Kingdom builders

Dernière modification le

Kingdom Builders a été imaginé par Donald X. Vaccarino, le créateur de l’excellentissime Dominion. L’illustration a été réalisée par Oliver Schlemmer, le dessinateur également d’Escape et Fresco. Le jeu, paru en 2011 chez Queen Games, a connu plusieurs extensions et le prestigieux Spiel d’Essen en 2012.  

Dans Kingdom Builders, chaque joueur tente de développer son royaume qui sera composé de 40 cités au maximum. Celle-ci sont posées sur un territoire quadrillé en octogones de terrain de plusieurs natures (désert, mer, forêt…). La règle de pause est très simple : bâtir 3 cités sur le type de terrain désigné par une carte piochée au hasard. Elles doivent être posées près d’une ou plusieurs cités déjà présentes sur le terrain si c’est possible. Les villes construites vont servir à gagner des points selon trois objectifs déterminés en début de partie. Par ailleurs, les cités placées à côté de lieux particuliers présents sur le plateau vont donner des pouvoirs aux joueurs qui les ont construites. Ces capacités utilisables une fois par tour sont la clef du jeu et vont, par le biais d’actions supplémentaires, permettre de contrebalancer le hasard...

La réussite du jeu tient dans la simplicité des règles (pourtant très mal traduites), mais aussi dans sa rejouabilité. Une partie utilise 4 plateaux aux pouvoirs spéciaux différents. Il y en a 8 dans la boite. Cela donne une multitude de combinaisons puisqu’on ne joue en plus, qu’avec 3 objectifs sur les 10 existants.

Alors certes, le hasard joue un rôle important dans le tirage des cartes. On peut donc être condamné à construire tout le temps sur le même terrain. Mais je trouve que les actions supplémentaires offrent tout de même beaucoup de possibilités alternatives, et un peu de hasard ne fait pas de mal. Kingdom Builders convient donc parfaitement pour réunir débutants et confirmés autour d’une même table. Par ailleurs la rapidité et la fluidité d’une partie vous donnera envie de dire : « On en refait une ? ». Je recommande le jeu pour 4 joueurs afin d’ajouter éventuellement la contrainte supplémentaire du placement des autres participants dans le placement de ses propres cités. En effet, à 2 joueurs la liberté de construction est plus grande et rend le jeu parfois un peu fade.

Arthur - mai 2015