Agenda

Retour à l'agenda
Exposition
06.11.2020
Dernière modification le 05/11/2020

La Maison des Arts, chez vous : panier artistique du 6 novembre 2020

En couverture : Lucien Métivet, Cyrano de Bergerac, affiche de la tournée Moncharmont et Luguet, 1898, encre sur papier

Pendant ce nouveau confinement, la Maison des Arts est fermée au public, mais garde le lien. Tous les vendredis, un nouveau "panier artistique" à découvrir en famille vous sera proposé.
 

Photographie de la Maison des ArtsPour ces nouveaux paniers, vous retrouverez des conseils de livres, de documentaires et de films en lien avec les arts pour les plus grands, une idée de dessin animé, la lecture d’un album jeunesse et un tuto de loisirs créatifs pour les plus jeunes, ainsi qu’un focus sur l’exposition "Cyrano de Bergerac dans les arts" actuellement présentée à la Maison des Arts jusqu’au 3 janvier 2021.

Très prochainement, la Maison des Arts proposera également une visite guidée virtuelle de l’exposition et des conférences en ligne. N’hésitez pas à solliciter l'équipe pour toute envie particulière, nous essaierons dans la mesure du possible d’y répondre.


Une semaine un focus sur l’exposition en cours "Cyrano de Bergerac dans les arts"

 "À la fin de l’envoi je touche !", "C’est un roc ! C’est un cap ! Que dis-je c’est un cap ? C’est une péninsule !" : qui n’a jamais entendu l’une de ces célèbres tirades du héros le plus connu et le plus apprécié du théâtre français ? Que le personnage de Cyrano de Bergerac imaginé par Edmond Rostand en 1897 vous soit familier ou inconnu, la Maison des Arts d’Antony vous invite à vous (re)plonger dans son univers. Explorant les liens entre littérature et arts plastiques, l’exposition présente des œuvres nombreuses et variées de la fin du XIXe siècle à nos jours resituant la pièce dans son contexte de création et son influence sur la création artistique depuis lors, témoignages d’un engouement qui n’a jamais décliné."

Chaque semaine, nous vous proposons de découvrir l’exposition pas à pas.
 

Aujourd’hui, on fait les présentations avec l’auteur de la pièce : Edmond Rostand

Cyrano de Bergerac    Buste   Photo

Visuels, de gauche à droite :
  • Affiche de l’exposition © M et Moi Studio
  • Léopold-Bernard Bernstamm, Buste d’Edmond Rostand, 1898, bronze, 65 cm x 49 cm © Villa Arnaga - Musée Edmond Rostand
  • Otto, Edmond Rostand au manteau et haut de forme, mai 1896, tirage photographique sur papier argentique, 19 cm x 13 cm © Villa Arnaga - Musée Edmond Rostand

Edmond Eugène Joseph Alexis Rostand naît en 1868 dans une famille de la haute bourgeoisie de Marseille. Pour compléter ses premières études, il intègre en 1884 le Collège Stanislas à Paris. Après avoir étudié le droit selon la volonté de son père, Edmond Rostand suit sa passion et se lance finalement dans une carrière littéraire. Il a publié dès ses dix-neuf ans son premier texte dans le Journal de Marseille, qui est une étude sur Honoré d’Urfé et Émile Zola dans le cadre d’un concours littéraire. Sa première pièce, Le gant rouge, est jouée en 1888. Il épouse en 1890 la poétesse et comédienne Rosemonde Gérard, qui le soutient ardemment dans son art. Ils ont deux fils, Maurice, poète comme son père, et Jean, philosophe et biologiste. Malgré l’intérêt suscité par sa pièce Les Romanesques en 1894, Edmond Rostand connaît le succès à partir de La princesse lointaine en 1895, dans laquelle joue la comédienne Sarah Bernhardt, qui a pris l’auteur sous son aile. L’expérience est renouvelée avec La Samaritaine en 1897.
 

