Lutte contre le changement climatique et protection de l'atmosphère

Dans le domaine des transports, la municipalité a adopté un schéma directeur des circulations douces qui est mis en œuvre progressivement. Celui-ci a pour objectif de réduire la pollution, d’apaiser la circulation en la sécurisant et en facilitant l'usage des deux roues, et de rendre ainsi plus agréable la vie des habitants.

Depuis neuf ans, la grande majorité des rues d’Antony ont été classées :

  • 317 rues en zone 30.
  • 23 rues en zones de rencontre.

Seuls les axes de liaison intercommunale et les voies départementales ont conservé une limitation de vitesse à 50 km/h. Il existe à ce jour 12,400 km de voies et pistes cyclables.

Des projets d’aménagement cyclables seront réalisés dans les prochains mois rue de Châtenay, avenue Léon Blum, avenue Rabelais, ainsi que pour la liaison entre l’avenue du Général de Gaulle et la gare d’Antony. Une voie verte est en construction derrière le cimetière. Dans les rues classées en zone 30, les contresens cyclistes sont autorisés sauf dans 21 rues, en raison du risque que ces contresens présentent pour les cyclistes. Il s’agit de rues très étroites ou dont le trafic extrêmement dense est susceptible de mettre le cycliste en danger. Dans les zones de rencontre (zones 20) les piétons sont autorisés à circuler sur la chaussée, sans y stationner, et bénéficient de la priorité sur les voitures et les vélos.

Une campagne de communication, en octobre 2017, a rappelé les principales règles de circulation cycliste. Une autre campagne, concernant les automobilistes et le stationnement a été lancée début 2018, cela afin de sensibiliser les Antoniens sur un meilleur partage de l’espace public.

Par ailleurs, 375 places en parcs à vélo sont disponibles à Antony, certains sous vidéoprotection : Hôtel de ville, Médiathèque Anne Fontaine, Parc Raymond-Sibille, Parc Bourdeau, marché et Place du marché (3 localisations), Conservatoire, Parc Heller (2 localisations), Piscine Lionel-Terray, RER Les Baconnets, RER Croix de Berny, RER Parc de Sceaux, Parc des Alisiers (3 localisations), Avenue du Bois de Verrières.

Nous encourageons et soutenons les pédibus mis en place par les parents d’élèves.

Dotées de cinq emplacements chacune, les premières stations Autolib’ ont été installées durant l’été 2015, sur la Place des Anciens Combattants d’Afrique du Nord et rue Velpeau devant la gare. L’ave­nue du Général de Gaulle a été équipée peu de temps après pour desservir surtout les immeubles de bureaux de la Croix de Berny. Ce déploiement, déjà très rapide, a connu un nouveau coup d’accélérateur. En janvier 2016, une station a été mise en service rue Alexis de Tocqueville à Antonypole. Elle comprend sept places, dont une spéci­fique pour les particuliers qui souhaitent recharger leur voiture électrique. Trois autres stations sont prévues avenue Raymond Aron, rue Adolphe Pajeaud et dans le futur quartier Jean Zay.

Par ailleurs, deux Antoniens ont lancé Ouihop’, une application d’auto-stop urbain en temps réel comptant 40 000 utilisateurs. Lauréat d’un appel à projets de la Société du Grand Paris, leur service est expérimenté à Antonypole.

Une étude relative à la création d’un accès direct au Parking du Centre-Ville depuis la RD920 sera conduite.

Depuis plus d’un an, Antony s’est saisie de la contrainte de la réforme du stationnement payant imposée par la loi MAPTAM du 27 janvier 2014 pour la transformer en opportunité. La Ville a décidé de reprendre en gestion directe le stationnement payant pour avoir la maitrise globale de sa politique de mobilité, pour lui donner davantage de cohérence, d’efficacité et de réactivité. Le tarif sur forfait post-stationnement a été fixé à 20 euros, soit le tarif le plus bas des Hauts-de-Seine. La ville a également revu les tarifs de ses parkings. Par exemple, les 30 premières minutes sont gratuites au lieu de vingt précédemment dans le Parking du Centre-Ville, et 2h30 sont gratuites pour ceux qui se rendent au cinéma le Select.

La ville a également décidé l’aménagement en enclos de deux parkings de surface : Place de la Croix de Berny et Avenue Rabelais, qui seront bientôt opérationnels.

D’autres pourront voir le jour. L’intérêt du concept de parc en enclos est de limiter le besoin de contrôle et de modifier le rapport au stationnement puisque l’automobiliste sait qu’il devra acquitter son stationnement quoiqu’il arrive.

Une réflexion est engagée pour sécuriser les parkings à vélo et proposer des places de stationnement pour vélos et vélos électriques (avec prise de rechargement) dans le Parking du Centre-Ville.

Enfin, la ville entend développer le paiement du stationnement par mobile qui évite l’usage de tickets papier et devrait permettre de réduire à terme le nombre d’horodateurs, redonnant ainsi de l’espace public.

Dans son Plan Local d’Urbanisme, la ville a inscrit de nombreuses dispositions visant à lutter contre le changement climatique et favoriser la protection de l’atmosphère. Il autorise, notamment, la réalisation de toits-terrasses quand ils sont végétalisés.

A titre de recommandations, l’existence d’un Cahier de recommandations environnementales annexé au PLU est destinée aux demandeurs d’autorisations d’urbanisme. Il s’agit d’une aide à la conception et à la construction d’un bâtiment dans la recherche d’un respect des ressources de notre planète, d’une optimisation des dépenses d’énergie et de la minimisation des risques pour la santé. Cette démarche est résumée en 14 cibles regroupées autour de 4 grands domaines d’intervention que sont : l’éco-construction, l’éco-gestion, le confort et la santé.

Dans son PLU la ville impose, par ailleurs, depuis avril 2016 en zone UD que 50% de la surface constituée par les reculements sur rue et 70% au moins du reste du terrain non bâti soient traités en espace vert de pleine terre.

Un conseiller « énergie et habitat » répond aux questions des habitants par courriel et tient des permanences au Point d’Accès au Droit. Suite à la demande de la ville, ce dispositif a été maintenu par Vallée Sud Grand Paris.

En novembre 2015, à l’occasion de la COP 21, la ville a planté un tilleul (Tilia cordata) dans les jardins de l’Hôtel de ville, afin d’illustrer son engagement dans la lutte contre le changement climatique et la protection de l’atmosphère.