Rapport annuel développement durable 2018 : ancrage territorial

Dernière modification le 26/02/2019


Contribution au développement environnemental du territoire

Plan Local d’Urbanisme de la Ville

La ville d’Antony promeut la qualité de vie dans son Plan local d’Urbanisme (PLU) en favorisant les logements de grande taille, en promouvant le respect des espaces verts existants, en favorisant le maintien des quartiers pavillonnaires et en limitant les quartiers à forte densité. Jean-Yves Sénant, Maire d'Antony, a partagé sa vision sur le sujet dans son Édito du mois de décembre du magazine de la Ville, Vivre à Antony consultable sur : www.ville-antony.fr/publications.

PLU

Dispositions du PLU local en faveur du développement durable

Les réalisations des Villes sont décidées en moyenne quatre ans à l’avance. Dès sa première version en 2008, le PLU d’Antony a intégré la norme la plus contraignante en matière de traitement des eaux pluviales à la parcelle en préconisant le « rejet zéro » et en imposant a minima, lorsque cela n’est pas réalisable, de limiter à 2L/s/ha le débit de fuite pour une pluie d’occurrence décennale. L’objectif est de limiter l’imperméabilisation des espaces pour éviter le ruissellement et favoriser la rétention et l'infiltration des eaux de pluies à la parcelle. Afin d’apporter des solutions à cet enjeu majeur, la Ville a intégré dans son PLU des obligations relatives aux espaces verts de « pleine terre ». Sur un terrain, l’obligation est d’avoir au maximum 40 % de bâti ; sur les 60 % restants, 70 % doivent être en pleine terre afin de préserver les soussols et éviter la modification du ruissellement des eaux souterraines.

La Ville tient à limiter les logements de petite surface et la hauteur des bâtiments, dans le respect de ses obligations d’accueil en logement social. La Ville favorise la construction de gr ands logement s familiaux et limite les petits logements qui favorisent la location et un turn-over plus important. Ainsi, dans le PLU de la Ville, la hauteur des bâtiments est limitée à 15 mètres (correspondant à des immeubles de 3 étages + combles) sur l’axe de la RD920, et à 12 mètres en zone dite « pavillonnaire ». Elle a aussi enregistré l'achèvement de 367 logements sociaux supplémentaires, ce qui porte son pourcentage à 22,39%. Le Maire prévoit d’atteindre 25 % à horizon 2025, comme la loi le prévoit. La Ville a également comme principe de favoriser des logements à double exposition.

Enfin, elle tient compte dans son PLU des « arbres remarquables », au nombre de 268 sur son territoire (inventaire réalisé en 2004). Ces arbres sont dits « remarquables » de par leur dimension, leur âge, leur rareté botanique, leur caractère historique ou pittoresque ou encore leur impact paysager. À ce titre, ils doivent être pris en compte dans tous les projets de rénovation et d’aménagement du domaine public afin d’être protégés. Les zones non construites sont protégées et donc non constructibles. La Ville a une grande part de son territoire classée en « zone verte », comprenant la zone naturelle (68 ha) et la zone de loisirs (73 ha).

Et en 2019 ?

La Ville souhaite poursuivre dans cette optique. Lors de la prochaine modification de son PLU, elle favorisera l’isolation thermique des constructions en autorisant par exemple les débords découlant de cette isolation ou en augmentant l’obligation de la part d’espaces verts de pleine terre afin de limiter l’artificialisation des sols.

Prise en compte du développement durable dans les futurs projets d’aménagements

La Direction du Développement Urbain adopte une approche pragmatique concernant la réalisation d’équipements. Sont pris en compte : l’usage et le confort des utilisateurs, la maintenance et le développement durable. Cela a déjà été fait à l’espace Vasarely, à la crèche Pajeaud, pour le groupe scolaire Dunoyer de Ségonzac ou le complexe sportif La Fontaine.

La Direction du Développement Urbain travaille de concert avec le service Énergie qui gère l’optimisation des fluides en amont des réalisations.

Le projet de la place du Marché va aboutir au printemps 2019. Cette zone sera rendue attractive par l’aménagement de la circulation prévue dans cette zone avec une absence totale de voitures et l’installation de plusieurs restaurants, favorisée par l’achat des locaux par la Ville.

L’accès au parking se fera par la rue Gabriel- Péri et non plus par la rue Auguste-Mounié, ceci afin de désengorger cet axe.

Quartier Pajeaud : requalification et réaménagement

La Ville réaménage le quartier Pajeaud, notamment les terrains de l’ex-IUFM, qui laissent place à un ensemble immobilier comprenant 270 logements privés et 82 logements sociaux, des commerces et une grande crèche, sur un terrain de plus de 27 000 m2. Les bâtiments ont une hauteur maximale de R +4 (4 étages). Le projet répond à un cahier des charges imposant une qualité paysagère, des bâtiments aux normes environnementales exigeantes au-delà du respect de la règlementation RT2012 (recours à des énergies renouvelables, récupération des eaux de pluie, pérennité des matériaux, orientation des bâtiments, insertion du projet avec son environnement immédiat…).

Ainsi, ce projet en cours de réalisation, prévoit :

  • une gestion optimisée des eaux pluviales avec rétention d’eau à la parcelle et création de bassins qui permettent l’infiltration
  • une installation photovoltaïque pour éclairer les parties communes
  • le branchement sur le chauffage urbain de l’usine située à Massy, alimentée par l’incinération des déchets urbains provenant entre autres d’Antony et de Massy
  • 20 maisons BEPOS

Rappelons aussi le choix de valoriser la mobilité douce dans cet ensemble immobilier qui sera sans voiture. Le stationnement affecté aux logements est situé en totalité en sous-sol avec des accès par la rue Pajeaud. Enfin une place importante est accordée à l’intégration paysagère. La priorité est donnée à la végétalisation, avec un pourcentage de 40 % d’espace en pleine terre, le choix d’essences d’arbres locales et l'installation de toitures végétalisées (graminées, vivaces) sur l’ensemble du bâti. Les logements, dans le respect du PLU, sont de grande qualité intégrant une luminosité agréable grâce à une double voire triple exposition, mais aussi grâce à de belles dimensions et à la présence de terrasses.

