Libertalia

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Libertalia a été créé par Paolo Mori en 2012. Cet auteur est également le créateur d’Augustus, le loto amélioré romain nominé au Spiel des Jahres en 2013. L’illustration est signée Stéphane Gantiez (The Island, Choson) et Benjamin Carré qui s’est illustré récemment en cosignant Time Stories. Dans Libertalia, vous êtes à la tête d’un équipage de pirates à trois semaines de la retraite. Sur cette fin de carrière, il va falloir s’enrichir de manière conséquente afin de fonder « Libertalia », l’île où les pirates vivent loin des gibets.

Afin d’atteindre vos rêves de richesse, il faudra piller plus efficacement que les équipages concurrents afin de récupérer les parts de butin intéressantes. Chaque semaine représente une manche du jeu et sera divisée en six jours de pillage et un jour de fin de campagne et de décompte des richesses.

Chaque joueur reçoit le même set de trente cartes représentant les membres de son équipage. Le premier joueur tire neuf personnages au hasard. Les autres joueurs prennent également ces personnages pour constituer leur main de départ.

Tous les jours, les joueurs doivent choisir un personnage de leur main et lui faire appliquer ses capacités. Celles-ci peuvent intervenir pendant l’une des trois phases de la journée
Le jour : une phase d’actions immédiates et uniques.
Le crépuscule : une phase de partage du butin.
La nuit : une phase de collecte de gains réguliers sous conditions.
Les capacités de la phase de jour sont appliquées selon l’ordre croissant de puissance des personnages. Ainsi, le singe de puissance 2, fera son action avant l’espion espagnol de puissance 17 et le marchand de puissance 21. En revanche, pour le partage du butin, c’est le personnage avec la plus grande puissance qui se servira en premier et évitera les trésors maudits. À l’issue de chaque semaine, le trésor de chaque pirate est comptabilisé comme son score de manche. Le joueur le plus riche au bout de trois semaines remporte la partie.

La subtilité de ce jeu réside dans l’utilisation combinée des cartes personnages. Chacune isolée est faible, mais « combotée » avec d’autres, elle devient puissante. Les cartes sont donc le cœur de ce jeu destiné aux amateurs de combos. Cependant, sa difficulté et la forte interaction entre les joueurs laissent une chance aux joueurs débutant de tirer leur épingle du jeu.

Chaque joueur joue initialement avec une main identique qui évoluera indépendamment de celles des autres en fonction des choix réalisés au cours des manches. Chaque joueur possédant des mains assez proches, ce jeu fait travailler votre mémoire et votre sens du bluff : « Mince, Patricia a-t-elle encore son Canonnier pour détruire mon charpentier qui me rapporte beaucoup d’or ? ». Les trente cartes existantes et l’utilisation de 21 d’entre elles seulement à chaque fois, assurent une bonne rejouabilité. Le jeu est immersif et riche en coups tordus pour ses concurrents.

Projetez-vous dans les actions des autres pirates pour les contrer, et » combotez » vos moussaillons pour devenir le plus riche équipage !

Arthur - octobre 2015