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Exposition
04.12.2020
Dernière modification le 04/12/2020

La Maison des Arts, chez vous : panier artistique du 4 décembre 2020

En couverture : Lucien Métivet, Cyrano de Bergerac, affiche de la tournée Moncharmont et Luguet, 1898, encre sur papier

Pendant ce nouveau confinement, la Maison des Arts est fermée au public, mais garde le lien. Tous les vendredis, un nouveau "panier artistique" à découvrir en famille vous sera proposé.
 

Photographie de la Maison des ArtsPour ces nouveaux paniers, vous retrouverez des conseils de livres, de documentaires et de films en lien avec les arts pour les plus grands, une idée de dessin animé, la lecture d’un album jeunesse et un tuto de loisirs créatifs pour les plus jeunes, ainsi qu’un focus sur l’exposition "Cyrano de Bergerac dans les arts" actuellement présentée à la Maison des Arts jusqu’au 3 janvier 2021.

Très prochainement, la Maison des Arts proposera également une visite guidée virtuelle de l’exposition et des conférences en ligne. N’hésitez pas à solliciter l'équipe pour toute envie particulière, nous essaierons dans la mesure du possible d’y répondre.


Une semaine un focus sur l’exposition en cours "Cyrano de Bergerac dans les arts"

Les adaptations de Cyrano de Bergerac dans les arts vivants

Après les premières représentations de la pièce d’Edmond Rostand de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle, Cyrano de Bergerac continue de susciter l’engouement du public. L’intérêt des artistes, quel que soit leur domaine, s’accroit. Bien sûr, la pièce fait l’objet de nombreuses représentations, mais bientôt le cinéma, la musique, la danse, la littérature s’emparent de Cyrano et se l’approprient dans des approches tour à tour conventionnelles ou bien originales.

       Maurice Lalau (1881-1961), Affiche du film Les aventures de Cyrano de Bergerac de Léon Guillot de Saix, 1911, affiche entoilée, 160 x 120 cm © Collection Kathia David et Thomas Sertillanges      B. de Soui, Gérard Depardieu en Cyrano de Bergerac, 1996, bronze, H. 50 cm © Collection Kathia David et Thomas Sertillanges (photo © Philippe Afrigan)      Programme d’une représentation de Cyrano de Bergerac à la Comédie Française au bénéfice du monument à la gloire de l’Infanterie française, 1939, 29 x 20 cm, © Collection Kathia David et Thomas Sertillanges

Cyrano de Bergerac        Salvador Dalí, Cyrano et Roxane, 1972, gravure, 71 x 55 cm © Collection Kathia David et Thomas Sertillanges        Jean Cocteau, Sarah Bernhardt dans Cyrano, première moitié du XXe siècle, dessin à l’encre sur papier, 43 x 34 cm © Collection Kathia David et Thomas Sertillanges

Crédits des visuels :
  • de gauche à droite, de haut en bas
    • Maurice Lalau (1881-1961), Affiche du film Les aventures de Cyrano de Bergerac de Léon Guillot de Saix, 1911, affiche entoilée, 160 x 120 cm © Collection Kathia David et Thomas Sertillanges
    • B. de Soui, Gérard Depardieu en Cyrano de Bergerac, 1996, bronze, H. 50 cm © Collection Kathia David et Thomas Sertillanges (photo © Philippe Afrigan)
    • Programme d’une représentation de Cyrano de Bergerac à la Comédie Française au bénéfice du monument à la gloire de l’Infanterie française, 1939, 29 x 20 cm, © Collection Kathia David et Thomas Sertillanges
    • Taï-Marc Le Thanh et Rébecca Dautremer, Cyrano, 2005, album jeunesse © Collection particulière
    • Salvador Dalí, Cyrano et Roxane, 1972, gravure, 71 x 55 cm © Collection Kathia David et Thomas Sertillanges
    • Jean Cocteau, Sarah Bernhardt dans Cyrano, première moitié du XXe siècle, dessin à l’encre sur papier, 43 x 34 cm © Collection Kathia David et Thomas Sertillanges