ZAC Jean Zay (projet à horizon 2025)

L’aménagement a été transféré par la loi au territoire VSGP, cependant, la Ville a pu conserver la compétence pour les équipements publics. Le concours de maîtrise d’oeuvre est lancé pour le projet d’un groupe scolaire et d’une crèche avec l’ambition inscrite au cahier des charges de réaliser un bâtiment à énergie positive (BEPOS ) qui produira plus d’énergie qu’il n’en consommera grâce à l’utilisation notamment de la géothermie et au recours à d’autres énergies renouvelables (panneaux solaires). L’ambition est de limiter l’utilisation de la voiture dans toute la ZAC au profit de la mobilité douce. Une place sera créée au centre de ce nouveau quar tier, autour de laquelle, seront installés une médiathèque à la pointe de l’innovation, des commerces de proximité et des services à la personne (4 000 m2). Le but est de réunir tous les habitants dans un lieu d’échange et de rencontre. Enfin, l’ensemble des espaces extérieurs non bâtis (publics et privés) seront végétalisés.

Antonypole

Ce projet en est en phase de lancement. Le souhait est de créer un nouveau quartier de 3 000 logements, de commerces de proximité et de services sur 40 hectares disponibles. Les critères développement durable seront intégrés et la démarche a été initiée par la désignation d’un urbaniste dédié.

Voirie : promotion de la mobilité douce

Signalétique vélo : marquage au sol adaptéToutes les voies de la Ville, hors zone de transit (anciennes voies départementales), soit 95 % de la voirie, sont en zone 30.

La ville est équipée de 12,4 km de pistes cyclables ou voies dédiées. En 2018, en plus de la rue de Châtenay et de la liaison rue de Châtenay/rue des Violettes, une piste cyclable a été aménagée pour pouvoir desservir le collège François Furet en toute sécurité.

Des panneaux de signalétique « Cédez le passage » dédiés aux vélos ont été installés à chaque feu tricolore (hors RD920 et RD986), permettant aux cyclistes de s’engager pour traverser un carrefour s’il n’y a pas de flux de véhicules. En 2019, en concertation avec l’association Antony à Vélo, ce dispositif sera élargi à l’ensemble des voies départementales.

340 appuis vélo permettant d’accrocher 680 vélos, sont disponibles sur le domaine public. Ils permettent de garer les vélos en toute sécurité, près du cinéma, de la mairie et d’autres équipements publics. Une grande partie des écoles sont équipées pour accueillir vélos et trottinettes.

Dans le cadre du budget participatif 2018, un projet d’abris à vélos a été retenu. La mise en place du projet et les lieux d’installation pourront être suivis sur le site internet de la Ville.

Obtention du Label Ville Prudente en 2018

La Ville s’est vu décerner cette année le Label Ville Prudente par l’association Prévention Routière. 299 villes étaient candidates, 134 ont été lauréates. Cette distinction récompense les villes particulièrement avancées en termes de voies de circulation douce, de sensibilisation des citoyens à la sécurité routière, d’aménagements pour les PMR, et de prise en compte des risques routiers. L’échelle de valeur est exprimée en coeurs, 5 coeurs étant la meilleure distinction. Seules 3 villes ont obtenu 4 coeurs, 7 villes 3 coeurs ; pour cette première édition, Antony a obtenu 2 coeurs.

Remise du Label Ville Prudente par l&aposassociation Prévention Routière

Et en 2019 ?

Projet de consigne Veligo

Un projet est en cours de réalisation avec Île-de- France-Mobilités pour mettre à disposition des cyclistes détenteurs du pass Navigo des abris pour leur vélo avec vidéosurveillance.

Circuit de prévention routière

Depuis des années, la Ville accueille dans le quartier Pajeaud un circuit dédié aux enfants pour les sensibiliser sur la prévention à la sécurité routière pendant le temps scolaire. Une équipe de quatre personnes intervient tous les matins. La séance se décompose en deux temps : la moitié se passe en salle et l’autre moitié se passe sur le circuit avec des vélos. Tous les professeurs des classes de CP, CE1 et CM2 de la Ville peuvent y aller sur simple inscription.

Des garages à vélo sont en cours d’installation dans les écoles afin de promouvoir les moyens de circulation douce et permettre aux enfants de garer correctement leur vélo à l’école.

La Mairie soutient l’initiative du “Triporteur”, un atelier de réparation des vélos, qui a installé sa remorque tous les premiers et troisièmes mardis du mois sur la dalle RER de la station « Antony ». Cette société propose aux personnes qui le désirent de déposer leur vélo le matin dès 7 h, et de le récupérer le soir même jusqu’à 20 h. Ce service, dont les tarifs vont de 5 € à 33 € pour un entretien complet, rencontre un fort succès.

Voirie : fluidification de la circulation sur les axes stratégiques de la Ville

Dans le cadre de la loi MAPTAM, depuis le 1er janvier 2018, les villes reprennent la gestion directe du stationnement payant. Aussi la Ville a entamé un chantier visant à améliorer l’exploitation du stationnement payant. Ce chantier va permettre à moyen terme de fluidifier la circulation sur les axes stratégiques de la Ville tout en assurant des recettes qui seront réinvesties dans des projets de promotion de la mobilité douce. D’ores et déjà, la Ville peut se targuer d’avoir un des tarifs les plus bas des Hauts-de-Seine avec une tarification post stationnement fixée à 20 € (contre 35 € par exemple à Paris). La recette générée par les forfaits post-stationnement s’élève à environ 180 000 € qui seront affectés en 2019 à des aménagements pour les cyclistes et les piétons.

Ceci entre dans le cadre du projet de Smart city entrepris par la Ville afin de moderniser le mode de gestion de l’ensemble de ses parkings. Tous les parkings et horodateurs seront bientôt connectés permettant d’identifier les places disponibles en centre-ville, dans un premier temps. Afin de mettre en place ce projet, la moitié du parc horodateur a dû être remplacée.

L’économie circulaire au cœur du dispositif de remplacement des horodateurs

La Ville a fait le choix de l’économie circulaire pour piloter ce projet. Les anciens équipements ont été démontés ; 40 % des composants sont réutilisables, et ont été conservés pour une éventuelle utilisation future (ex : les cartes solaires, les imprimantes…). La ferraille, quant à elle, a été redonnée au prestataire pour un retraitement. Les horodateurs « nouvelle génération » ont également été achetés dans le cadre de l’économie circulaire puisqu’il s’agit d’équipements de seconde main en excellent état, acquis auprès de communes qui n’en avaient plus l’usage et générant de surcroît des économies pour la Ville de 350 000 €.

