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Exposition
11.12.2020
Dernière modification le 09/12/2020

La Maison des Arts, chez vous : panier artistique du 11 décembre 2020

En couverture : Lucien Métivet, Cyrano de Bergerac, affiche de la tournée Moncharmont et Luguet, 1898, encre sur papier

Pendant ce nouveau confinement, la Maison des Arts est fermée au public, mais garde le lien. Tous les vendredis, un nouveau "panier artistique" à découvrir en famille vous sera proposé.
 

Photographie de la Maison des ArtsPour ces nouveaux paniers, vous retrouverez des conseils de livres, de documentaires et de films en lien avec les arts pour les plus grands, une idée de dessin animé, la lecture d’un album jeunesse et un tuto de loisirs créatifs pour les plus jeunes, ainsi qu’un focus sur l’exposition "Cyrano de Bergerac dans les arts" actuellement présentée à la Maison des Arts jusqu’au 3 janvier 2021.

N’hésitez pas à solliciter l'équipe pour toute envie particulière, nous essaierons dans la mesure du possible d’y répondre.


Une semaine un focus sur l’exposition en cours "Cyrano de Bergerac dans les arts"

Cyrano de Bergerac dans les arts populaires

Cette semaine, fin de notre petit tour d’horizon de l’exposition "Cyrano de Bergerac dans les arts" ! Après s’être intéressés aux adaptations du personnage de Cyrano dans les arts dits "nobles", voyons ce qu’il se passe du côté des arts populaires…

Publicité pour les pastilles médicinales Salmon, années 1930-1950, illustration entoilée, 50 x 45 cm © Collection Kathia David et Thomas Sertillanges     Jean-Pierre Got, Affiche publicitaire pour les vins du château de Monbazillac, années 2000, encre sur papier, 70 x 50 cm © Collection Kathia David et Thomas Sertillanges

Marionnette Cyrano de Bergerac à fils, milieu du XXe siècle, originaire de Venise (Italie), bois, peinture et textile, H. 60 cm © Collection Kathia David et Thomas Sertillanges     Étiquette d’emballage pour le camembert Le Cyrano, milieu du XXe siècle © Collection Kathia David et Thomas Sertillanges

Crédits des visuels :
  • de gauche à droite, de haut en bas
    • Publicité pour les pastilles médicinales Salmon, années 1930-1950, illustration entoilée, 50 x 45 cm © Collection Kathia David et Thomas Sertillanges
    • Jean-Pierre Got, Affiche publicitaire pour les vins du château de Monbazillac, années 2000, encre sur papier, 70 x 50 cm © Collection Kathia David et Thomas Sertillanges
    • Marionnette Cyrano de Bergerac à fils, milieu du XXe siècle, originaire de Venise (Italie), bois, peinture et textile, H. 60 cm © Collection Kathia David et Thomas Sertillanges
    • Étiquette d’emballage pour le camembert Le Cyrano, milieu du XXe siècle © Collection Kathia David et Thomas Sertillanges

Le monde artistique n’a pas attendu la seconde moitié du XXe siècle et les célèbres créations de l’artiste Ben pour connaître une déferlante de produits dérivés à connotation artistique touchant tous les âges et visant à conserver avec soi une part d’une œuvre à succès. Ainsi, dès 1898, parallèlement au succès phénoménal des représentations de la pièce d’Edmond Rostand, se développent de nombreux produits dérivés centrés sur la figure de Cyrano de Bergerac, un atout commercial indéniable.
 

En effet, à partir du milieu du XIXe siècle, des pratiques commerciales neuves utilisant les procédés technologiques et industriels du temps, comme la chromolithographie, se développent pour mettre en avant de nouveaux produits : ce sont la publicité et les produits dérivés. Pour lutter contre la concurrence et fidéliser sa clientèle, le fondateur du Bon Marché à Paris (1838), Aristide Boucicaut, est ainsi le premier à distribuer des chromolithographies promouvant les produits vendus dans son magasin. Chaque jeudi, il les distribue personnellement aux enfants accompagnés de leurs mères, les incitant ainsi à revenir la semaine suivante pour en obtenir de nouvelles.
 