Edmond Rostand commence la rédaction de Cyrano de Bergerac en 1896, et en parle à Constant Coquelin qui accepte immédiatement d’incarner le héros. Le comédien a pris la tête du Théâtre de la Porte Saint-Martin en 1896 ; c’est là que la pièce d’Edmond Rostand sera presqu’exclusivement jouée jusqu’en 1938. Selon le fils aîné de l’auteur, la personnalité de Coquelin, à l’aise avec les longues tirades et moins avec les scènes d’amour, aurait grandement influencé le personnage de Cyrano. La pièce est aussi un sacré tour de force car le héros prononce plus de la moitié des vers qui la composent.
 

Face au coût de la pièce et à son exigence, le soir de la générale le 27 décembre 1897, Edmond Rostand pressent le désastre et s’excuse même auprès des techniciens et des comédiens de les entraîner vers un four. Il se sait attendu au tournant. Pourtant, c’est un triomphe unanime : neufs rappels à la fin du premier acte, quarante à la fin de la pièce ! Le public est conquis. À la fin de la première représentation, le ministre des finances, Georges Cochery, lui épingle sa propre légion d’honneur : "Je me permets de prendre un peu d’avance". Il reçoit sa légion d’honneur quatre jours plus tard. De nombreux écrivains lui écrivent pour le féliciter : son ami Jules Renard, Jules Verne, Alphonse Allais, Octave Mirbeau, etc. L’effigie de Cyrano inonde les vitrines des commerçants. Le président de la République Félix Faure vient même voir la pièce en 1898.
 

Quelques années plus tard, grâce à l’immense succès de L’Aiglon en 1900, drame composé pour son amie Sarah Bernhardt, Edmond Rostand est élu, à seulement trente-trois ans, à l’Académie Française en 1901 (malade, il ne prononce son discours d’entrée que le 4 juin 1903). Il est alors le plus jeune académicien. Cette même année, alors que sa santé décline, il découvre le pays basque et s’y installe.
 

Après dix ans de silence, en 1910, la pièce Chantecler, écrite pour Constant Coquelin et dont les personnages sont des animaux, ne connaît pas le succès escompté. Edmond Rostand ne fait plus, à partir de là, jouer de nouvelles pièces.
 

Durant la Première guerre mondiale, Edmond Rostand, qui ne peut partir au front pour raisons de santé, s’applique à remonter le moral des Français. Il écrit de nombreux poèmes pour exalter les soldats et le peuple français (Le vol de la Marseillaise, 1917). Il envoie également des lettres d’encouragement et des colis aux soldats et à leurs familles, prononce des conférences pour les soutenir, se déplace même au front. Sa pièce Cyrano de Bergerac est jouée à de nombreuses reprises pour relever le moral des Français. Il meurt en 1918 de la grippe espagnole, auréolé de gloire.
 

La semaine prochaine : Aux origines de la pièce Cyrano de Bergerac…


Une semaine, un film sur l'art

Blow upBlow up de Michelangelo Antonioni
1966
1h51
avec David Hemmings, Vanessa Redgrave et Jane Birkin

Synopsis

Dans un parc de Londres, un jeune photographe surprend ce qu'il croit être un couple d'amoureux. Il découvre sur la pellicule une main tenant un revolver et un corps allongé dans les buissons...


Une semaine, un dessin animé sur l'art

Une minute au muséeUne minute au musée de Serge Elissalde et Franck Guillou
Série de 61 dessins animés de 1 min. chacun
2015
Dans cette série tout aussi ludique qu’éducative, nous suivons les trois héros Rafael, Mona et Nabi dans différents musées à la rencontre d’oeuvres d’art célèbres.


Une semaine, un documentaire sur l'art

Claude Monet    Edouard Manet    Paul Cézanne

Les grands maîtres de la peinture de Catherine Mignot, Anne-Laure Breton et Franck Courvoisier, 2015

Série documentaire de 15 épisodes. 53 min. chaque épisode

Chacun des épisodes de cette série explore la vie et l’œuvre d’un grand peintre.


Une semaine, des livres sur l'art autour d'un thème

Pierre Assouline - Le portraitThème de la semaine : femmes artistes, femmes sujets d'artistes

Pierre Assouline, Le portrait, 2007, Paris, Gallimard

Et si un tableau pouvait parler ? Dire tout ce qu'il voit et tout ce qu'il entend, partout où il est accroché ? Le portrait de la baronne Betty de Rothschild, peint par Ingres en 1848, raconte, à travers ce roman surprenant, un siècle et demi des fastes et des tourments de sa famille, l'une des dynasties financières les plus légendaires et secrètes d'Europe.
 