Illustration d'une bonne pratique d'économie circulaire

Ludovic Todorovic : « En 2018, la Ville a effectué le remplacement de 39 anciens horodateurs, qui ne permettaient pas le paiement par carte bancaire, par des appareils de nouvelle génération. Dans le cadre de cette rénovation du parc, j’ai démonté et récupéré toutes les pièces (composants électroniques, rouleau papier, plastique, métal) qui étaient compatibles entre les deux modèles. Toutes ces pièces sont stockées dans un atelier et servent à l’entretien et la réparation des nouveaux horodateurs. »

Prise en compte de critères environnementaux dans les marchés publics

L’attribution des marchés publics intègre de plus en plus de critères responsables. Par exemple dans le cadre du fonctionnement des Établissements d’Accueil du Jeune Enfant (EAJE), la Ville a confié le marché du mobilier à un fournisseur aveyronnais produisant du mobilier durable et de qualité. Il adhère à l’agence de notation BIOM Attitude (agence indépendante qui permet aux entreprises qui le souhaitent d’évaluer en euros leur contribution au territoire sur le plan social et environnemental) ; il est également engagé dans une démarche de recyclage de produits et d’optimisation de ses emballages et de son transport.


Contribution au développement sociétal du territoire

Actions à destination de la Jeunesse

Les médiathèques

118 classes ont été accueillies dans les médiathèques en 2017-2018 pour 300 séances de lecture, d’emprunts de livres, de rencontres avec des auteurs. Par exemple, des classes de CM1 ont étudié cette année les livres de Marie Desplechin et une rencontre avec l’auteure pour lui poser des questions, a été organisée en décembre.

Dans le quartier du Noyer Doré, la médiathèque Arthur Rimbaud accueille les associations périscolaires Pierre Kohlmann et le Club Ado Réussite pour des séances de soutien scolaire. La médiathèque propose aussi, en direction de ces associations, des ateliers diversifiés : informatique et multimédia, ateliers d’écriture, ateliers de prise de parole, ateliers BD en amont du festival BD « des bulles dans la Ville » qui a lieu au mois de mai. Ainsi en 2018, trois séances d’initiation au codage ont pu être animées par l’association « Les voyageurs du code ». Citons aussi l’atelier joute verbale qui a eu lieu à la médiathèque Arthur Rimbaud à l’occasion du Festival des Solidarités en décembre 2018 ; le principe de cet atelier, ouvert au public à partir de 8 ans, était de participer à un jeu de rôle d’un procès fictif autour du thème « Solidarité en jeu, pour ou contre ? ». Ont également eu lieu les ateliers d’écriture organisés par la compagnie théâtrale « Au fil de l’Astre » concernent plutôt un public d’adultes.

Et en 2019 ?

5 ateliers seront organisés à la médiathèque Anne Fontaine sur le sujet « J’écris ma ville. Souvenirs d’Antony et d’Ailleurs ». À l’issue de ces 5 ateliers, une restitution de ces textes sera faite sous forme d’un spectacle décrivant la ville d’Antony et son quotidien.

Le 11 - Espace Jeunes

Le 11- Espace JeunesIl compte actuellement 4 765 adhérents. Son action vise un public varié (de 11 à 25 ans) et se déploie autour de plusieurs thématiques :

  • les stages, pour les collégiens et lycéens
  • les loisirs et animations, 11 event et 11 anim
  • l’information jeunesse, avec l’espace multimédia
  • la citoyenneté, conseil des jeunes citoyens
  • l’aide aux projets avec les Bourses de l’Aventure et de la Création (BDAC), les Bourses Cap sur le Monde, le kit vacances Pack’Ados des 16-25 ans et enfin l’aide au financement du permis de conduire.

Le programme des stages collégiens et lycéens est varié. Il inclut l’éducation à l’image (stage de journalisme avec intervenants extérieurs au sujet du CHUM, stage court-métrage), les sports et les activités culturelles (stage bande dessinée) et également la connaissance de la biodiversité. Ils sont répartis tout au long de l’année scolaire, se déroulent majoritairement à Antony, et 567 jeunes (principalement des collégiens) y ont pris part en 2018 (soit 43 semaines de stages et un taux de remplissage par rapport au nombre de places proposées de 81,5 %).

En termes d’animation, le 11-Espace Jeunes organise des ateliers gratuits le mercredi et parfois le samedi. La programmation est variée en fonction des attentes du public et des sujets d’actualité. Parmi les thèmes retenus cette année : le sommeil, un concours culinaire intitulé Toqu’ado pour les jeunes de 11 à 16 ans, et un nouveau thème sur la vie affective et sexuelle qui a suscité un vif intérêt. Animés par une intervenante sexologue, sept ateliers réunissant des groupes filles ou garçons séparés, de niveau 6e-5e ou 4e-3e ont pu réfléchir sur les relations amicales et amoureuses mais également sur la puberté.

Bourses pour les jeunes

L'octroi aux jeunes de ces différentes bourses est fait par le Comité Local d’Aides à Projet (CLAP). Composé d’élus municipaux et de conseillers jeunes ainsi que de membres administratifs (qui ont un rôle consultatif), il décide chaque année de l’attribution de ces aides. Pour 2018, le budget total des aides CLAP s’est élevé à 24 649 € dont 14 630 € pour les bourses (59 %), 9 419 € pour le financement de permis de conduire (38 %) et 600 € (2,4 %) pour le pack’Ado (4 groupes de jeunes ont pu bénéficier de chèques vacances “autonomie”).

C’est ainsi que 13 projets ont bénéficié des Bourses de l’Aventure et de la Création (BDAC) pour un montant total de 6 870 € et 8 au titre de Cap sur le Monde pour un montant total de 7 760 €. Parmi nos aventuriers qui ont bénéficié des BDAC, citons une expédition de plus de 12 000 km en vélo jusqu’en Mongolie, un trail à La Réunion, ou encore un projet photos en Afrique dans un but de sensibiliser à la faune et la flore africaines qui a donné lieu à une exposition photo au 11.

Les bourses Cap sur le Monde subventionnent plus particulièrement des stages ou une partie des frais d’études à l’étranger. Elles s’adressent aux jeunes de 18 à 26 ans (avec conditions de ressources) et représentent pour eux un véritable coup de pouce à la mobilité internationale. Pour 2019, le budget total devrait augmenter de plus de 9 %, représentant un montant de 27 000 € au total.

Atelier « Fake news »

En 2018, en collaboration avec une journaliste professionnelle de RFI, le 11 a organisé deux ateliers au collège François Furet dans des classes de 3e. Cet atelier, proposé aux élèves à par tir de la 4e, s’appuie sur l’outil pédagogique « le vrai du faux » développé par le Réseau Information Jeunesse. Il consiste à distribuer un journal aux élèves contenant de fausses et de vraies informations. Pendant une heure, les élèves font des recherches en salle multimédia afin de distinguer les fausses informations des vraies. La seconde heure de l’atelier est consacrée à la correction et l’analyse de leurs résultats par le biais d’une discussion. Cet échange aborde les sujets de l’information et du travail du journaliste, les différentes sources d’information, les techniques de manipulation de l’image, des chiffres… le but pédagogique étant de développer leur sens critique. Ces deux ateliers ont reçu un accueil trè s positif tant de la part du corps enseignant que de celui des élèves, et seront reconduits en 2019 (notamment au lycée Descartes et au collège La Fontaine).