Cyrano de Bergerac est joué au Théâtre de la Porte Saint-Martin jusqu’en 1938, année où la pièce entre au répertoire de la Comédie Française. La pièce tombe dans le domaine public en 1983 et, à partir de cette date, de nombreux artistes s’emparent de Cyrano de Bergerac pour en livrer leur version. Si les premières représentations ont tendance à reproduire la mise en scène de 1897, les metteurs en scène d’aujourd’hui ont tendance à simplifier de plus en plus la scénographie. Quel que soit le parti pris, le nez reste bien sûr un élément incontournable. Cyrano de Bergerac est sans aucun doute la pièce la plus jouée en France encore aujourd’hui et continue de faire l’objet d’adaptations diverses, comme en témoigne le succès constant depuis 2016 de la pièce d’Alexis Michalik Edmond, relatant la création de la pièce.
 

Lorsque Cyrano de Bergerac est composé, entre 1896 et 1897, l’ambiance générale dans le pays est à la morosité : les Français sont encore sous le coup de leur défaite contre la Prusse à l’issue de la guerre de 1870. La pièce est un véritable succès car elle réconforte un orgueil national encore meurtri. Le héros en est un valeureux combattant et le public y voit comme une sorte de revanche. Durant les deux guerres mondiales, Cyrano de Bergerac est ainsi joué à de nombreuses reprises afin de redonner le moral aux Français, alors unis derrière une sorte de héros national.
 

Le cinéma s’intéresse très tôt à la pièce d’Edmond Rostand. Dès 1900, Clément Maurice réalise en effet le premier film intitulé Cyrano de Bergerac, scène de duel avec Constant Coquelin. Présenté à l’Exposition Universelle pour témoigner de l’innovation technique que représente le Phono-Cinéma-Théâtre, le court-métrage en couleurs et sonorisé s’attache au duel suivant immédiatement la célèbre tirade du nez. Depuis, une dizaine d’adaptations cinématographiques a vu le jour à travers le monde. Si la plupart s’apparentent au genre plébiscité de capes et d’épées, la plus célèbre est sans doute celle de Jean-Paul Rappeneau en 1990 avec Gérard Depardieu dans le rôle titre, qui valut à l’acteur le césar du meilleur acteur. On comprend aisément l’intérêt du cinéma pour Cyrano de Bergerac, bien à même de rendre la démesure de la pièce (l’intrigue même mêlant épique et intime, le nombre important de personnages et la complexité de décors changeant à chaque acte).
 

Fait rare pour être souligné, le personnage de Cyrano apparaît dans toutes les scènes de la pièce et, sur les quelque 2600 vers que compte la pièce, environ 1600 lui sont dévolus. On comprend ainsi que le rôle de Cyrano de Bergerac est celui d’une vie pour les comédiens et les acteurs. De grands artistes ont ainsi incarné ce héros, sur les planches ou devant la caméra : Jean-Paul Belmondo, Gérard Depardieu, Jean Marais, Jean Piat, Daniel Sorano et Jacques Weber en France, mais aussi Marian Gamski ou Derek Jacobi à l’étranger.
 

Hormis dans les opéras et les comédies musicales pour des raisons évidentes, il y a un réel paradoxe à vouloir transposer une pièce célébrant haut le verbe dans des adaptations "muettes". Pour autant, à travers le monde, on ne compte pas moins d’une dizaine d’opéras et d’opérettes dont le premier est créé dès 1913, de nombreuses comédies musicales, un peu moins d’une dizaine de ballets, etc. La multiplicité de décors complexes, l’abondance de personnages et l’intrigue même paraissent en effet se prêter particulièrement à des adaptations dans le spectacle vivant.
 