La pièce d’Edmond Rostand trouve immédiatement son public : quatre cents représentations sont données entre 1897 et 1899, trois mille ont lieu pour la seule année 1914 ! Cyrano de Bergerac est sans nul doute la pièce de théâtre la plus connue et la plus plébiscitée du répertoire français depuis sa création jusqu’à nos jours. Très vite, la frénésie autour du personnage de Cyrano donne naissance à des publicités originales et suscite la commercialisation de nombreux produits dérivés, qui perdurent de nos jours au gré de l’actualité des reprises de la pièce.
 

Ainsi, la marque alimentaire Liebig (créée en 1847), qui publie des séries chromolithographiques de 1872 à 1975, édite en 1900 deux séries de six cartes illustrées par les moments forts de la pièce d’Edmond Rostand pour promouvoir un tout nouvel extrait de viande. Les publicités ultérieures jouent souvent sur la bravoure de Cyrano pour traduire l’idée de robustesse, mais surtout sur son nez. Ainsi en est-il par exemple d’une publicité pour des mouchoirs ou pour un médicament contre le rhume. La ville de Bergerac et la région périgourdine, bien que Cyrano n’ait aucun lien avec elles, utilisent également l’iconographie cyranesque à des fins touristiques.
 

L’image de Cyrano de Bergerac est usitée, détournée, parodiée pour orner toutes sortes d’objets du quotidien : des porte-plumes, des tabatières, de la vaisselle, des boissons, des produits alimentaires et pharmaceutiques, des marionnettes, des cartes postales (qui se développent en France à partir de 1873), etc. Le développement du marketing et du packaging permet de mettre en valeur les produits et les marques et la figure de Cyrano n’est pas en reste. L’essor de ces produits dérivés dans la seconde moitié du XIXe siècle est un phénomène de société qu’Edmond Rostand souligne bien, en 1900, dans la scène 10 de l’acte II de sa pièce L’Aiglon, dans laquelle Flambeau tente de convaincre le Duc de Reichstadt de s’enfuir en lui montrant des objets à son effigie. Comme d’autres personnalités du temps, l’auteur a d’ailleurs prêté son nom et ses mots pour vanter les mérites de produits.
 

à propos de la chromolithographie

Brevetée par Godefroy Engelmann en 1837, la chromolithographie est une lithographie en couleurs, qui se développe à partir des années 1850. Après avoir préparé une pierre calcaire à grain fin, un dessin est apposé dessus à l’aide d’une encre grasse. La surface est ensuite enduite d’une solution de gomme arabique et d’acide nitrique. Après un temps de pose et de lavage, les zones non dessinées sont rongées par l’acide tandis que le dessin, imperméabilisé par l’encre, est intact. Un rouleau encreur est alors passé sur la pierre, imprégnant les parties grasses. Le dessin est enfin imprimé sur papier en posant la pierre recouverte du papier sous une presse. Pour réaliser une chromolithographie, il faut des encres de différentes couleurs et autant de pierres que de couleurs (douze maximum) ; les repères doivent être précis pour éviter les décalages.
 

La semaine prochaine : focus sur une œuvre de l’exposition… On ne vous dit pas laquelle, ce sera une surprise !


Une semaine, un film sur l'art

Monuments menMonuments men
de George Clooney
2014
2h
avec George Clooney, Matt Damon et Cate Blanchett

Synopsis

Venus de treize pays différents, les Monuments Men se lancent dans la plus grande chasse au trésor du XXe siècle : retrouver les œuvres d'art volées par les nazis durant la Seconde Guerre mondiale.