Le service Petite Enfance participe également aux actions menées par le 11-Espace Jeunes. Une animatrice du RAM RAP vient former les jeunes à la pratique du babysitting. Deux sessions de formation ont eu lieu en 2018 pendant lesquelles 20 jeunes ont été formés, et 4 nouvelles sessions sont prévues pour l’année 2019.

Une bourse de la Ville pour promouvoir la préservation de la faune et de la flore

Mathieu CourdessesMathieu Courdesses : « La bourse octroyée par le 11 m’a aidé dans la phase repérage de mon projet et m’a permis de me rendre en Afrique du Sud dans la réserve du parc Kruger. Aujourd’hui mon projet documentaire est sur le point d’aboutir et il devrait faire partie de l’offre de podcasts de la nouvelle plateforme Majelan qui sera lancée par l’ancien PDG de Radio France Mathieu Gallet, au printemps 2019. Je suis en train de préparer une exposition photo qui circulera dans les écoles et que je présenterai ».

Le conseil des Jeunes Citoyens est une instance participative de 27 jeunes. Le 11 veut encourager tous les jeunes à devenir des citoyens engagés. Le Conseil des Jeunes Citoyens est actuellement composé de 16 filles et 11 garçons âgés de 14 à 21 ans. Ce groupe est volontaire pour être le porte-parole de la jeunesse antonienne auprès des élus de la Ville. Organisé autour de commissions thématiques (communication, développement durable, jumelage), le CJC rencontre des élus lors de trois séances annuelles au cours desquelles sont présentés les projets portés par les commissions. En 2018, les jeunes ont été sollicités pour donner leur avis sur l’aménagement de la place du marché, sur l’aménagement des voies douces et sur le projet de la nouvelle gare d’Antonypole.

Le conseil des jeunes citoyens se réunit dans la salle du Conseil municipal

Et en 2019 ? Le CJC s’implique dans un projet autour de la liberté d’expression, en présentant aux élèves dès le CM2 et au grand public une exposition autour des dessins de presse. Cette exposition « Cartooning for peace » a été réalisée par l’association éponyme de Plantu et de Kofi Annan. Les membres du CJC ont suivi une formation et animeront des visites guidées de l’exposition.

Randonnées à SamoënsLes Centres de vacances de la Ville Kerjouanno et Samoëns

926 enfants* ont pu bénéficier d’un « séjour vacances » organisé par la Ville pendant les congés scolaires ou d’un séjour dans le cadre des classes de découverte sur le temps scolaire avec leur enseignant. Les équipes d’encadrement de ces deux centres sont très sensibles aux questions du développement durable. Elles agissent de manière ludique auprès de nos jeunes pour promouvoir l’écocitoyenneté (ex. étude du plancton, action sur le tri et le gaspillage).

Actions dans les écoles et les crèches

Au sein des écoles

Avec un regard en permanence tourné vers l’avenir, la Ville investit dans les infrastructures et les moyens pédagogiques mis au service des écoles. En partenariat avec l’Académie de Versailles, les directeurs d’école et les enseignants, quelque 500 tablettes ont été réparties dans des classes mobiles des différents groupes scolaires. Toutes les salles informatique ont été repensées. Toutes les écoles sont aujourd’hui raccordées au réseau fibre de la Ville et bénéficient d’un accès Internet mutualisé de 1 Gb/s.

Parallèlement, une expérimentation a été menée à l’école maternelle Val-de-Bièvre concernant la mise à disposition d’un écran dynamique mobile. Il permet de communiquer avec les parents et les élèves concernant les activités d’enseignement.

Un groupe de travail réfléchit également à adapter les moyens existants aux élèves en situation de handicap dans le cadre d’une politique globale et durable.

Organisation des pauses méridiennes

La Ville a fait le choix, après consultation et vote des parents, d’allonger la pause méridienne et de l’aménager pour permettre une libre circulation des enfants sur cette période de la journée quand les lieux le permettent, notamment à la bibliothèque, dans la salle informatique, ….

Pour l’accueil du soir, la volonté est la même : favoriser la circulation des enfants en autonomie. Aussi un temps est réservé au goûter puis les enfants sont libres de se déplacer au sein des différents espaces de jeux (dessin, coin poupées, cuisine,…). Des animateurs proposent par ailleurs des rassemblements collectifs auxquels les enfants peuvent prendre part s’ils le souhaitent.

La Ville compte 27 référents périscolaires qui coordonnent l’équipe d’animation de chaque établissement.

Au sein des crèches

Le service Petite Enfance de la ville d’Antony dispose de 11 établissements d’accueil de jeunes enfants (EAJE) municipaux permettant d’accueillir 1 200 enfants par an. Le fonctionnement de ces établissements est assuré par des professionnels de la petite enfance embauchés par la municipalité (régie directe).

Deux établissements (les Petits Princes et l’Aurore) sont actuellement volontaires pour utiliser et s’approprier le Bébé-signe, méthode qui permet la communication avec des jeunes enfants qui ne savent pas encore parler. Cette démarche pilote a permis la formation des équipes à cette approche pédagogique qui apaise les jeunes enfants en les aidant à s’exprimer d’une manière autre que le langage parlé. 128 jeunes enfants ont bénéficié de cette pédagogie en 2018.

En 2019, une réflexion sur les modalités d’accueil va être engagée. Des unités en multi-âges vont être instituées pour permettre une nouvelle dynamique pédagogique et plus de flexibilité en terme d’accueil des jeunes enfants. Ce projet est prévu pour les crèches de l’Aurore et Pierre de Lune (142 berceaux en tout) pour la rentrée de septembre 2019.

Les métiers de la Petite Enfance attirent chaque année de nouveaux candidats ; ce choix d’orientation professionnelle les amène à découvrir les différents postes qui leur sont destinés au travers d’expériences sur le terrain. Ainsi, le service Petite Enfance accueille chaque année au sein de ses établissements des stagiaires qui se forment à ces métiers. Ces stages pratiques viennent compléter un apprentissage théorique et sont de ce fait très bénéfiques pour les apprenants. En 2018, 55 stagiaires ont intégré les équipes de la Ville pour effectuer leur stage (73 en 2017).

Travaux

Afin de répondre au mieux aux besoins des jeunes enfants et des équipes à travers des locaux adaptés, la Ville a entrepris de nombreux travaux de rénovation et de mise en conformité de ses établissements d’accueil sur un programme pluriannuel. L’accent est mis sur sur la qualité de l'air, l'accessibilité et l'isolation.