L’univers de la danse est peut-être celui le moins représenté dans les adaptations de la pièce d’Edmond Rostand mais il a donné naissance à des propositions marquantes. Certains chorégraphes cherchent à calquer les pas de danse sur les vers d’Edmond Rostand, d’autres resserrent l’intrigue et le nombre d’artistes. Dès 1898, Marius Mariusovich Petipa, aurait créé la première version dansée. À partir de là, tous les chorégraphes ayant adapté Cyrano de Bergerac en danse s’appuient sur la connaissance présupposée de la pièce par les spectateurs. En 1959, Roland Petit imagine un ballet narratif néo-classique avec des costumes d’Yves Saint-Laurent. Par la suite, plusieurs chorégraphes adoptent cette approche académique du ballet, faisant tous référence à des ballets du répertoire connus. Depuis les années 2000, des chorégraphes proposent des adaptations novatrices, comme une version hip-hop ou une déambulation masquée.
 

Qu’il s’agisse d’une pièce de théâtre, d’un film, d’un opéra ou d’une comédie musicale, les affiches de ces spectacles utilisent les mêmes codes iconographiques que les affiches de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle. Ainsi, Cyrano est le plus souvent représenté seul, l’accent est systématiquement porté sur la démesure de son nez que cela soit de manière figurée ou imagée, le héros est généralement représenté une épée à la main, avertissant le spectateur de sa qualité de bretteur à la fois dans les armes et les mots, parfois avec son panache. Quelques éléments succincts explicitent parfois l’intrigue, comme la présence de Roxane, mais ils restent rares.
 

Le succès de la générale puis de la première de Cyrano de Bergerac est tel, que le texte de la pièce d’Edmond Rostand est immédiatement publié. L’éditeur Eugène Fasquelle fait ainsi réaliser cinq tirages de l’édition originale entre le 17 janvier et le 1er février 1898. Au 1er juin de la même année, 150 000 exemplaires sont vendus. Depuis lors, Cyrano de Bergerac est continuellement réédité. À la suite du texte original d’Edmond Rostand, dès 1900 et à travers le monde, de nombreux auteurs se saisissent du personnage de Cyrano pour en faire le héros de nouvelles histoires plus ou moins loufoques, dans des styles variés. Les adaptations s’adressent à des lecteurs de tous âges à travers des romans mais aussi des bandes dessinées. L’accent est d’abord mis sur le côté bretteur du personnage, s’inscrivant ainsi dans le genre "cape et épée" très en vogue puis, progressivement, sur la finesse d’esprit et la psychologie du personnage.
 

Dans le domaine des beaux-arts, les artistes s’étant attachés à l’interprétation et à la représentation de Cyrano de Bergerac sont assez peu nombreux. Chez les artistes de renom international, comme Salvador Dalí, il s’agit d’œuvres moins connues, presque confidentielles, témoignant peut-être d’un goût personnel pour la pièce d’Edmond Rostand. On note souvent un parti pris humoristique, comme chez Jean Cocteau ou Cabu, jouant notamment sur la proéminence du nez du personnage. Chacun, dans son style singulier, propose sa version de Cyrano, insérant çà et là d’infimes éléments comme clés de lecture. L’iconographie de Cyrano de Bergerac dans les beaux-arts modernes et contemporains reprend cependant celle utilisée depuis la fin du XIXe siècle, et notamment celle véhiculée par les photographies de Constant Coquelin par Nadar : le nez, le costume Louis XIII et des attitudes caractéristiques mettant tour à tour l’accent sur le courage, l’intelligence ou les sentiments de Cyrano.
 

La semaine prochaine : Cyrano de Bergerac dans les arts populaires


Une semaine, un film sur l'art

Portrait de la jeune fille en feuPortrait de la jeune fille en feu
de Céline Sciamma
2019
1h59
avec Adèle Haenel et Noémie Merlant

Synopsis

1770. Marianne est peintre et doit réaliser le portrait de mariage d’Héloïse, une jeune femme qui vient de quitter le couvent. Héloïse résiste à son destin d’épouse en refusant de poser. Marianne va devoir la peindre en secret. Introduite auprès d’elle en tant que dame de compagnie, elle la regarde.


Une semaine, un dessin animé sur l'art

Princes et princessePrinces et Princesses
de Michel Ocelot
2000
1h10

Un long-métrage réalisé en papiers découpés !


