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Cirque
24.01.2020 au 05.02.2020
Dernière modification le 13/12/2019

L'absolu à l'espace cirque d'Antony

De l’extérieur, c’est comme une gigantesque boîte de conserve. Ou une station spatiale. Boris Gibé, lui, l’appelle « Le Silo » : une structure de tôle sur quatre étages, conçue comme un silo à grains, pour uniquement cent spectateurs.


Le spectacle

À l’intérieur, tous vos repères sont modifiés. Placés tout autour d’un grand trou noir, vous voilà prêts pour une expérience de cirque unique en son genre. Boris Gibé, acrobate aux allures de grand échalas, surgit de nulle part et vous entraîne dans une performance au croisement du cirque, de la danse et des arts plastiques. Il y aura de la terre, du feu, de l’eau ; il y aura du risque, du vertige et une quête métaphysique. Le reste ? À vous de le découvrir : pour goûter pleinement L’absolu, l’effet de surprise est essentiel.

 

L'interview

Comment est né ce spectacle joué dans un Silo ?

Boris Gibé : C’est une vieille idée née en 2008. Je voulais écrire un spectacle sous un chapiteau circulaire, dans lequel les spectateurs observeraient les acteurs du dessus. Mon envie était d’extraire le public de sa condition habituelle, de le mettre à distance, comme s’il n’appartenait pas au même monde. J’ai d’abord pensé à d’autres types d’édifices, comme un pigeonnier. Avec mon équipe composée d’architectes, nous voulions y aménager des couchages pour s’allonger et regarder la scène. Pour des questions de sécurité, ce n’était pas possible. Nous avons ainsi exploré d’autres pistes avant de créer ce silo. Il est formé autour de deux escaliers en hélice qui se croisent. Pour habiller l’extérieur, il fallait une matière légère, car nos premiers projets étaient extrêmement lourds. Nous avons donc posé de la tôle. La structure pèse 20 tonnes, mais elle est plus légère que les premières esquisses.

 

Quelle en est la symbolique ?

À l’entrée dans Le Silo, on a l’impression que chacun peut surveiller l’autre depuis les escaliers qui s’élèvent jusqu’à 11 m du sol. L’artiste se situe tout en bas, créant ainsi un effet « tribunal ». Les escaliers qui s’élèvent expriment aussi l’idée de l’infini ou de l’absolu, impossible à rejoindre. La narration aborde ces thèmes en mettant en scène un homme en procès avec lui-même

 

Qu’apporte ce cadre original au spectateur ?

Dans l’obscurité, il ne voit jamais très bien le fond du puits, dans lequel sont installés des miroirs. Cette mise en scène favorise un spectacle de sensation plus que de narration. Les spectateurs évoquent souvent un ressenti plutôt qu’un moment qui les a marqués. C’est très chouette, on est un peu les cobayes de leur propre expérience.

 

Dans la note d’intention de L’Absolu, vous reprenez une citation d’Andreï Tarkovski : « L’homme au départ n’est que néant […] Ce sont les choix qui le font être, qui donnent à sa vie un sens ». Est-ce le message que vous voulez transmettre ?

Il s’agit d’un message parmi d’autres, même si celui-ci est particulièrement présent. Il est notamment matérialisé par la situation du spectateur, face au vide. La psyché des êtres est aussi évoquée. Le mythe de Narcisse revient dans la chorégraphie lors d’un jeu avec un miroir ou avec une boule à facettes. Cela questionne le paraître et la place des réseaux sociaux dans notre société.

 

L’Absolu est aussi une performance physique…

Je combats les éléments pendant une heure. À certains moments, je joue avec le feu : quand je bouge le bras, il m’accompagne. À d’autres instants, je danse dans 12 m3 de sable noir. Quand je bois la tasse, tout entre dans mes intestins. Je ne peux pas tricher, il y a donc une grande vérité dans mon jeu.

 

Vos précédentes propositions s’inscrivaient déjà dans des architectures originales. Pourquoi cette constante ?

Avec ma compagnie Les Choses de rien, nous avons joué dans un « chapiteau-phare », dans l’eau ou un appartement témoin gonflable. Dans le cirque, l’artiste se cache souvent derrière un objet, une balle de jonglage par exemple. Moi, je suis intéressé par l’idée de prendre un décor dans sa globalité comme un agrès de cirque. C’est souvent mon point de départ dans la création. Un peintre s’interroge d’abord sur le format de son tableau. De la même manière, je réfléchis à l’espace dans lequel je vais raconter quelque chose.

Du 7 janvier au 5 février 2020 à l’Espace Cirque d’Antony

Rue Georges Suant

Horaires :

  • Janvier : vendredi 24 à 20h30, samedi 25 à 18h, dimanche 26 à 16h, mercredi 29 à 20h30, vendredi 31 à 20h30
  • Février : samedi 1er à 18h, dimanche 2 à 16h, mardi 4 à 20h30, mercredi 5 à 20h30
Renseignements complémentaires

Tél. : 01 41 87 20 84
E-mail : contact@tfg-lp.com.
Site internet : www.theatrefirmingemier-lapiscine.fr

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