Une semaine, un dessin animé sur l'art

Thought of youThought of You
de Ryan J Woodward
2013
3’6’’

Une incroyable chorégraphie réalisée en collaboration avec de vrais danseurs pour parfaire l'animation. Un chef-d’œuvre d'animation entièrement animé à la main.


Une semaine, un documentaire sur l'art

Le mystère PicassoLe mystère Picasso
d’Henri-Georges Clouzot
1956
1h18

Ce film unique en son genre montre le peintre et génie Pablo Picasso en pleine création. Au gré de son inspiration, l'artiste compose plusieurs œuvres sous l'œil de la caméra du réalisateur Henri-Georges Clouzot.


Une semaine, des livres sur l'art autour d'un thème

Thème de la semaine : Autour d’une œuvre d’art ou d’un artiste en particulier

Le TurquettoMetin Arditi, Le Turquetto, 2011, Arles, Actes Sud

Se pourrait-il qu’un tableau célèbre - dont la signature présente une anomalie chromatique - soit l’unique œuvre qui nous reste d’un des plus grands peintres de la Renaissance vénitienne : un élève prodige de Titien, que lui-même appelait "le Turquetto" (le petit Turc) ?

Metin Arditi dépeint à plaisir le foisonnement du Grand Bazar de Constantinople, les révoltes du jeune garçon avide de dessin et d’images, son soudain départ... Puis le lecteur retrouve le Turquetto à l’âge mûr, marié et reconnu, artiste pris dans les subtilités des rivalités vénitiennes, en cette faste période de la Renaissance où s’accomplissent son ascension puis sa chute.

Rythmé, coloré, tout en tableaux miniature, le livre de Metin Arditi convoque les thèmes de la filiation, des rapports de l’art avec le pouvoir, et de la synthèse des influences religieuses qui est la marque particulière du Turquetto.
 

Philippe Besson, L’arrière-saison, 2002, Paris, JulliardPhilippe Besson, L’arrière-saison, 2002, Paris, Julliard

"Au commencement, il y a cette peinture d'Edward Hopper qu'on peut voir à Chicago. J'ai dû l'apercevoir à plusieurs reprises avant de m'en procurer une reproduction, un dimanche d'ennui. Quand je l'ai installée dans mon appartement, elle m'a semblé curieusement familière. Du coup, je ne lui ai pas vraiment prêté attention. Elle a traîné, pendant plusieurs jours, dans son cadre posé contre un mur, à même le parquet (du reste, elle y est encore). Un soir, sans intention particulière, j'ai observé la femme en robe rouge de la peinture, assise au comptoir d'un café nommé Phillies, entourée de trois hommes. Je me suis souvenu aussi de la passion de Hopper pour les paysages de la Nouvelle-Angleterre. Alors, ça s'est imposé à moi, sans que j'aie rien cherché. J’ai eu l'envie impérieuse de raconter l'histoire de la femme à la robe rouge, et des trois hommes autour d'elle, et d'un café à Cape Cod. Oui, cela a été clair en un instant. " Philippe Besson.
 

Antonia Susan Byatt, Histoires pour Matisse, 1993, Paris, Le livre de pocheAntonia Susan Byatt, Histoires pour Matisse, 1993, Paris, Le livre de poche

Dessinées à la Matisse, autour de Susannah, de Sheba et de Gerda, ces trois pièces forment les panneaux d'un triptyque signé Byatt. Période rose pour Susannah chez Lucian coiffure. Par touches - rideaux crème, brosses ivoire, cadres bleu ciel, poufs aurore - le salon de beauté devient tableau. Période créatrice pour Mme Brown, femme de ménage au 49, Alma Road. La célèbre toile du maître, Le Silence habité des maisons, à force de contemplation, s'anime et s'incarne, triomphant du lave-linge et de l'aspirateur. Période méditative et langouste chinoise pour Gerda Himmelblau qui devise avec Perry Diss de l'Histoire de l'art et de l'Art de la vie. A.S. Byatt jette ses couleurs, prune, bistre, vert ardent, phrases gorgées de chair et de pulpe, donnant vie à l'esquisse jusqu'au seuil de la chambre blanche, image de l'âme à colorier - ultime défi du créateur.
 