Une semaine, un documentaire sur l'art

Wolfgang Beltracchi, le faussaire de l’art
d’Adeline Dessons
2014
1h10

Wolfgang Beltracchi est un artiste qui a peint et vendu des centaines de faux tableaux de maîtres de Max Ernst à Kees Van Dongen, en passant par Derain et Fernand Léger. Abusant experts, galeristes, collectionneurs et maisons de vente qui étaient persuadés d’avoir enfin retrouvé des œuvres d’art disparues dans les années 1930 sous le régime nazi.


Une semaine, des livres sur l'art autour d'un thème

Marguerite Yourcenar, Comment Wang-Fô fut sauvé, 1979, Paris, GallimardThème de la semaine : les grands écrivains et l’art

Marguerite Yourcenar, Comment Wang-Fô fut sauvé, 1979, Paris, Gallimard

Voici l'histoire d'un vieux peintre chinois très pauvre du nom de Wang-Fô. Il a un pouvoir magique qui se manifeste dans ses tableaux. S'il peint un cheval, il doit le peindre attaché à un piquet, sans quoi le cheval s'échappe du tableau. Un jour, l'Empereur le convoque en son palais pour le menacer, lui, le vieux maître qu'il admire tant, d'un terrible châtiment.
 

Jean-Marie Gustave Le Clézio, Diego et Frida, 1993, Paris, GallimardJean-Marie Gustave Le Clézio, Diego et Frida, 1993, Paris, Gallimard

Lorsque Frida annonce son intention d'épouser Diego Rivera, son père a ce commentaire acide : "ce seront les noces d'un éléphant et d'une colombe". Tout le monde reçoit avec scepticisme la nouvelle du mariage de cette fille turbulente mais de santé fragile avec le "génie" des muralistes mexicains, qui a le double de son âge, le triple de son poids, une réputation d'"ogre" et de séducteur, ce communiste athée qui ose peindre à la gloire des Indiens des fresques où il incite les ouvriers à prendre machettes et fusils pour jeter à bas la trinité démoniaque du Mexique - le prêtre, le bourgeois, l'homme de loi. Diego et Frida raconte l'histoire d'un couple hors du commun. Histoire de leur rencontre, le passé chargé de Diego et l'expérience de la douleur et de la solitude pour Frida. Leur foi dans la révolution, leur rencontre avec Trotski et Breton, l'aventure américaine et la surprenante fascination exercée par Henry Ford. Leur rôle enfin dans le renouvellement du monde de l'art. Étrange histoire d'amour, qui se construit et s'exprime par la peinture, tandis que Diego et Frida poursuivent une œuvre à la fois dissemblable et complémentaire. L'art et la révolution sont les seuls points communs de ces deux êtres qui ont exploré toutes les formes de la déraison. Frida est, pour Diego, cette femme douée de magie entrevue chez sa nourrice indienne et, pour Frida, Diego est l'enfant tout-puissant que son ventre n'a pas pu porter. Ils forment donc un couple indestructible, mythique, aussi parfait et contradictoire que la dualité mexicaine originelle, Ometecuhtli et Omecihuatl.
 

Siegfried Lenz, La leçon d’allemand, 1968, Paris, Robert LaffontSiegfried Lenz, La leçon d’allemand, 1968, Paris, Robert Laffont

Enfermé dans une prison pour jeunes délinquants située sur une île au large de Hambourg, Siggi Jepsen est puni pour avoir rendu copie blanche à une rédaction sur "les joies du devoir". Ce n'est pas qu'il n'ait rien à dire, bien au contraire. Mais il doit tirer le passé de son sommeil. Une fois l'effort accompli, il se met à écrire sans relâche et il lui faudra un an pour mettre en ordre le flot de ses souvenirs d'enfance, et se remémorer la manière dont son père, policier, accomplissait avec soin son devoir.

