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Exposition
15.04.2020
Dernière modification le 12/04/2020

La Maison des Arts, chez vous : panier artistique du 15 avril 2020

en couverture : Nicolas Henry, Woo Kwong Hou faisant son tai-chi sur les toits de Hong-Kong, 2009, Tirage numérique sur dibond, 120 x 140 cm

Pendant la durée du confinement, la Maison des Arts vous propose chaque semaine un « panier artistique » à découvrir en famille dès le mercredi.
 

Nous espérons que notre deuxième « panier artistique » vous a plu et vous aura donné de nouvelles idées d’activités familiales ! Au menu de ce nouveau panier, comme la semaine dernière, nous vous proposons des conseils de lecture, de films et d’émissions radiophoniques, un focus sur une œuvre de la prochaine exposition « Contes  photographiques », le Mini Quiz et un tutoriel vidéo pour un nouvel atelier pratique en famille. Amusez-vous bien et prenez soin de vous !


Une semaine, une émission de radio sur l'art

Cette semaine, impossible pour nous d’identifier un seul meilleur choix d’émission radiophonique sur l’art alors en voici trois, dans des ambiances très différentes en fonction de vos envies !
 

PréhistoireSi vous êtes plutôt dans une phase philosophique de questionnements métaphysiques, « Les mystères des Arts préhistoriques » sont faits pour vous !

Cette émission tirée du programme de Jean de Loisy L’art et la matière du 02.06.2019, sur France Culture, a été proposée dans le cadre de l’exposition « Préhistoire, une énigme moderne » présentée au Centre Pompidou de mai à septembre 2019. On y revient sur le choc qu’a constitué la découverte de ces arts originels au XIXe siècle et sur la fascination qu’ils ont exercé depuis sur les artistes, comme Yves Klein, Pablo Picasso, Louise Bourgeois, etc
 

Disponible sur : franceculture.fr (durée 1h)
 

Louise BourgeoisSi vous vous intéressez à la sculpture contemporaine, nous vous proposons de (re)découvrir l’œuvre de l’une des plus célèbres sculptrices françaises : Louise Bourgeois (1911-2010), grâce à  « Louise Bourgeois, artiste polymorphe », une émission également issue de L’art et la matière du 29.09.2019 sur France Culture.

Vous y apprendrez tout ce qu’il y a à savoir sur la vie et l’œuvre de cette artiste qui a bouleversé l’histoire de la sculpture et la place des artistes femmes. Attention, phobiques des araignées s’abstenir car c’est un des thèmes fétiches de Louise Bourgeois !
 

Disponible sur : franceculture.fr (durée 1h)
 

Andy WarholEnfin, si vous êtes de grands passionnés d’art et que vous avez du temps devant vous, nous vous invitons à vous (re)plonger dans l’univers d’Andy Warhol (1928-1987), grâce à « L’esprit de Warhol » auquel Matthieu Garrigou-Lagrange consacre une série de quatre épisodes dans son émission La compagnie des œuvres sur France Culture.

Malgré le confinement, voyez la vie en couleurs grâce au père du pop art ! La série revient sur la vie de Warhol, son œuvre révolutionnaire et son influence sur les arts jusqu’à nos jours.
 

Disponible sur : franceculture.fr (4 fois 1h)


Une semaine, un film sur l'art

Après toutes ces émotions radiophoniques, prenez le temps de vous poser dans votre canapé en regardant notre suggestion film de cette semaine !

Séraphine, de Martin Provost, 2008, 2h05

SéraphineCette semaine, nous restons dans le monde de la peinture mais nous changeons complètement d’univers. Après le Mexique de Frida Kahlo, retour en effet en France, cette fois sur les traces de la peintre autodidacte Séraphine Louis, dite Séraphine de Senlis (1864-1942).

Dans ce film, Yolande Moreau incarne merveilleusement Séraphine, dont la peinture est rattachée au courant de l’art dit « naïf ». On y suit le parcours de cette femme solitaire, dont le travail est découvert par un collectionneur allemand chez qui elle est femme de ménage. L’artiste est une amoureuse de la nature et nous la suivons dans ses longues pérégrinations. C’est d’ailleurs la nature qui est le sujet de toutes ses œuvres. Très pieuse, elle s’inspire également des icônes chrétiennes. Ses natures sont foisonnantes et exubérantes, faisant la part belle aux couleurs qu’elle fabrique elle-même. Dans les années 1930 cependant, elle sombre dans la folie et finit sa vie, comme Camille Claudel, dans un hôpital psychiatrique.
 

On vous garantit qu’après ce film, votre première sortie post-confinement sera une jolie virée à Senlis, qui n’est vraiment pas loin.

Disponible en ligne sur les plateformes VOD

Une semaine, un livre sur l'art

Cette semaine, on vous propose « du lourd », avec l’un des auteurs fétiches de l’équipe de la Maison des Arts ! Cet historien de l’art français (1944-2003), spécialiste de la Renaissance et de l’art italien, a bien évidemment plus d’un livre dans son sac, mais il a bien fallu n’en retenir qu’un, que voici :

Daniel Arasse, On n’y voit rien, Paris, Denoël, 2000

Daniel ArasseCet ouvrage emblématique rassemble six courtes fictions sur une œuvre d’art célèbre ou un genre iconographique particulier. Partant du constat qu’on ne sait plus voir ce que les artistes du passé ont voulu nous montrer, Daniel Arasse nous transporte dans le temps avec érudition tout autant que pédagogie et nous fait voyager à l’intérieur des tableaux pour y voir des choses insoupçonnées. On découvre des œuvres et redécouvre des tableaux célèbres sous un nouveau jour, comme si on les voyait pour la première fois.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter :

Une semaine, un mini-quiz

Pendant la durée du confinement, la Maison des Arts vous propose chaque semaine un « panier artistique » à découvrir en famille dès le mercredi, y compris un mini-quizz.