Le ChardonneretDonna Tartt, Le chardonneret, 2013, Paris, Plon

Theo Decker a treize ans. Survivant miraculeux d’une explosion gigantesque en plein New York, il se retrouve seul dans la ville, orphelin, et se réfugie chez les parents d’un ami pour échapper aux services sociaux. Désormais Theo va comprendre qu’il ne peut compter que sur lui-même. Tout ce qui lui reste de cette journée où il a perdu sa mère, c’est un tableau, une toile de maître minuscule, envoûtante, infiniment précieuse qu’il n’a pas le droit de posséder. Mais il ne peut plus s’en détacher. Et elle va l’entraîner dans les mondes souterrains et mystérieux de l’art.

Roman d’initiation à la Dickens, portrait féroce et actuel d’un pays, rythmé comme un thriller et profondément intime, Le Chardonneret condense en dix ans d’écriture et plus de 800 pages tous les talents de Donna Tartt.


Le poisson bleu de Monsieur Chagall a disparu !Une semaine, un album jeunesse sur l'art

Le poisson bleu de Monsieur Chagall a disparu !
de Valérie Levêque et Hervé Gourdet
2010
Éditions RMN Jeunesse


Une semaine, à la rencontre d'un membre de l'équipe de la Maison des Arts

Cette semaine, suite et fin de notre série : "L’équipe de la Maison des Arts" !

Rencontrez cette fois Valérie Cornette, directrice et Jean-Luc Poinsard, régisseur et agent d’accueil !

Valérie Cornette et Jean-Luc Poinsard1. Depuis quand travaillez-vous à la Maison des Arts ?

Valérie Cornette : Je travaille à la Maison des Arts depuis 2001, cela fait presque 20 ans ! Quand on aime, on ne compte pas !

Jean-Luc Poinsard : J’y travaille depuis… 26 ans !

2. Quelle(s) est/sont votre/vos mission(s)  à la Maison des Arts ?

Valérie Cornette : Tel un chef d’orchestre, je coordonne le jeu de tous les acteurs avec qui je travaille (mes collègues, les artistes, les institutions muséales, les intervenants culturels, les élus, les partenaires du territoire…) afin d’aboutir à la présentation finale au public d’une programmation d’expositions dans cet écrin du XVIIIe siècle qu’est la Maison des Arts. Il est important de trouver un bon équilibre général, savoir être à l’écoute, avoir de la ténacité et de la motivation et aussi des capacités d’organisation et une grande solidité physique.

Jean-Luc Poinsard : Je suis régisseur. À ce titre, je m’occupe du transport des œuvres, de leur installation dans les salles d’exposition selon la scénographie préalablement décidée et de l’éclairage, un moment clé de la mise en valeur des œuvres. En dehors des périodes de montage/démontage d’expositions, j’accueille également le public et surveille les œuvres présentées en salles.
 

3. Qu’aimez-vous le plus dans votre travail ?

Valérie Cornette : J’aime cette polyvalence et cette diversité dans mon travail qui m’amènent à travailler avec les artistes, tout en gérant un budget, un bâtiment ancien et en valorisant l’offre culturelle auprès du public. Peut-être ce que je préfère, c’est ce moment un peu magique où nous déballons les œuvres, qui attendent d’être accrochées et que tout reste à faire.

Jean-Luc Poinsard : Le montage d'exposition et l'accueil du public !
 

