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Exposition
01.04.2020 au 08.04.2020
Dernière modification le 04/04/2020

La Maison des Arts, chez vous : panier artistique du 1er avril 2020

en couverture : Nicolas Henry, Un bus pour aller à l’école, Éthiopie, 2016, Tirage numérique sur dibond, 120 x 180 cm

Pendant la durée du confinement, la Maison des Arts vous propose chaque semaine un « panier artistique » à découvrir en famille dès le mercredi.
 

Vous y retrouverez des conseils de livres et de films en lien avec les arts, un tutoriel de loisirs créatifs pour les enfants à réaliser avec le matériel disponible chez soi, un petit quizz sur la Maison des Arts et les expositions en général, ainsi que la présentation d’une oeuvre de l’exposition « Conte photographiques » pour préparer votre visite sur place quand cela sera possible.


De VinciUne semaine, une émission de radio sur l'art

Peinture et dessin - « Léonard de Vinci, l’insaisissable »

Série de 4 épisodes de 110 minutes chacun, proposée dans le programme Grande Traversée de France Culture, diffusée en août 2019 à l’occasion de la célébration de la mort de ce grand artiste

Dans le cadre des émissions « La fabrique de l’histoire » et de « Les chemins de la philosophie », Emmanuel Laurentin et Adèle Van Reeth proposent une première partie biographique puis une analyse d’une œuvre emblématique de Léonard de Vinci.

Disponible en podcast sur Radio France et France Culture : franceculture.fr


Camille ClaudelUne semaine, un film sur l'art

Sculpture - Camille Claudel, de Bruno Nuytten, 1988, 2h55

Le film est un biopic sur la sculptrice française du XIXe siècle Camille Claudel, qui fut la muse du sculpteur Auguste Rodin avant de s’émanciper de lui pour développer ses propres œuvres. Camille Claudel y est incarnée par Isabelle Adjani, littéralement possédée par le rôle de cette femme hors normes. Rodin est joué par Gérard Depardieu.

Disponible en ligne sur les plateformes VOD

Une semaine, un livre sur l'art

Michel Pastoureau, Rouge, 2016, Paris, édition du Seuil, collection Points Histoire, 2016

RougeMichel Pastoureau, historien médiéviste français, est un spécialiste des symboles, des emblèmes, des bestiaires et des couleurs. Depuis le début des années 2000, il publie régulièrement un livre sur une couleur, dans lequel il se propose de faire l’histoire d’une couleur depuis la Préhistoire jusqu’à nos jours. Il étudie ainsi la fabrication de la couleur, son utilisation artistique et sociale et ses symboliques.

En Occident, le rouge est la première couleur que l’homme a maîtrisée. Elle a, durant l’Antiquité et le Moyen-âge, une forte dimension religieuse. Cette couleur est également très présente dans la vie quotidienne. Après un déclin aux XVIe et XVIIe siècles, le rouge revient en force avec la Révolution française et devient une couleur politique, ce qu’elle est toujours de nos jours.

Pour en savoir plus, vous pouvez visionner un extrait de l’émission de La Grande Librairie :

Vous pouvez également écouter en podcast sur Radio France ou sur France Culture, l’émission de Laure Adler Hors-champs du 24 décembre 2013 intitulée « Des goûts et des couleurs avec Michel Pastoureau » :
Site internet : franceculture.fr

Pour aller plus loin, vous pouvez visiter l’exposition virtuelle de la BnF sur le rouge : expositions.bnf.fr


Une semaine, un mini-quiz

Pendant la durée du confinement, la Maison des Arts vous propose chaque semaine un « panier artistique » à découvrir en famille dès le mercredi, y compris un mini-quizz.

Cliquez ici pour accéder au questionnaire de la semaine !


Une semaine, une œuvre de l'exposition "Contes photographiques"

Nicolas Henry, Un bus pour aller à l’école, Éthiopie, 2016, Tirage numérique sur dibond, 120 x 180 cm

Nicolas Henry, Un bus pour aller à l’école, Éthiopie, 2016, Tirage numérique sur dibond, 120 x 180 cm

Cette œuvre figure sur l’affiche de la prochaine exposition de la Maison des Arts « Contes photographiques », que certains ont peut-être pu voir au gré d’une balade au parc Bourdeau avant sa fermeture.
 

Nicolas HenryNicolas Henry est un photographe et scénographe français. Après avoir travaillé dans le monde du spectacle comme scénographe et éclairagiste, en 2005, il participe au projet de Yann Arthus Bertrand Six milliards d’autres. Dès lors, il se consacre à ses projets photographiques.
 

Se déplaçant aux quatre coins du globe, il part à la rencontre des gens et les aide à raconter leur histoire personnelle synthétisée en une seule photographie. Les thématiques abordées développent toutes des sujets universels : le droit de choisir son amour, les effets de l’esclavage et de la colonisation, la différence, etc.
 

Ses œuvres font partie d’une tendance actuelle de la photographie française, dans laquelle les artistes créent des œuvres narratives, inspirées par la littérature, le cinéma et/ou la vie réelle. L’envie de dialoguer avec le spectateur et de susciter des émotions fortes est évidente.
 

Nicolas Henry présente dans cette œuvre plusieurs enfants dans une carriole faite de bric et de broc allant vers la gauche, tirée par deux ânes. La scène se passe à la tombée du jour, visiblement dans un village en campagne car on aperçoit une maison au toit végétal sur la gauche et de grands arbres.
 

Le photographe compose toutes ses œuvres de manière particulièrement soignée. Ici, la photographie est organisée selon trois plans successifs : au premier plan, le sol en terre, au plan intermédiaire le bus et au troisième et dernier plan le ciel et la cime des arbres. En outre, la mise en scène de l’histoire racontée est très étudiée. Chaque enfant joue un rôle et le décor est soigné. L’impression de mouvement est donnée par la position de la carriole dans l’image. L’artiste aime jouer avec les lignes dans ses œuvres : ainsi, le bus présenté à l’horizontale est parfaitement aligné sur les bords de l’image, l’ensemble étant contrebalancé et équilibré par les verticales élancées des arbres à l’arrière-plan.
 

Ce qui saute bien sûr aux yeux en regardant cette œuvre, c’est l’importance de la lumière. Nicolas Henry utilise toujours un savant mélange entre lumière naturelle et lumière artificielle apportée par de grands projecteurs d’ordinaire utilisés sur les plateaux de cinéma. Le résultat obtenu est une lumière forte et contrastée, jouant sur les clair-obscur à la manière des grands peintres du passé comme le Caravage et les peintres ténébristes du XVIIe siècle.
 

Comme dans toutes les œuvres de Nicolas Henry, les couleurs sont vives et joyeuses, répondant aux attitudes souriantes des enfants. Les photographies de cet artiste visent à interpeller le spectateur, sans pour autant porter un regard dramatique sur le monde. Il cherche plutôt à offrir des exemples porteurs d’espoir. Ainsi, avec cette photographie, il évoque les difficultés d’accès à l’éducation que rencontrent de très nombreux enfants à travers le monde, à commencer ici par l’Afrique. Mais ce bus imaginaire permet, le temps d’une photographie, de raccourcir le trajet pour aller à l’école que les enfants de ce village doivent parcourir tous les jours s’ils veulent apprendre.


Une semaine, un atelier

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