Siggi revient à ce jour de 1943 lorsque son père, alors officier de police de Rugbüll à la frontière danoise, dut apporter à son ancien ami le peintre Max Ludwig Nansen - considéré comme dégénéré par le régime - une lettre lui stipulant l'interdiction formelle de peindre. Au fil de sa rédaction-confession, le jeune garçon va tenter de comprendre pourquoi son père s'est ainsi acharné pendant et après la guerre sur son vieil ami, et comment lui, à sa manière, a résisté à l'autorité paternelle en prenant le parti du peintre.

L'écrivain et le peintre se confondent dans cette toile vivante où le vent du Nord fait se courber les hommes. La Leçon d'allemand, évocation de la manière dont le nazisme pénétra les esprits, a fait de Siegfried Lenz l'un des auteurs les plus lus de la littérature allemande
 

Aragon, La semaine sainte, 1958, Paris, GallimardAragon, La semaine sainte, 1958, Paris, Gallimard

Cette Semaine Sainte est celle du 19 au 26 mars 1815. Louis XVIII est en fuite, Napoléon à déjà dépassé Lyon. Le livre est le tableau de tout un peuple à un tournant de son destin. Le peintre Théodore Géricault, hussard de Napoléon, est l'un des protagonistes.
 


Une semaine, un album jeunesse sur l'art

Le miroir d&aposHenriLe miroir d’Henri
de Roberto Prual-Reavis
2018
Gallimard Jeunesse, hors série Giboulées


Une semaine, à la rencontre d'un membre de l'équipe de la Maison des Arts

Pendant que la Maison des Arts vous est fermée, on s’est dit que vous aimeriez peut-être savoir qui se cache derrière les expositions de la Maison des Arts, qui fait quoi, etc. Alors cette semaine, on inaugure notre nouvelle série : "L’équipe de la Maison des Arts" !

On vous rassure, les présentations seront courtes car… nous ne sommes que quatre ;-)

Cette semaine, rencontrez Florence Barbotte, chargée d'accueil et de surveillance et Chloé Eychenne, conseillère artistique et chargée des publics !

Florence Barbotte      Chloé Eychenne

1. Depuis quand travaillez-vous à la Maison des Arts ?

Florence Barbotte. Depuis octobre 2008 !

Chloé Eychenne. Depuis le 1er juin 2015 ! À l’origine, c’était pour six mois… J’y suis toujours ! On s’y sent bien dans cette Maison des Arts, une fois qu’on y entre, on n’a pas envie d’en partir. ;-)
 

2. Quelle(s) est/sont votre/vos mission(s)  à la Maison des Arts ?

Florence Barbotte. À la Maison des Arts, je suis agent d’accueil polyvalent. Je m’occupe aussi de tâches administratives.

Chloé Eychenne. Comme tout le monde à la Maison des Arts, je dois être polyvalente et m’occuper de plusieurs choses en même temps, généralement en collaboration avec mes collègues : concevoir la programmation des cinq expositions de l’année et des animations culturelles que nous proposons pour les accompagner, rencontrer les artistes pour imaginer l’exposition avec eux quand c’est possible, préparer les expositions (faire des demandes de prêts quand c’est nécessaire, assurer le transport des œuvres, les accrocher et les décrocher, etc.), veiller à la bonne conservation des œuvres durant l’exposition, écrire le catalogue  et les supports d’exposition pour nos différents publics (panneaux de salles, fiches de salles, cartels des œuvres, supports pédagogiques et ludiques pour petits et grands), et enfin concevoir et animer des visites guidées et des ateliers pour les enfants. Autant dire que je ne m’ennuie jamais !
 

3. Qu’aimez-vous le plus dans votre travail ?

Florence Barbotte. Ce que j’aime le plus dans mon travail, c’est accueillir les visiteurs, avec toujours le même enthousiasme. Je suis même plus à l'aise qu'au début ;)

Chloé Eychenne. J’aime à peu près tout dans mon travail mais une des choses que je préfère, ce sont les ateliers pratiques en famille. Deux fois par exposition, j’anime le mercredi après-midi un atelier pour les 6-12 ans accompagnés durant lequel nous réalisons des œuvres en lien avec le thème et/ou les techniques abordés dans l’exposition. C’est un moment ludique tout autant que didactique, où les générations dialoguent.
 