4. Quel est votre meilleur souvenir à la Maison des Arts (pas forcément une exposition donc) ?

Valérie Cornette : Au cours d’une exposition du photographe Edouard Boubat sur le Paris des années 1940, un visiteur est venu à la Maison des Arts et s’est arrêté devant l’affiche représentant deux enfants d’une dizaine d’années admirant la vitrine d’une horlogerie. C’était l’instant qu’avait saisi le photographe, celui du rêve et de l’innocence. Le vieux monsieur s’est tourné alors vers moi tout ému et m’a dit : "C’est moi sur la photo avec ma sœur ! Nous regardions les montres de la vitrine !". On sait que l’art exprime la vie et la vie nous réserve parfois des surprises !

Jean-Luc Poinsard : J’aime particulièrement les petits goûters avec les responsables du Cercle culturel et artistique d’Antony (C.C.A.A.).
 

5. Quelle exposition avez-vous le plus aimée ? Pourquoi (en deux mots) ?

Valérie Cornette : En 20 ans, j’ai eu la chance de présenter une centaine d’expositions et chacune a une histoire qui lui est propre. Dans les plus anciennes "Impressionnistes de l’école normande" en 2003, "Jacques Henri Lartigue, peintre et photographe" en 2005, "André Maire, au fil du Mékong" en 2013 sont des classiques dont j’ai eu la chance d’approcher les œuvres au plus près. Plus récemment, j’ai particulièrement aimé "Au fil de l’art" en 2018, pour son côté novateur et surprenant où l’accrochage avec les artistes et l’équipe a été dense et réjouissant.

Jean-Luc Poinsard : Mon exposition préférée est "Scènes d'atelier" (2008), pour sa légèreté et son humour.

6. Quelle œuvre avez-vous le plus appréciée ? Pourquoi (en deux mots) ?

Valérie Cornette : J’ai de nombreux coups de cœur bien sûr… La Pacholette en bronze doré de César (exposition "Donation Jean Hamon", 2002) en fait partie pour la délicatesse de sa ciselure ; Le peintre de la Tour Eiffel, prise en 1953 par Marc Riboud (exposition de 2013), photo iconique représentant un peintre en équilibre au-dessus du vide ; mais peut-on imaginer le photographe de l’autre côté de l’image, perché tout là-haut et qui ne renonce pas à prendre sa photo ? Une dernière œuvre-coup de cœur, une installation spectaculaire de centaines de petits poissons en verre suspendus par des fils de Marcoville (exposition "Scènes d’ateliers", 2008), pour la prouesse de réalisation, la féérie dans le jeu de transparence et de lumière reflétées par le verre, ainsi que le cliquetis des petits poissons virevoltant.

Jean-Luc Poinsard : Toutes les sculptures d’Hélène Arfi, Jürgen Lingl-Rebetez, Peter Meyers et SO, préentées dans l'exposition "Sculpture animalière, quand la nature prend forme" (2015) pour la qualité du travail, la précision et le réalisme.
 

7. Que diriez-vous à une personne ne connaissant pas la Maison des Arts pour l’inciter à nous rendre visite ?

Valérie Cornette : Les thèmes d’expositions sont suffisamment variés, parfois novateurs pour ne pas se lasser. Des animations sont proposées tout au long de l’année et pour les plus jeunes, des ateliers parents-enfants et des livrets-jeux les accompagnent pendant les expositions. Pendant le confinement, nous avons développé des interactions avec le public grâce au numérique que nous allons poursuivre après le confinement.

Jean-Luc Poinsard : Que la Maison des Arts est une belle maison fin XVIIIe siècle dans un beau petit parc avec des arbres remarquables, en plein centre ville, proche des transports en commun et, bien entendu, des expositions de qualités, variées et bien présentées !
 

Vous connaissez maintenant toute l’équipe. ;-)


Une semaine, un tutoriel de loisirs créatifs en lien avec les expositions passées

Passerelle des arts - 50 ans du Jumelage Antony-Reinickendorf

Pierre de Mougins, Cathy Jardon et Maurice Weiss
Du 12 novembre au 31 décembre 2016

Réalisez cette semaine un patchwork coloré dans l’esprit de Cathy Jardon !

Retrouvez le tutoriel ici :