Les établissements La Fontaine et La Clé des Champs ont été en travaux d’août à novembre 2018 (les enfants ont été répartis de ce fait dans d’autres structures). La crèche la Comptine (120 berceaux) est actuellement en travaux et devrait ouvrir ses portes en septembre 2019. Suivra ensuite la rénovation de la crèche l’Aurore.

La Ville va plus loin que le respect de la réglementation. Après avoir réalisé une veille sur les meilleures offres, elle a inclus des critères environnementaux et de prévention sur la qualité des couches dans l'attribution du marché. Ainsi le prestataire retenu livre des couches (247 416 couches en 2018 !) sans arôme et fabriquées avec des matériaux biologiques.

Les conditions de travail des agents sont également prises en compte lors de ces travaux : des aménagements spécifiques ont été réalisés dans les unités de vie et salles de repos. Par ailleurs, la répartition des espaces de travail a été étudiée de manière à pouvoir séparer les jeunes enfants en petits groupes et avoir ainsi une ambiance plus sereine.

Le cinéma Le Sélect organise avec l’association Des Familles et des Liens des séances Parents-Bébés afin que les jeunes parents puissent facilement venir au cinéma.

Les conditions de travail des agents sont également prises en compte lors de ces travaux : des aménagements spécifiques ont été réalisés dans les unités de vie et salles de repos. Par ailleurs, la répartition des espaces de travail a été étudiée de manière à pouvoir séparer les jeunes enfants en petits groupes et avoir ainsi une ambiance plus sereine.

Vie culturelle et associative : de nombreux équipements et évènements

La Ville dispose de plusieurs équipements culturels et organise des évènements culturels tous les ans. Parmi ces nombreux lieux d’accueil citons le château Sarran, la Maison des Arts, la Ludothèque, la Médiathèque, l’espace Vasarely, le Sélect.

Les lieux d'accueil

Château SarranLe château Sarran organise des ateliers d’art plastique, de musique, de théâtre et d’anglais pour les enfants et les adultes. Depuis septembre 2018, la facturation se fait au taux d’effort permettant ainsi un accès à la culture au plus grand nombre. Pour la saison 2018-2019, on dénombre 1 423 inscrits dont 1 039 de moins de 18 ans.

La Maison des Arts organise des expositions temporaires autour de trois grandes thématiques : « À propos de la Photographie -Les grandes tendances artistiques du xxIème siècle - Ouverture sur le monde ». En 2018, plus de 15 000 visiteurs ont été accueillis. L’objectif de la Maison des Arts est de développer la médiation culturelle autour des expositions (conférences, ateliers, visites guidées, accueil de groupes (adultes ou scolaires, travail sur le public). À ce titre, 2 580 personnes sont venues en groupes dont 2 241 scolaires, et 339 personnes constituant un public dit éloigné. Par ailleurs, 898 personnes ont profité des actions de médiation. Sont organisés également des cours d’art plastique en lien avec la Maison des Arts : les ateliers Bourdeau proposent des travaux autour des expositions. 86 enfants de 5/7 ans, 8/12ans et 11/15 ans y sont accueillis cette année.

La Ludothèque fonctionne avec un service d’abonnement à l’année. L’inscription est de 15 € par an pour emprunter des jeux et jouer sur place. Deux espaces sont mis à disposition des abonnés ; un espace enfants (0-10 ans) et un espace à partir de 11 ans, adolescents et adultes. En 2017, il y a eu 16 550 visiteurs à l’espace enfants et 4 908 adolescents et adultes.

L’espace Vasarely est un lieu ouvert à tous à travers trois pôles d’activité :

Accueil de manifestations : l’établissement accueille des manifestations de tout type, portées par les services municipaux, les associations locales et certaines entreprises du territoire qui privatisent une salle pour leurs événements internes. En 2018, l’espace Vasarely a accueilli dans ses deux salles dédiées à l’événementiel, 237 manifestations, soit une moyenne de 23 manifestations par mois, avec une prédominance pour l’accueil de spectacles.

Hébergement d’activités associatives : l’espace Vasarely a été construit notamment pour répondre aux besoins des très nombreuses associations locales. La Ville a une politique associative développée, elle accompagne et soutient les associations entre autres par des mises à disposition de salles et de moyens techniques. Au sein de l’espace Vasarely, 7 salles sont dédiées à l’accueil des activités associatives. Chaque semaine, une quarantaine d’associations dispensent leurs activités au sein d’ateliers (bien-être, arts manuels, chant, cours de langue…). Ces ateliers sont un lieu de rencontre et d’échanges où des amateurs viennent partager et transmettre leur savoir-faire. Parmi les associations accueillies en 2018, certaines concernent la santé, d’autres l’environnement, d’autres encore la solidarité :

  • le Fam Alernat/Aprahm, le foyer pour autistes d’Antony, organise sur place des activités de motricité, d’arts plastiques mais également de comédie musicale
  • l’association Valentin Haüy, sur place deux à trois fois par semaine, est un véritable point de rencontre et d’échanges pour les personnes aveugles et malvoyantes
  • les associations des Amis de la Terre du Val de Bièvre et Antony à vélo occupent chacune une salle pour leurs réunions mensuelles
  • le Secours Catholique a organisé des réunions pour le lancement de l’épicerie solidaire « Ma P’tite Echoppe ».

En 2019, le Centre Social du Noyer Doré y organisera pour la première fois une représentation théâtrale.

Accueil de groupes de musique dans les studios de répétition et d’enregistrement : l’espace Vasarely dispose de trois studios de répétition et d’une cabine d’enregistrement, autour desquels s’est développé un projet musiques actuelles, articulé autour de l’accompagnement des pratiques amateurs. Sur la saison 2017-2018, 80 groupes ont été accueillis en répétition (60 % du volume d’activité des studios) ou en enregistrement (11 % de l’activité des studios). Le reste du temps est consacré à la programmation de concerts et à l’organisation de stages de perfectionnement aux musiques actuelles. Afin de faciliter l’accès des studios aux Antoniens et au public « jeune », la tarification prend en compte l’origine géographique des groupes et propose un tarif préférentiel aux adhérents du 11- Espace Jeunes.

Le Cinema Le Sélect est un cinéma public classé Art et Essai. Il a ré-ouvert ses portes en 2014 (après reconstruction) et occupe un rôle très important comme acteur culturel et social de la Ville. Sa programmation éclectique s’adresse au plus grand nombre. Le Sélect propose des débats de société notamment avec des associations en utilisant les films comme support. Ainsi en 2018, des débats ont porté sur des thèmes comme l’alimentation (avec le film « S ugarland »), la santé (« Cléo de 5 à 7 »), le handicap (« Demain et tous les autres jours », « Mon défi Rio »). Autre exemple, à l’occasion de la sortie du film « Pupille », le Sélect a reçu des membres du Service Interdépartemental des Agréments et des Adoptions des Hauts-de-Seine et des Yvelines et l’association Enfance & Familles d’Adoption EFA92 afin de débattre à la suite de la projection du film.

