Aménagement d'Antonypole

Antonypole affichera un nouveau visage en 2024. Ses contours se précisent depuis que le groupe Linkcity a été retenu pour mener l’aménagement des alentours de la future gare du Grand Paris Express.  
 

AntonypoleIls accueilleront logements, commerces, bureaux, un campus innovation, un hôtel haut de gamme, une maison de santé et une crèche. Le mode de vie des habitants sera transformé par le numérique, par des projets environnementaux novateurs et une offre de déplacements originale qui feront d’Antonypole un lieu emblématique.

L’îlot nord, plus résidentiel (à gauche), sera relié à l’îlot sud par la gare (au centre, côté gauche), cœur du futur quartier. Elle fera face au campus innovation (au centre, côté droit), surplombant l’avenue Léon-Harmel. Plus au sud, un hôtel haut de gamme avec salle de fitness et restaurant gastronomique éphémère s’installera (en haut à droite).
L’îlot nord, plus résidentiel (à gauche), sera relié à l’îlot sud par la gare (au centre, côté gauche), cœur du futur quartier. Elle fera face au campus innovation (au centre, côté droit), surplombant l’avenue Léon-Harmel. Plus au sud, un hôtel haut de gamme avec salle de fitness et restaurant gastronomique éphémère s’installera (en haut à droite).


Antonypole, quartier avant-gardiste

Le groupe Linkcity a été retenu pour réaménager une partie du quartier Antonypole d’ici à 2024. Autour de la future gare du Grand Paris Express s’érigeront 440 logements dont une résidence pour personnes âgées, un hôtel quatre étoiles, une crèche, des commerces, et un campus dédié à l’innovation.
 

Aujourd’hui, Antonypole est constitué de locaux vétustes ou vacants, d’équipements publics et de zones pavillonnaires mal desservis par les transports en commun. Demain, cet ensemble disparate au sud de la ville sera métamorphosé grâce à un programme d’aménagement de 40 ha. Ce vaste espace reste à imaginer. Néanmoins, la portion la plus stratégique du site, grande comme trois terrains et demi de football autour de la future gare de la ligne 18, prend forme depuis octobre. L’appel à projets « Inventons la Métropole du Grand Paris (MGP) » a rendu son verdict : cette consultation a été lancée par la MGP pour concevoir les quartiers « vitrines » de la métropole de demain. La Ville s’est portée candidate avec un périmètre de 2,5 ha au cœur d’Antonypole, retenu comme 54 autres sites en Île-de-France. Après un premier tour réunissant onze groupements formés par des professionnels de l’urbanisme et des entreprises innovantes en mars, il en restait trois en lice pour le deuxième tour en octobre. Le choix du jury, composé notamment du Maire, du préfet de région et des présidents de la MGP et de Vallée sud – Grand Paris, s’est porté sur l’offre de Linkcity.
 

Brasseries, salle de fitness, crèche…

Outre des architectes, constructeurs, promoteurs et financeurs, une quinzaine de sociétés innovantes, d’associations et d’ONG se sont réunies pour élaborer ce nouveau pôle urbain. De part et d’autre de la gare, il comprendra 50 % de logements, majoritairement dans la partie nord, et 50 % de locaux d’activité au sud, proches de l’autoroute A 10. Ces deux îlots seront reliés par un parvis autour de la station de métro. Celui-ci sera animé par des commerces de proximité, des restaurants, une crèche et un centre médical. En vis-à-vis de la gare, un espace emblématique s’élèvera, le long de l’actuelle avenue Léon-Harmel : un campus dédié à l’innovation. En se rapprochant de l’autoroute, les piétons traverseront des espaces publics généreux et aborderont la partie la plus haute du site. Elle culminera à 35 m, bien plus que le versant nord-ouest du projet, voué à épouser le tissu pavillonnaire voisin. Les visiteurs pourront y flâner autour d’un hôtel quatre étoiles, dont la salle de fitness et le restaurant gastronomique éphémère seront ouverts aux habitants.
 

La place devant la gare et ses immeubles bordés de commerces et brasseries
La place devant la gare et ses immeubles bordés de commerces et brasseries
 

Nature en ville

Ces services publics dynamiseront ce nouveau pan de ville. La Mairie et Linkcity entendent en effet réaliser un ensemble d’envergure métropolitaine, exemplaire pour son art de vivre. Pour cela, des start-up et ONG ont apporté leur écot en imaginant des installations et services innovants : scooters électriques partagés, stockage individuel d’électricité, art urbain… La nature tiendra une place centrale grâce à la prégnance de la végétation. Elle sera plus dense à mesure que l’on plongera dans l’espace résidentiel. Les habitants exerceront leur talent de jardinier grâce à des potagers associatifs et à des ateliers pédagogiques. L’Organisation non gouvernementale WWF les sensibilisera d’ailleurs à l’éco-citoyenneté. Avant que ces projets ne voient le jour, il reste du chemin à parcourir. Prochaine étape : la Ville va signer dans les six prochains mois une promesse de vente avec Linkcity. L’objectif est d’achever la construction de cet ensemble urbain pour 2024, date de l’ouverture de la ligne de métro qui permettra de rejoindre l’aéroport d’Orly en trois minutes et la gare TGV de Massy en cinq minutes.