4. Quel est votre meilleur souvenir à la Maison des Arts (hors exposition) ?

Florence Barbotte. Paradoxalement, un de mes meilleurs souvenirs est d’arriver dans le parc de la Maison des Arts à l’état sauvage pendant le premier confinement !

Chloé Eychenne. Un de mes meilleurs souvenirs à la Maison des Arts est le solo de danse d’Aurélie Berland dans le cadre de l’exposition "Portrait de l’Oiseau-Qui-N’Existe-Pas". La chorégraphe et danseuse reprenait le solo créé en 1963 par Karin Waehner d’après le poème éponyme de Claude Aveline. Voir dialoguer les œuvres d’art d’une exposition avec un spectacle vivant est toujours un vrai régal !
 

5. Quelle exposition avez-vous le plus aimée ? Pourquoi (en deux mots) ?

Florence Barbotte. L’exposition que j’ai le plus appréciée était "Le travail des femmes pendant la Grande Guerre", en 2015, qui révélait la condition féminine de cette époque et mettait les femmes à l’honneur.

Chloé Eychenne. J’ai un faible pour l’exposition "Traces du végétal", que nous avons présentée récemment, à l’automne 2019. D’une part, parce que les œuvres m’ont beaucoup touchée par leur technicité, leur poésie, leur raffinement et leur capacité à nous montrer autrement des végétaux qu’on a tout le temps sous les yeux sans plus les voir. Et, d’autre part, parce que j’ai rencontré des artistes très sympathiques et très impliqués, ça a été quatre rencontres fortes et marquantes.
 

6. Quelle œuvre avez-vous le plus appréciée ? Pourquoi (en deux mots) ?

Florence Barbotte. Mon œuvre préférée est le pissenlit en verre de Duy Anh Nhan Duc car il semblait réel (exposition "Traces du végétal", 2019).

Chloé Eychenne. Choix cornélien à faire, voire impossible !! Il y en a tellement que c’est difficile d’en choisir une seule alors je vais tricher un peu en citant TOUTES les œuvres de Duyn Anh Nhan Duc, présentées justement dans l’exposition "Traces du végétal". Ces œuvres faites en pissenlits naturels et feuille d’or sont d’une subtilité et d’une sobriété époustouflantes alors que l’on voit bien que leur réalisation a demandé beaucoup de travail et de précision.
 

7. Que diriez-vous à une personne ne connaissant pas la Maison des Arts pour l’inciter à nous rendre visite ?

Florence Barbotte. Je ne sais pas comment le dire, mais je sais que mon ancien vétérinaire (depuis 2010, j'avais collé deux invitations à notre exposition sur Albert Gleizes dos à dos en guise d'éventail), mon kiné (depuis 2008) et ma dentiste (depuis 3 ans) sont devenus des visiteurs réguliers du week-end ! Pourtant, je trouve que je manque souvent de mots pour décrire les nouvelles expositions. Je parle aux gens que je croise avec sincérité du travail fourni et ils sont conquis par la qualité des expositions !

Chloé Eychenne. À la Maison des Arts, il y a des œuvres dignes des plus grands musées, mais à l’échelle humaine, dans tous les domaines artistiques et de toutes les époques récentes ! Et le cadre est simplement magnifique ^^ Ah oui : et tout y est gratuit !

La semaine prochaine, ce sont Valérie Cornette et Jean-Luc Poinsard qui répondront à ce petit questionnaire^^


Affiche l&aposivresse du mouvementUne semaine, un tutoriel de loisirs créatifs en lien avec les expositions passées

L’ivresse du mouvement - La photographie de sport
Galerie Jean-Denis Walter / Romain et Thomas de la Bouvrie
Du 2 novembre 2017 au 7 janvier 2018

Réalisez cette semaine des danseuses en pâte à sel !

Retrouvez le tutoriel ici :