Antony dispose de deux médiathèques (Anne Fontaine et Arthur Rimbaud) r as s embl ant 10 2 0 0 abonné s . Trè s dynamiques, ces deux médiathèques proposent tout au long de l’année des animations extrêmement diversifiées à un très large public. De janvier à juin 2018 ont eu lieu des ateliers d’écriture : un groupe composé d’une vingtaine de personnes (patients de l’Hôpital Erasme et tout public) s’est ainsi constitué. Lors du Printemps des poètes (manifestation nationale qui s’est tenue en mars 2018), un spectacle a été organisé à la médiathèque Anne Fontaine au cours duquel ont été présentés les écrits de ce groupe d’écriture sous forme d’une brochure. Des petits groupes de patients (4-5 personnes) de l’hôpital Erasme ont également été accueillis au sein des médiathèques 4 fois en 2018, pour des séances d’écoute ou de sieste musicale.

La médiathèque Arthur Rimbaud œuvre avec les associations « Femmes Relais » et « Grande Cordée » afin de favoriser l’alphabétisation de groupes de femmes en demande d’insertion sociale et culturelle. Elle participe aussi à la promotion de l’apprentissage du « Français Langue Étrangère » à l ’École Française des Femmes d’Antony. Les médiathèques aident également les personnes en recherche d’emploi avec l’association « Free compétences » qui dispose d’une antenne à Antony. Cette aide se matérialise par la mise à disposition d’ouvrages dédiés à la recherche d’emploi, et à la préparation aux concours. La médiathèque Anne Fontaine dispose également de ressources en autoformation e-learning à destination du public (exemple : langues étrangères, logiciels de bureautique, remise à niveau, Code de la Route).

Demos : pour encourager la découverte de la musique classique dans les quartiers populaires

Madienne Ba : animateur au CSC (Centre Social et Culturel). « DEMOS est un dispositif éducatif musical et orchestral à vocation sociale dans le cadre d’un partenariat entre le Centre Social et Culturel et la Philharmonie de Paris. Il vise à faire découvrir la musique classique dans des quartiers prioritaires de la Ville. La ville d’Antony a rejoint le dispositif DEMOS en 2012. Sur les 14 enfants inscrits au début, 12 enfants sont allés jusqu’au bout du dispositif et ont terminé le cursus des 3 ans. Parmi eux, deux ont poursuivi la pratique de la musique au conservatoire d’Antony. La Philharmonie leur a offert leur instrument pour les encourager dans leur pratique musicale. La 3e session vient de commencer. Nous sommes trois intervenants, deux musiciens professionnels, le flutiste Sébastien Bidon et le hautboïste Kodai Takeuchi, et moi-même sur le côté social du projet pour faire le lien entre les enfants, les parents et les musiciens. Je vais par exemple chercher les enfants à leurs écoles tous les mardis et les jeudis pour les amener au Centre Social et Culturel d’Antony, je les encadre lors des ateliers et Tutti. L’année est également ponctuée de répétitions générales, Tutti, qui ont lieu en moyenne tous les mois avec les autres enfants du dispositif Demos sur le 92, pour que les enfants apprennent à jouer ensemble en orchestre. En effet chaque ville propose de jeunes musiciens qui jouent d’instruments différents. Et en fin d’année les parents, les donateurs, et autres parties prenantes associées au dispositif sont invités à un concert à la Philharmonie de Paris/La seine musicale où tout l’orchestre se produit ».

Les temps forts qui rythment l’année culturelle à Antony

Chaque année la Direction de la culture organise de nombreux concerts, des festivals et la fête de la musique. Cette année 4 412 personnes ont assisté à l’un des concerts proposés par la Ville : 1 654 personnes pour la saison classique, 1 057 pour les rencontres internationales de la guitare et 1 701 pour le festival place au jazz.

Une des orientations artistiques de la Ville est de toucher le public de demain. Pour ce faire, elle propose de venir en famille assister à un concert classique ou de jazz. Sur la saison 2018-2019, ce sont les spectacles « MéChatmorphoses » autour de la musique baroque et « Jazzy Poppins » qui ont été sélectionnés. Le milieu scolaire n’est pas oublié, notamment les classes ayant un projet artistique et culturel en territoire éducatif (PACTE). Quatre classes de CE2 et CM1 ont pris part au dispositif cette année : rencontres organisées avec les artistes, pratique artistique pendant l’année et acquisition de connaissances grâce notamment à des temps d’échange à la Médiathèque.

Dans le cadre du festival de Jazz organisé chaque année, carte blanche est donnée à des artistes du territoire avec l’Association Antony Jazz (qui dispose de plusieurs formations de jazz, dont un Big Band). En outre, des professeurs du conservatoire invitent un soliste international.

Fête de la musique à AntonyConcernant les Rencontres Internationales de la guitare, de nombreux solistes renommés sont invités chaque année. Un concours international de guitare est organisé au moment du festival. La pièce imposée du concours a été composée par Leo Brouwer pour les 20 ans du concours en mars 2019. Pour ces prochaines rencontres, l’accent sera mis sur la musique des Balkans, la musique brésilienne avec Yamandu Costa et la musique argentine.

Pour la fête de la musique, l’objectif est d’accueillir un artiste populaire capable de fédérer un large public. En 2018, l’artiste invitée était Nolwenn Leroy. C’est l’occasion aussi de mettre en lumière un groupe du territoire inscrit au Studio Vasarely, convié à animer la première partie du spectacle. Cette année c’est le groupe New Step qui a eu l’opportunité de se produire. Il est à noter que la fête de la musique à Antony est décalée d’une semaine par rapport à la date nationale de la fête de la musique pour que les Antoniens puissent assister aux deux.