Le quartier en 2024

  • 440 appartements, soit 31 450 m2 de logements
  • 7 000 m2 de bureaux
  • 4 450 m2 de commerces, dont des restaurants, un marché couvert, une moyenne surface alimentaire
  • Un campus innovation de 12 800 m2, comprenant un espace de coworking, un showroom, une école hôtelière
  • 6 500 m2 pour l’hôtel haut de gamme, sa salle de fitness et son restaurant gastronomique éphémère
  • Une crèche de 750 m2
  • Une maison de santé de 450 m2

L'innovation ouverte sur la ville

Chercheurs, conférenciers, entrepreneurs et habitants feront vivre les 12 800 m2 du campus innovation, où tout sera rassemblé pour faciliter l’essor des start-up.
 

Antonypole est déjà un quartier prisé d’entreprises importantes, à l’image d’Air Liquide, Stallergènes, Dräger… Il devrait l’être encore plus dans le futur. Le projet porté par Linkcity et la Ville prévoit la création d’un campus innovation en face de la gare. Son but : devenir un espace d’échanges et de rencontres des porteurs de projets innovants, et surtout, offrir aux start-up le meilleur environnement possible pour grandir. Pour y parvenir, Linkcity donnera les clés du lieu à un réseau d’incubateur de start-up nommé Creative Valley, qui a déjà fait ses preuves à la station F de Paris. De nombreux services seront proposés aux créateurs d’entreprises : ateliers thématiques, conférences, experts en résidence, sessions de coaching, aide à la levée de fonds, mise en relation avec des grandes entreprises potentiellement intéressées par leurs projets… Les entrepreneurs seront accueillis dans un incubateur comportant des surfaces privatives de 20 à 100 m2. Ils profiteront aussi d’un espace de coworking, de salles de réunion, de conférence, ainsi que d’un fablab, un espace participatif de fabrication innovant. Un showroom sera d’ailleurs ouvert aux habitants pour admirer ces produits du futur et échanger avec leurs concepteurs.
 

L&aposespace coworking du campus innovation
L'espace coworking du campus innovation
 

Laboratoire culinaire

Ce site phare du quartier ne constituera pas seulement un lieu dédié aux entrepreneurs. Il sera tourné vers les Antoniens en journée comme en soirée. Ils pourront notamment fréquenter l’autre partie du campus innovation, celle dévolue à l’espace hôtelier. Ici, les consultants et autres conférenciers de passage dormiront dans des chambres réservées. Ils vivront des expériences gustatives dans le « foodlab », qui s’apparente à un laboratoire de cuisine ouvert aux professionnels de l’agroalimentaire et de la gastronomie. Ce concept, déjà éprouvé à Madrid, permet aux habitants et travailleurs d’Antonypole de bénéficier d’une offre culinaire en perpétuelle évolution. Pour les restaurateurs qui veulent tester leur cuisine avant de lancer leur établissement, le campus innovation sera aussi un atout précieux.


Une expérience au quotidien

ONG, associations et start-up sont rassemblées pour proposer aux futurs habitants d’Antonypole de multiples solutions pour vivre autrement. Passage en revue des innovations au jour le jour.
 

Exemple d&aposespaces partagés dans un immeuble d&aposhabitationMobilité

La start-up Clem installera une flotte de voitures et vélos à assistance électrique en autopartage. Elle lancera aussi une plateforme numérique de covoiturage. Des scooters électriques mis en service par Mober permettront de rejoindre le RER B. Quant aux places de parking, elles seront en partie mutualisées de manière à répondre le mieux possible aux besoins : stationnements réservés aux entreprises ouverts le soir pour les proches des résidents par exemple.

Environnement

La nature tiendra une place incontournable. La WWF sensibilisera les habitants à l’écologie citoyenne. Une agriculture urbaine sera développée grâce à des potagers associatifs, des jardins partagés et des ateliers pédagogiques. Pour vivre dans un environnement plus beau, un partenariat sera noué avec Quai 36, un collectif de street artistes. La place jouxtant la gare accueillera des événements ou des spectacles.

Énergie

Le concept suisse de la « société à 2000 Watts » fournira une source d’inspiration pour l’ensemble du site. Le promoteur vise une division par trois des besoins de consommation énergétique par personne et par année par rapport aux normes actuelles. Pour cela, la société Tesla proposera aux habitants des panneaux photovoltaïques couplés avec des batteries de stockage de l’électricité pour gagner en autonomie. Les outils « Smart Grid » seront aussi utilisés. Ils forment un réseau électrique intelligent, favorisant la circulation de flux d’électricité entre acteurs du quartier selon leurs besoins. Un réseau de chauffage urbain alimenté par de la géothermie est également à l’étude.

