Keyforge

Dernière modification le 27/08/2019

Keyforge est un jeu de Richard Garfield édité par FKeyforgeantasy Flight Games depuis septembre 2018. Une deuxième saison est sortie en juin 2019. Les illustrateurs sont très variés selon les factions.

Keyforge est donc la nouvelle création de Richard Garfield, le créateur de Magic, mais aussi de quelques jeux de société comme King of Tokyo, Bunny Kingdom ou Treasure hunter que vous pouvez retrouver à la ludothèque. C’est surtout qu’en tant que « Petit frère » de Magic que Keyforge était attendu par la communauté ludique. N’ayant moi-même quasiment joué à Magic ou à de jeux de ce type en dehors de Hearstone, mon regard est assez « innocent », et ne cherche pas la comparaison des deux jeux.

Alors Keyforge, qu’est-ce que c’est ?

C’est d’abord un duel dans lequel les deux joueurs s’affrontent pour être le premier à ouvrir un tombeau plein de mystères. Le premier joueur parvenant à forger 3 clefs ouvre le sanctuaire et remporte la partie. Dans keyforge, l’objectif n’est pas d’abattre un adversaire : les joueurs n’ont pas de points de vie.

Au début de la partie chaque joueur possède un deck de 36 cartes. Il n’a pas choisi les cartes qui le compose, ce n’est pas un deck building, ni en amont du jeu ni pendant le jeu. Les decks de keyforge sont fixes et ne changeront jamais : chaque deck unique et a été généré par un ordinateur.

Les decks sont composés de 3 familles sur les 7 qui existent. Chacune a ses spécificités : les Brobnars ont des grosses créatures, les Ombres ont des petites créatures difficiles à éliminer qui volent les ressources adverses… Un des concepts du jeu est de pouvoir, après avoir compris les bases du jeu, se lancer rapidement avec un deck dont on a hérité et essayer de se débrouiller avec. Richard Garfield compare ses joueurs à des aventuriers qu’on aurait perdu dans la jungle avec un peu de matériel : à vous de vous débrouiller avec ce que vous avez, personne ne viendra vous sauver. L’auteur a écrit un article décrivant ses objectifs et la vision de son jeu. C’est très intéressant, je vous suggère de le lire !

Les règles du jeu ne sont pas si compliquées mais il existe un vocabulaire à assimiler qui peut rebuter. La difficulté de ce jeu réside pour moi dans la compléxité à résoudre les cas particuliers pour lesquels les règles ne donnent pas une réponse évidente. Le jeu possède une courbe d’apprentissage certaine et la capacité à résoudre ces cas vient en jouant petit à petit. Au bout d’une quinzaine de parties, je n’avais pas encore décidé si j’aimais ce jeu. Maintenant avec une petite cinquantaine, je commence à dire que j’aime bien. Il faut compter une petite demie heure pour un duel après quelques parties. Les premières parties peuvent être beaucoup plus longues.

Une tentation dans ce jeu pourrait être de dire que les deck ne sont pas équilibrés vu qu’ils sont créés au hasard. Je n’ai pas encore le recul pour répondre à cette question, mais après plusieurs parties avec un même deck, on découvre des synergies inattendues qui donnent du sens à l’ensemble. Par ailleurs une fois passée la découverte des règles du jeu, mon expérience tend à dire que les parties avec les mêmes deck peuvent être très différentes en fonction de la pioche, des choix réalisés et joueurs…

Bref, cela fonctionne bien ! À vos clefs ! Prêts ? Forgez !

Arthur, septembre 2019