Carole Martinez, le coeur cousuCarole Martinez, Le cœur cousu, 2007, Paris, Gallimard

Frasquita Carasco a dans son village du sud de l'Espagne une réputation de magicienne, ou de sorcière. Ses dons se transmettent aux vêtements qu'elle coud, aux objets qu'elle brode : les fleurs de tissu créées pour une robe de mariée sont tellement vivantes qu'elles faneront sous le regard jaloux des villageoises ; un éventail reproduit avec une telle perfection les ailes d'un papillon qu'il s'envolera par la fenêtre ; le cœur de soie qu'elle cache sous le vêtement de la Madone menée en procession semble palpiter miraculeusement...
 

Fiona CappFiona Capp, Portrait de l’artiste en hors-la-loi, 2009, Arles, Actes Sud

Dans une petite ville australienne bien pensante, à la fin du XIXe siècle, les ragots sur une jeune fille artiste poussent celle-ci à la fuite dans l'illégalité et l'opprobre.
 

Harriet Scott Chessman, Lydia Cassatt lisant le journal du matin, 2001, Paris, Gallimard

Paris, 1878 : les Impressionnistes s'exposent. Parmi eux, Mary Cassatt, une impétueuse peintre américaine, est remarquée par la critique pour ses nuances délicates. Au cœur de son travail, sa sœur Lydia. Cette jeune femme, dont le teint clair et les cheveux auburn illuminent les tableaux de Mary, est la narratrice du roman intimiste de Harriet Scott Chessman. Harriet Scott ChessmanNous la suivons dans ses pensées, tandis que sa santé décline inexorablement et que s'élaborent les plus célèbres œuvres de sa sœur... Voyage poignant au cœur d'un relation complexe, celle d'un peintre à son modèle, Lydia Cassatt lisant le journal du matin est aussi l'évocation de femmes éprises d'indépendance, dans l'effervescence artistique du Paris de la fin du XIXe siècle.
 


Le magicien des couleursUne semaine, une lecture d'album jeunesse sur l'art

Le magicien des couleurs
d’Arnold Lobel
1983 (1e ed. 1968)
éditions L’École des Loisirs, collection Lutin poche

Le magicien des couleurs raconte comment les trois couleurs primaires furent à la base de toutes les autres. Mais ce grand classique de la littérature jeunesse est aussi une invitation à la tolérance et à la diversité. Plus le monde est coloré, plus il est merveilleux et idéal !


Une semaine, un tutoriel de loisirs créatifs en lien avec les expositions passées

Sur un poème de Claude Aveline - Portrait de l’Oiseau-Qui-N’Existe-Pas
Exposition du 14 février au 31 mars 2018

Réalisation d’un mobile aux oiseaux d’après le poème de Claude Aveline suivant :

Voici le portrait de l'Oiseau-Qui-N'Existe-Pas.
Ce n'est pas sa faute si le Bon Dieu qui a tout fait a oublié de le faire.
Il ressemble à beaucoup d'oiseaux, parce que les bêtes qui n'existent pas
ressemblent à celles qui existent.
Mais celles qui n'existent pas n'ont pas de nom.
Et voilà pourquoi cet oiseau s'appelle l'Oiseau-Qui-N'Existe-Pas.
Et pourquoi il est si triste.
Il dort peut-être, ou il attend qu'on lui permette d'exister.
Il voudrait savoir s'il peut ouvrir le bec, s'il a des ailes, s'il est capable de
plonger dans l'eau sans perdre ses couleurs, comme un vrai oiseau.
Il voudrait s'entendre chanter.
Il voudrait avoir peur de mourir un jour.
Il voudrait faire des petits oiseaux très laids, très vivants.
Le rêve d'un oiseau-qui-n'existe-pas, c'est de ne plus être un rêve. Personne n'est jamais content.
Et comment voulez-vous que le monde puisse aller bien dans ces conditions ?

Claude Aveline, Paris, 1950

Retrouvez le tutoriel ici :