Projet artistique en territoire éducatif (PACTE) pour 4 classes d'Antony

Caroline Valin : « Ma classe de CE2 travaille sur le projet Jazzy Poppins. Le lancement du projet a eu lieu en novembre quand la Ville a invité chaque élève et un parent à la représentation du spectacle Jazzy Poppins sur la musique de Duke Ellington à l’Espace Vasarely. Pendant toute l’année de nombreuses rencontres sont prévues avec le conseiller pédagogique du département pour sensibiliser les enfants au jazz, et son rythme particulier, au sound painting (langage gestuel du chef d’orchestre) ceci avec deux musiciens, le contrebassiste Gary Brunton et le trompettiste Gilles Relisieux, associés au projet. En janvier, deux rencontres sont organisées à la médiathèque Anne Fontaine autour de la musique dans les dessins animés Walt Disney et la découverte du Jazz. Une restitution du projet sera faite par les enfants devant leurs familles en mai. Chaque année je participe à un projet culturel avec ma classe. Dans le cadre de Jazzy Poppins, je suis partie prenante active avec tous les partenaires associés. Le projet suscite une grande adhésion de mes élèves qui sont toujours heureux quand ils découvrent dans le programme quotidien affiché au tableau en classe, une rencontre ou un temps prévu autour de Jazzy Poppins ! »

Citons aussi le Festival de la BD en mai – Chaque année la Ville organise le festival « Des bulles dans la Ville » qui est l’occasion pour les Antoniens de découvrir la BD dans sa diversité. Un auteur en résidence intervient auprès de classes, anime des ateliers de préparation au concours de BD ou encore assure un stage organisé par le 11-Espace Jeunes. En 2017-2018, l’auteur invité en résidence était Blaise Guinin, pour la saison 2018- 2019 ce sera Christophe Bataillon.

Enfin chaque année dans le cadre de la journée du patrimoine, la mairie propose de visiter des lieux comme des églises (St -Saturnin, St-Jean porte Latine, St-Maxime, St -François d’Assise), mais aussi la manufacture royale de cires et l’Association St Raphaël.

La Ville promeut chaque année un thème pour l ’organisation de visites complémentaires pour mieux connaître notre Ville. En 2018, ce sont les lotissements qui étaient à l’honneur.

Le sport pour tous

Pour promouvoir le sport, la ville d’Antony a choisi en priorité de le rendre accessible à tous.

Les actions menées par les clubs, les établissements scolaires et l’École Municipale des Sports (EMS) sont très développées.

Les études sportives, proposées par l’École Municipale des Sports, sont une démarche qui rencontre un grand succès. Tous les enfants peuvent en bénéficier. Les inscriptions se font par ordre d’arrivée dans la limite des places disponibles (975 places). À la rentrée 2018, 936 enfants se sont inscrits : 384 enfants pour l’éveil sportif (réservé aux CP et CE1), 336 enfants pour les cycles sportifs et 216 enfants pour la natation (réservée aux CE2 et CM1 qui ne bénéficient pas de cycle de natation scolaire). La Ville organise le transport des élèves en bus après un temps de goûter, depuis leur école vers le lieu de pratique du sport. Les activités se déroulent de 16 h 15 à 18 h, un jour par semaine selon les écoles. La participation financière demandée se fait sur le principe du taux d’effort des familles allant de 30 € à 138 € par an.

Cross inter-écolesL’autre mission de l’EMS est de proposer des activités sportives, en parallèle de l ’offre proposée par les clubs. L’encadrement est assuré par des éducateurs sportifs. Les activités sont très diverses (judo et baby judo, baby gym mais également des activités innovantes telles que l’Ultimate, le Kinball ou l’Acrosport…). À ce jour plus de 400 enfants en bénéficient. La cotisation se fait également sur le principe du taux d’effort des familles. Les activités sont assez concentrées sur la partie sud de la Ville mais l’ouverture en début d’année 2019 du complexe La Fontaine situé au nord de la Ville va permettre d’étendre ces pratiques à d’autres quartiers.

La Ville met également 11 éducateurs sportifs professionnels à disposition des écoles. Ils viennent pendant les heures dédiées à l'enseignement sportif, en soutien des professeurs des écoles. Chaque école peut bénéficier d’1 h 30 avec un éducateur sportif, ce qui favorise la découverte de nouveaux sports. La Ville organise chaque année des cross inter-écoles. Cette année les 1 200 élèves de CM1 et de CM2 se sont réunis sur deux demi-journées au stade Georges Suant pour courir.

Pour la première fois cette année, les garçons et les filles ont couru ensemble afin de répondre aux objectifs de mixité portés par l’Éducation Nationale. À cette occasion, l ’Association « Vaincre la Mucoviscidose », partenaire de la Ville, a sensibilisé les jeunes à cette maladie. D’autres inter-écoles sont organisés au cours de l’année scolaire. En février, interécoles de basket pour les CM1, en avril inter-écoles de handball pour les CM2 et en juin inter-écoles d’athlétisme pour les CE2, CM1 et CM2.


Contribution au développement économique du territoire

Aménagement urbain

Sur la ZAC Jean Zay

La Ville a conservé la compétence pour réaliser les équipements publics. La Ville est en phase de programmation pour un groupe scolaire comprenant une crèche, une école maternelle et une école élémentaire. La Ville prévoit également une médiathèque « nouvelle génération » remplaçant celle d’Anne Fontaine située en centre-ville. Le projet s’inscrira dans l’appel à projet « territoires d’innovation » initié par l’État en 2019.

Autour de ces équipements publics, le quartier comportera 1 600 logements dont 1 080 à destination des étudiants. Il s’organisera autour d’une place centrale autour de laquelle trouveront place outre la médiathèque, des commerces de proximité, des restaurants et des services à la personne (4 000m2) dans le but de réunir tous les usagers du quartier dans un lieu d’échanges et de rencontre. Un parking souterrain de 250 places sera aménagé sous la place centrale. L’ambition est de limiter l’utilisation de la voiture dans toute la ZAC au profit de la mobilité douce.

Le Quartier Pajeaud : requalification et réaménagement à grande échelle

Le quartier PajeaudLa Ville est engagée dans un vaste projet de requalification des parvis de la Bièvre et du Breuil. Situé sur un axe routier reliant la Ville à Massy, la RD67A, le centre commercial de la Bièvre se trouve à l’interface d’une zone pavillonnaire traditionnelle et de grands ensembles de copropriétés et d’habitat social se caractérisant par un urbanisme sur dalle typique des années 70. Le pôle commercial est indépendant de ces tours. Il offre un accès direct au Parc du Breuil et à la réserve naturelle régionale de la Bièvre. Une ancienne station-service à l’abandon, propriété de la société Oil France, fait partie intégrante de la copropriété de commerces « Bièvre II » . Cette situation cristallise le sentiment de déclin progressif de ce pôle commercial. C’est pourquoi, afin de revitaliser ce quartier, la station-service est en cours d’acquisition par la Ville. Le but est de la démolir, de dépolluer le terrain et de rénover totalement l’ensemble du centre commercial. Dans le cadre de ce projet, la Ville s’appuie sur un processus de concertation avec les habitants représentés par plusieurs associations du quartier Pajeaud. L’ambition de la Ville est de redonner un nouveau souffle au quartier en retravaillant les espaces publics et en créant de nouveaux commerces et logements.