Numérique

Un réseau intranet et une application mobile faciliteront la vie entre voisins, notamment pour louer des espaces mutualisés dans les immeubles ou organiser des animations. Une conciergerie digitale sera aussi proposée.

Consommation

L’offre commerciale sera novatrice. Des espaces hybrides mélangeront vente et détente, comme le concept de café-librairie. La consommation sera aussi éthique et écologique : le marché Naturellement urbain rassemble dans une halle des commerçants n’utilisant aucun emballage jetable mais des récipients consignés et invitant au paiement par mobile. Pour favoriser une économie circulaire, des startup apporteront leur expertise en recyclage et valorisation des produits en fin de vie ou des déchets.


Vitrine hôtelière haut de gamme

Métro, autoroute, gare TGV de Massy, aéroport d’Orly… Antonypole se situe au cœur d’un nœud de communication. La clientèle d’affaires ne manque donc pas. Elle sera la cible de l’hôtel haut de gamme de la partie sud du site. Linkcity s’est associé à une prestigieuse école de management hôtelier, l’École hôtelière de Lausanne, pour imaginer ce projet. L’établissement comptera 150 chambres, ainsi que plusieurs suites. Il proposera à ses clients une expérience facilitée par les nouvelles technologies. Ces derniers ne seront pas seuls à profiter des lieux. Un restaurant gastronomique sera ouvert au public. Il proposera des menus différents tous les mois, notamment grâce à un partenariat avec les étudiants en hôtellerie du lycée Théodore-Monod. Un bar, associé à une cave à vins, sera installé sur le toit du bâtiment pour profiter d’une vue panoramique. Une salle de banquet et un espace également sur les toits pourront accueillir conférences, séminaires d’entreprise ou mariages. Enfin, une salle de fitness, équipée de machines dernière génération et immergée dans la végétation, occupera le rez-de-chaussée.
 

L&aposhôtel, avec son bar à vin et son restaurant en rez-de-chaussée
L'hôtel, avec son bar à vin et son restaurant en rez-de-chaussée.


Envie d'y habiter ?

Les nouveaux habitants de ce quartier bénéficieront de logements évolutifs, pensés pour accompagner leurs projets de vie : naissance d’un enfant, départ d’un jeune adulte. Outre des toits végétalisés, tous les appartements comprendront des prolongements extérieurs, comme des terrasses ou balcons, ainsi que des espaces mutualisés (jardins, potagers, salles…) pour entretenir des relations de voisinage. La double orientation des bâtiments garantira une bonne luminosité et une profondeur de vue. Certains immeubles contiendront aussi une chambre aménagée pour tous les résidents, pouvant être louée ponctuellement pour accueillir de la famille, héberger des amis… Pour gérer ces espaces en commun et entretenir la convivialité dans le quartier, une application mobile et un réseau intranet seront lancés.
 

Perspective depuis un logement
Perspective depuis un logement


Questions à Philippe Martin, maire-adjoint chargé de l'urbanisme

Quelles sont les grandes orientations de la Ville en matière d’urbanisme ?

Philippe MartinDes équipements et pôles d’attraction sont en construction, comme le complexe sportif La Fontaine, la fosse de plongée de Pajeaud, le quartier Jean-Zay. Antonypole et sa future gare du Grand Paris Express, dont la localisation fut l’une de mes batailles lors de mon précédent mandat de maire adjoint aux Transports, en font partie. Nous concilions ces projets avec une volonté d’accroître la convivialité : la future place du Marché créera un espace de vie qui fait défaut aujourd’hui en centre-ville et la construction du théâtre va commencer prochainement. La richesse d’Antony réside aussi dans son urbanisation mesurée, symbole d’un cadre de vie de qualité. Notre objectif est de protéger ce patrimoine antonien que représente son secteur pavillonnaire.
 

Comment concilier cela avec les grands projets ?

Toutes les nouvelles lois concourent à densifier en construisant plus de logements sans régler les problèmes de transports, d’emploi ou d’équipements publics pour absorber ces nouveaux flux. Malgré cela, la Ville permet aux Antoniens de faire évoluer leur habitat grâce à un Plan local d’urbanisme généreux pour les constructions pavillonnaires. Conserver ces droits tout en assurant un rempart au « tout-béton » des promoteurs encouragé par l’État est mon plus gros combat actuellement avec notre service de l’Urbanisme. Ainsi, la densification s’est opérée sur des grands axes, comme la RD 920 et ses abords immédiats, tout en la contrôlant dans les autres secteurs par la réalisation ponctuelle de « maisons de ville ». Par ailleurs, j’accorde de l’importance à « l’urbanisme de contact », c’est-à-dire à accompagner les habitants dans leurs démarches administratives liées à leurs constructions. Chaque projet, petit ou grand, participe à la qualité de notre ville.