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Exposition
10.06.2020
Dernière modification le 06/06/2020

La Maison des Arts, chez vous : panier artistique du 10 juin 2020

en couverture : Nicolas Henry, Boudhakumari Dhakal dans l’arbre sacré de Deurali, Népal, 2008, Tirage numérique sur dibond, 100 x 144 cm

En attendant sa réouverture, la Maison des Arts vous propose chaque semaine un « panier artistique » à découvrir en famille dès le mercredi.
 

Au menu de ce nouveau panier, comme les semaines précédentes, nous vous proposons des conseils de lecture, de films et d’émissions radiophoniques en lien avec les arts, un focus sur une œuvre de notre exposition « Contes photographiques », un Mini Quiz, un tutoriel vidéo pour un nouvel atelier pratique en famille, des nouvelles de nos artistes et un petit jeu de mots en lien avec les arts.

Amusez-vous bien et prenez soin de vous !


Une semaine, une émission de radio sur l'art

Diego VelasquezCette semaine, replongez dans l’Espagne du XVIIe siècle aux côtés du peintre de cour baroque Diego Velasquez (1599-1660) : « Diego Velasquez, par-delà le langage », une émission du programme Toute une vie, diffusée le 29.04.2020.

Grâce à cette émission, vous parcourrez la vie et l’œuvre de l’un des plus grands peintres de l’histoire de l’art occidental.
 


Une semaine, un film sur l'art

La belle noiseuseEn écho à notre sixième panier artistique et en hommage à Michel Piccoli récemment décédé, nous vous proposons de (re)voir un classique du cinéma français dans lequel l’acteur avait l’un des rôles principaux :

La Belle Noiseuse, de Jacques Rivette, 1991, 4h avec Michel Piccoli, Jane Birkin et Emmanuelle Béart

Le film est une libre interprétation du Chef d’œuvre inconnu de Balzac. « Un peintre vieillissant est rongé par un secret qui l'obsède : l'abandon, dix ans auparavant, d'un grand tableau qui devait être son chef-d'œuvre. L'arrivée d'un jeune couple dans sa propriété va lui permettre de reprendre cette œuvre ».

Disponible sur arte.fr : https://www.arte.tv/fr/videos/005166-000-A/la-belle-noiseuse/


Une semaine, un livre sur l'art

Olivia Elkaim, Je suis Jeanne Hébuterne, 2017, éd. StockCette semaine, laissez-vous transporter par Olivia Elkaim dans l’histoire de la muse puis femme du peintre Amedeo Modigliani : Jeanne Hébuterne, grâce au roman suivant :

Olivia Elkaim, Je suis Jeanne Hébuterne, 2017, éd. Stock

« Jeanne Hébuterne est une jeune fille quand, en 1916, elle rencontre Amedeo Modigliani. De quinze ans son aîné, il est un artiste « maudit », vivant dans la misère, à Montparnasse. Elle veut s’émanciper de ses parents et de son frère, et devenir peintre elle aussi. Ils tombent fous amoureux. De Paris à Nice - où ils fuient les combats de la Première Guerre mondiale –, ils bravent les bonnes mœurs et les interdits familiaux. Mais leur amour incandescent les conduit aux confins de la folie. »

Pour une présentation de l’œuvre : https://youtu.be/wXPPWZG3XGI


Une semaine, un mini-quiz

Pendant la durée du confinement, la Maison des Arts vous propose chaque semaine un « panier artistique » à découvrir en famille dès le mercredi, y compris un mini-quizz.

Cliquez ici pour accéder au questionnaire de la semaine !


Une semaine, une œuvre de l'exposition "Contes photographiques"

Nicolas Henry, Boudhakumari Dhakal dans l’arbre sacré de Deurali, Népal, 2008, Tirage numérique sur dibond, 100 x 144 cm

Nicolas Henry, Boudhakumari Dhakal dans l’arbre sacré de Deurali, Népal, 2008, Tirage numérique sur dibond, 100 x 144 cm

Boudhakumari Dhakal dans l’arbre sacré de Deurali, Népal fait partie de la série photographique de Nicolas Henry intitulée « Les cabanes de nos grands-parents ». C’est une des œuvres de l’artiste les plus plébiscitées par le public et qui résume aisément toutes les caractéristiques du travail de Nicolas Henry.
 

Au Népal, comme dans tous les pays où le photographe se rend, c’est la rencontre humaine qui est à l’origine de l’œuvre. Ici, Nicolas Henry a choisi un symbole très fort : un vieil arbre positionné à la jonction de deux villages, l’un hindou, l’autre musulman. Le travail de l’artiste avec les habitants locaux a permis de nouer un dialogue inédit entre les deux villages par l’intermédiaire de l’arbre. On retrouve ainsi une thématique chère à Nicolas Henry, qu’il n’a de cesse d’aborder dans son travail depuis le début des années 2000 : le dialogue des cultures et des religions.
 