Cliquez ici pour accéder au questionnaire de la semaine !


Une semaine, une œuvre de l'exposition "Contes photographiques"

Woo Kwong Hou faisant son tai-chi sur les toits de Hong-Kong

Nicolas Henry, Woo Kwong Hou faisant son tai-chi sur les toits de Hong-Kong, 2009, Tirage numérique sur dibond, 120 x 140 cm

L’œuvre de Nicolas Henry intitulée Woo Kwong Hou faisant son tai-chi sur les toits de Hong-Kong fait partie d’une série que l’artiste a réalisée sur plusieurs années jusqu’à 2009, Les cabanes de nos grands-parents, et qui a donné lieu à un très beau livre publié chez Actes Sud.
 

À l’origine du projet, le travail de directeur artistique de Nicolas Henry sur le projet Six milliards d’autres de Yann Arthus-Bertrand, pour lequel l’artiste a voyagé à travers le monde entier à la rencontre d’une foultitude de gens. De cette expérience, Nicolas Henry a gardé le goût des voyages, à la découverte des paysages certes, mais aussi des personnes.
 

Nicolas HenryParallèlement, le photographe ne cesse de se questionner sur le monde et les rapports humains. Il s’interroge, notamment, sur la place que nos sociétés occidentales réservent à leurs aînés, le plus souvent délaissés. Il entreprend alors de photographier des personnes âgées dans leur environnement quotidien. Le projet des Cabanes de nos grands-parents débute avec la photographie de la propre grand-mère de l’artiste, dans le salon de sa demeure, entourée de tous les objets qu’elle a créés.
 

Toutes les œuvres de Nicolas Henry sont narratives et nous racontent des histoires mêlant réalité et fiction. La part de l’écrit y est très importante. Chaque photographie est accompagnée d’un texte dans lequel le personnage principal raconte son histoire. Ainsi, Woo Kwong Hou, rencontré à Hong-Kong, raconte : « J’avais huit ans quand je suis venu de Chine. C’est à cet âge que j’ai commencé à travailler. Pendant des années, j’ai vécu dans le bruit et le chaos des chantiers qui empilaient maison sur maison. On construisait le monde dans des nuages de poussière que je sens encore à l’intérieur de mes poumons. Aujourd’hui, nos tours sont si hautes que bientôt nous aurons fait disparaître le jour. Les nuits ne sont plus qu’artifices électriques et nos vies, comme des étoiles tombées du ciel. J’étais très malade quand j’ai rencontré mon maître. Il m’a demandé de m’asseoir sur une chaise invisible. Chaque jour, je suis revenu le voir. Chaque jour durant une année entière, je suis resté immobile. Aujourd’hui, à l’aube, dans le creux des jardins, les anciens me rejoignent pour le taï-chi. La recherche de l’harmonie et de l’équilibre porte notre regard sur l’arbre. Ses racines accompagneront notre destin, même si l’homme ne sait plus vivre avec les graines qui donnent des fruits. »
 

Bien sûr, la photographie de Nicolas Henry n’illustre pas littéralement le récit de Woo Kwong Hou. L’histoire est savamment mise en scène. Cette œuvre est l’une des rares que le photographe a prise de jour ; il préfère d’ordinaire la tombée du jour, plus propice à créer des clair-obscur puissants proches de la peinture. Ici, on devine avec le texte que la scène se passe au petit matin. On voit Woo Kwong Hou en légère plongée faire une pose de tai-chai-chuan, un art martial chinois très doux, sur le toit d’un immeuble de Hong-Kong. Il est en tenue de ville, dans un décor pyramidal composé d’objets divers très colorés qui évoquent sa vie, sans pour autant que l’on en ait toutes les clés de lecture, et qui contrastent vivement avec la grisaille ambiante que l’on devine très polluée.
 

Le travail de composition dans cette œuvre est particulièrement intéressant. En effet, le personnage, seul être vivant de la scène, est bien centré au milieu de l’image. Cette position est soulignée par le cadre pyramidal dans lequel il s’inscrit. La forme du triangle permet également d’asseoir la composition et de bien caler notre regard. À cette forme, répondent les nombreuses lignes verticales très élancées des gratte-ciel alentour.
 

De plus, le cadrage choisi par Nicolas Henry confère à l’œuvre une atmosphère particulière. Woo Kwong Hou est au premier plan, sur le toit d’un bâtiment moins terne que les autres et, surtout, plus bas. Cela renforce l’impression de forêt urbaine qui l’on voit en arrière- plan, d’autant plus que certains immeubles se déploient hors-champ (on n’en voit pas le sommet, on ne peut que le deviner). La scène acquiert ainsi un caractère à la fois étrange et poétique, car on peut y lire le temps suspendu, une pause, une respiration pour Woo Kwong Hou dans la vie trépidante et à cent à l’heure des grandes villes du monde. On peut ainsi y voir une sorte d’éloge de la lenteur et une invitation à prendre son temps. C’est tout l’art de Nicolas Henry que de donner à une histoire individuelle une portée universelle. À méditer, non ?!


Une semaine, un atelier

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