. Voilà sa seule certitude. Pour le reste, tout est à écrire. « Ils ont l’habitude de demander. Cette fois, ils vont donner quelque chose. On va partir de leurs histoires et de leurs envies », explique-t-elle.

Rumba congolaise

La première étape consiste à mettre en confiance les participants, souvent secoués par un parcours difficile. Pour briser la glace, les premiers ateliers de Gasandji commencent toujours par une séance de méditation. Tous s’allongent au sol, formant une étoile, têtes vers le centre. La musique remplit la pièce et chacun s’assoupit. Suit un échauffement sur une rumba congolaise qui réchauffe l’atmosphère. Soroush, bandana siglé « Corsica » sur la tête, mène la danse à un rythme effréné. Chacun répète sa chorégraphie. La température monte dans la pièce, malgré la pluie et le vent d’octobre à l’extérieur. « C’est bien, ça se détend », tonne Gasandji dans un grand éclat de rire.

Chacun aura sa placeGasandji 2

Quelques instants plus tard, la légèreté se mêle à la gravité lors de la séquence de prise de paroles. Samir évoque ses problèmes de santé puis lit en anglais un poème sur sa mère. Peut-être son texte sera-t-il déclamé sur scène, accompagné à la guitare par Mahdi, absent ce jour-là. Gasandji analyse : « Samir, tu t’exprimes avec tes émotions. Toi Soroush, c’est avec le corps. Mais toi, Ali, je n’arrive pas à savoir… » En dari, le jeune homme, silhouette menue et fines lunettes, se livre en dari. Samir traduit en anglais. « Lorsque j’entre ici, je me sens bien. Je laisse mes problèmes de côté », affirme-t-il. Avant de poursuivre sur son périple : trois ans en Autriche, un mois à la rue en France, son arrivée à Antony il y a un mois et demi… Gasandji observe les gestes accompagner le récit d’Ali. Intonations et rythme de la parole laissent entrevoir un numéro d’acteur. C’est certain : Ali trouvera aussi sa place dans le spectacle.

Vendredi 29 novembre 2019 à 20 h 30 dans la grande salle de l'espace Vasarely

Place des Anciens Combattants d'Afrique du Nord
Renseignements : 01 40 96 68 57
Entrée libre

Articles recommandés

Jam Sessions : montez sur scène
Concert
14.01.2020

Jam Sessions : montez sur scène

Les Jam Sessions organisées par la Ville et le conservatoire Darius Milhaud reviennent le jeudi 17 octobre 2019 à la salle club de l'espace Vasarely. Lire la suite

Festival des solidarités : le développement durable à l'honneur
Solidarité
18.11.2019 au 01.12.2019

Festival des solidarités : le développement durable à l'honneur

Le Festival des solidarités mobilise une trentaine d’associations pour donner envie aux citoyens d’agir pour un monde juste, solidaire et durable. Lire la suite

Budget participatif 2019 : découvrez les 19 projets lauréats
Démocratie

Budget participatif 2019 : découvrez les 19 projets lauréats

Du 4 au 25 novembre 2019, 36 projets seront soumis au vote des habitants dans le cadre de la deuxième édition du budget participatif antonien. Ils seront sélectionnés en fonction de leur... Lire la suite