Réunion publique du 5 avril 2011

Dernière modification le 10/10/2016

Dans le cadre du débat sur l'interconnexion sud des LGV, et à la demande de la ville d’Antony, une réunion publique a eu lieu le 5 avril 2011 au Conservatoire Darius Milhaud.

Lors de cette réunion, qui a fait salle comble, Réseau Ferré de France a présenté le projet et a tenté de répondre aux différentes questions de l’assemblée. La Ville et les associations sont également intervenues pour faire valoir leurs positions sur ce sujet. Ces derniers en ont profité pour réaffirmer leur opposition au projet Massy-Valenton, présenté en 2003.
Chacun a également fait part de son avis sur le projet de ligne d’interconnexion Sud, plus particulièrement le tracé, la desserte d’une gare à Orly ou encore le lieu d’entrée en souterrain de la ligne. D’une manière générale, il a été demandé à RFF à ce que cette ligne d’interconnexion ne provoque aucune nuisance pour les riverains, privilégiant une arrivée souterraine des TGV à la gare de Massy TGV.

Voici l’intervention de Jean-Yves Sénant, Maire d’Antony

« Puisque Réseau Ferré de France vient de présenter le projet Massy-Valenton, qui consiste, sur Antony, à élargir la plateforme ferroviaire des RER B et C entre la gare des Baconnets et de Massy-Verrières, pour améliorer la fluidité du trafic des TGV qui empruntent la ligne C, je rappelle que la ville d’Antony s’y oppose avec détermination depuis l’origine, c’est à dire depuis 2003.

Ce projet, s’il était mis en œuvre, provoquerait, en effet, des nuisances considérables dans les quartiers traversés, en particulier rue des Chênes où un mur de soutènement en béton pouvant atteindre 8 mètres de hauteur remplacerait l’actuel talus arboré, à une dizaine de mètres des pavillons, sans parler des travaux importants que ce projet nécessiterait et qui rendraient la vie impossible pendant des années aux habitants de ces quartiers pavillonnaires aux rues étroites et peu adaptées à de tels chantiers.

C’est pourquoi le Conseil municipal s’est prononcé, à plusieurs reprises, contre ce projet ; c’est pourquoi la ville soutient les associations de riverains qui le combattent et qui ont déplacé des milliers de personnes lors de différentes enquêtes publiques ; c’est pourquoi, également, sur proposition des commissaires enquêteurs, nous avons introduit dans notre Plan Local d’Urbanisme un paragraphe réaffirmant l’opposition de la ville au projet et refusant la demande de Réseau Ferré de France de créer un emplacement réservé au droit de la rue André Chénier et de la rue des Chênes, pour la réalisation des travaux.

La Ville espère que les études en cours permettront à Réseau Ferré de France d’aboutir à une solution qui évitera l’élargissement de la plateforme des RER. Si tel n’était pas le cas, la Ville d’Antony continuerait de s’opposer au projet Massy-Valenton avec la même vigueur.

Fermement opposée au projet Massy-Valenton, la Ville d’Antony accueille, en revanche, avec intérêt, le projet de ligne d’interconnexion Sud des TGV qui nous est présenté.

Dans les trois hypothèses étudiées, en effet, le projet de ligne nouvelle est en souterrain quand il traverse Antony. Je rappelle que le passage des TGV en souterrain, la ville l’a demandé pour la première fois en 1986 et elle a réaffirmé sa demande à l’occasion de chacun des vœux qu’elle a votés depuis 2004. Le projet y répond.

Il faut, toutefois, que l’enfouissement soit suffisamment profond pour ne pas créer de nuisances aux habitants. Nous avons l’expérience d’Orly-Val qui nous montre que c’est possible. Il convient aussi que la ligne nouvelle soit poursuivie en souterrain jusqu’à la gare de Massy et soit abandonnée toute idée de creuser l’entrée du tunnel en zone urbanisée, même si cela peut poser des problèmes techniques difficiles à résoudre et à financer.

Si ces conditions sont réunies, et seulement si ces conditions sont réunies, la ville d’Antony soutient le projet de ligne d’Interconnexion Sud des TGV, qui est incontestablement un projet d’intérêt général, inscrit dans la loi relative à la mise en œuvre du Grenelle de l’environnement, qui permettra de mieux desservir les habitants du Sud de l’agglomération et de rendre à terme la ligne C du RER à sa vocation régionale. »