Il a cherché dans cette œuvre à retranscrire le témoignage de Boudhakumari Dhakal, qu’il a recueilli sur place : « "Chuwa" est le nom de l’arbre aux deux saisons : celle qui porte les feuilles et celle qui attend leur renaissance. Son caractère sacré lui vient des pierres qu’enserrent ses racines. Par respect, on ne tourne autour de lui qu’en suivant la route du soleil. Chaque jour, je viens lui rendre visite et je le salue. À ses pieds, il y a une petite pierre que nous peignons en orange pour faire plaisir à nos dieux. J’emporte partout avec moi ma prière. Elle accompagne mes pas dans les travaux du jour. Aujourd’hui c’est Magesakanti, notre fête hindoue. Tous les membres de la famille qui forment notre village sont venus parmi nous. Certains ont voyagé tout le jour. Il y en a même qui viennent de la lointaine Katmandou. Chuwa porte au vent la prière, à travers les saris rouges de toutes les femmes d’ici. Si l’on entend résonner nos rires jusqu’au fond de la vallée, c’est que nous débordons de joie. Nos vies ne connaissent pas la solitude car l’enfant est présent dans chacune de nos maisons. L’harmonie avec la nature nous donne conscience de la beauté de l’éternel recommencement. Om Mani Padme Hum ».
 

À partir de ce témoignage, Nicolas Henry a réalisé des croquis préparatoires puis a travaillé avec les habitants à la fabrication du décor de l’œuvre pour transformer l’arbre de Deurali en une cabane originale. L’unique photographie a été prise par l’artiste au crépuscule, le moment de la journée qu’il affectionne tant dans ses œuvres.

Les trois plans composant la photographie ne sont volontairement pas aussi nets que d’ordinaire, se confondant presque. Le premier plan est principalement occupé par une échelle en bois permettant l’accès à l’arbre qui occupe toute la place au plan intermédiaire. Il est richement orné de tissus colorés, principalement rouges, évoquant les saris dont parle Boudhakumari Dhakal dans son récit. Au centre de l’arbre, dans un cadre rond fabriqué avec des branchages, se tient Boudhakumari Dhakal debout de face parmi des contenants de formes diverses, nous regardant avec un grand sourire. À l’arrière-plan, à droite, un personnage est assis dans la pénombre tenant un grand bâton (un berger ?), tandis que la gauche apporte de la profondeur à l’image avec un paysage montagneux brumeux. L’œuvre retranscrit par des moyens artistiques l’ambiance religieuse et le rôle sacré de l’arbre de Deurali dont parle Boudhakumari Dhakal dans son témoignage. Avec cette œuvre, Nicolas Henry clame haut et fort qu’un autre monde est possible, fait de dialogue et de joie, à l’image de ce beau sourire qui attire tous les regards.
 

Cette œuvre est également caractéristique du travail de Nicolas Henry du point de vue technique. Le cadrage et la composition monumentale choisis par l’artiste contribuent à traduire le rôle clé de l’arbre de Deurali, qui semble être le seul point haut des environs. Le cadrage large lui laisse ainsi toute la place dans la lumière. Cette dernière, franche et directionnelle, provient de plusieurs sources artificielles de gros spots tels que ceux employés dans le cinéma, principalement positionnées dans le bas de l’image et tournées vers le haut. Cet éclairage « en contre plongée » crée de puissants clair-obscur, contribuant à augmenter la stature de l’arbre de Deurali et à en magnifier le rôle.


Une semaine, un atelier

Cette semaine, nous vous proposons de réaliser des sculptures en papier aluminium à la manière de celles de Giacometti !

N’hésitez pas à nous faire part de vos réalisations en nous envoyant des photos à l’adresse maisondesarts@ville-antony.fr.


Des nouvelles de nos artistes !

Chaque semaine, retrouvez ici l’actualité de deux artistes passés à la Maison des Arts.

  • Pendant le confinement, le photographe Michel Lagarde (exposition Contes photographiques, 2020) ne s’est pas tourné les pouces ! Découvrez sa dernière création L’île aux trésors sur son site : https://www.michellagarde.com

L&aposÎle au trésor

  • Federica Matta (exposition Scènes d’ateliers, 2008) a créé six activités ludiques qu’elle vous propose de réaliser en famille (les documents sont sous la forme de sept pdf). Cette semaine, imaginez les règles du jeu conçu par l’artiste !

Federica Matta


Les mots mêlés de la semaine 

Cliquez ici pour consulter les réponses des mots mêlés de la semaine dernière !

Retrouvez dans la grille les mots mêlés de la liste !

Mots mêlés

Réponses dans le panier de la semaine prochaine !


Le puzzle de la semaine

Recomposez l’œuvre de Nicolas Henry, Aiair Randes sur le site de la maison des Mystères (Lorbaap, Vanuatu), 2008, sur la page suivante :
https://www.jigsawplanet.com/?rc=play&pid=092e8d550d01

Aiair Randes sur le site de la maison des Mystères

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