La Ville réaménage dans le même quartier, les terrains de l’ex-IUFM, qui laissent place à un ensemble immobilier de plus de 300 logements, avec des commerces et une grande crèche.

Innovation et démocratie locale

Le budget participatif

Affiche du budget participatifLa Ville est engagée dans la e-democracy depuis quelques années. Ainsi, des concertations avaient déjà été lancées sur le quartier Jean-Zay et sur l’aménagement d’Antonypole dès la précédente mandature. Le site internet de la Ville dispose d’un « espace citoyens » permettant de faire des démarches administratives en ligne et 7 000 foyers l’utilisent déjà.

Depuis 2015, l’intégralité des conseils municipaux peut être visionnée en ligne en direct ou en replay. Un système de chapitrage permet aux Antoniens de sélectionner les thèmes qu’ils souhaitent visionner.

L’objectif avec le lancement du budget participatif était cette fois d’aller plus loin et de proposer aux citoyens de soumettre des projets d’intérêt général. Le budget alloué pour cette première édition est de 400 000 € (soit 1 % du budget d’investissement de la Ville). Le projet a été approuvé par le conseil municipal en février 2018 et mis en oeuvre avec l’appel à candidature et dépôt du règlement dès le printemps.

Chaque Antonien de plus de 16 ans, français ou étranger, a été invité à proposer son projet. Le règlement est disponible sur le site internet de la Ville et sur la plateforme budgetparticipatif.ville-antony.fr pour cadrer les projets. Plusieurs thématiques ont été proposées aux participants : cadre de vie et mobilités, culture, emploi et économie, jeunesse et éducation, solidarité et santé, sports, numérique, prévention et sécurité.

Les projets doivent respecter ces trois principes :

  • l’intérêt général
  • le respect des compétences municipales
  • la réalisation possible en un an

143 projets ont été déposés du 14 mai au 22 juin 2018. Ils ont été étudiés le 9 juillet 2018 par une commission composée d’élus municipaux de la majorité et de l’opposition, de responsables des services municipaux et de membres des instances représentatives de la Ville (le conseil citoyen du Noyer Doré, le conseil des jeunes citoyens et le conseil des seniors). À l’issue de cette première délibération, 64 projets furent considérés conformes au règlement. Après cela, une phase d’étude approfondie a été effectuée par les services municipaux pour valider la faisabilité technique et économique des projets, étude menant parfois à des appels téléphoniques auprès des porteurs de projet pour préciser leurs attentes. Les projets portant sur des thématiques similaires (exemple : mise à disposition de boîtes à livres) furent regroupés, et au final, 25 projets furent éligibles.

Toutes les personnes ayant proposé un projet ont été informées de la raison de la non-sélection de leur projet. L’ensemble des dossiers proposés non retenus est encore consultable sur internet. Les magazines de la Ville du mois de mai et d’octobre 2018 ont consacré plusieurs pages au budget participatif. Sur le site Internet de la Ville, des vidéos en ligne ont informé et expliqué le dispositif et relayé l’appel au vote des citoyens.

Pour organiser ce vote, la Ville a réalisé une étude approfondie des différentes solutions possibles et des coûts associés, avec l’aide d’une agence spécialisée dans la mise en oeuvre de plateformes de participation citoyenne pour des villes comme Prague ou New-York. Le choix s’est orienté vers le dépôt dans toutes les boîtes à lettres d’un courrier de la mairie mentionnant un code par foyer, avec la possibilité d’avoir plusieurs codes si la demande en était faite. Le vote s’est déroulé du 20 novembre au 1er décembre avec la participation de 1 877 Antoniens. 12 projets se sont démarqués par le nombre de votes en leur faveur et ont été présentés le 6 décembre au conseil municipal (voir le dossier du Vivre à Antony de janvier 2019 : www.ville-antony.fr/publications). Retrouvez l’ensemble des projets sur le site internet de la Ville : www.ville-antony.fr/budget-participatif-2018

En 2019, l’ensemble des projets et l’état de leur déploiement seront suivi sur internet. Une page sera dédiée à chacun. Fort du succès de la première édition, l’opération sera reconduite en 2019. Une étude sera menée pour analyser le dispositif de ce premier budget participatif afin de l’améliorer. Le montant du nouveau budget participatif doit être voté en conseil municipal.

Chiffres du budget participatif 2018

Smart city

La notion de Smart city illustre l’utilisation des nouvelles technologies pour faciliter la vie des citoyens, améliorer la qualité des services aux usagers et le pilotage des données au sein de la Mairie. En 2018, la ville d’Antony a recruté une personne en charge de cette thématique pour faire évoluer les pratiques des services municipaux et mettre en place des dispositifs pour l’usage des citoyens. Depuis son arrivée en juin 2018, elle s’est concentrée sur l’identification des besoins et des attentes de chaque service pouvant être impacté (bâtiments, voirie, sports, jeunesse…) afin de leur faire un état des pratiques existantes dans d’autres collectivités et de leur proposer des solutions.

Parmi les axes de travail déjà identifiés et validés pour 2019, citons le stationnement urbain. Des parkings en enclos seront équipés du système de lecture de plaques automatique qui permettra d’assurer le contrôle de paiement et également de connaître le nombre de places disponibles en temps réel. Des capteurs au sol vont être mis en place pour favoriser le respect de la durée de stationnement sur les places arrêt minute. L’idée est d’y associer ultérieurement un système de vidéoverbalisation. Un système de jalonnement dynamique permettra de notifier sur des panneaux d’affichage le nombre de places disponibles sur les parkings de la Ville. Pour ce projet, la ville d’Antony a reçu une subvention de 40 000 € de la Métropole du Grand Paris dans le cadre du Fond métropolitain pour l’innovation numérique.

Et en 2019 ?

La ville d’Antony a installé fin janvier un système expérimental et innovant aux parkings de la Croix de Berny (60 places) et de l’Avenue Rabelais (80 places). Ce dispositif permet de fluidifier le stationnement et encourage par son fonctionnement les abonnements de longue durée. En effet, l’entrée aux parkings peut se faire soit de manière traditionnelle avec un ticket (sans abonnement), ou via des solutions plus techniques avec la lecture automatique de la plaque d’immatriculation, ou l’utilisation du téléphone mobile (scan d’un QR code). Dans le cadre du budget participatif, deux dispositifs utilisant les capteurs ont été plébiscités et seront mis en oeuvre en 2019 : une expérimentation sur l’éclairage intelligent et une autre sur la qualité de l’air. L’éclairage intelligent, consiste en une diminution automatique de l’éclairage public jusqu’à 10 % restants de son intensité quand personne n'est présent et un rallumage automatique au passage d’un piéton, d’un vélo ou d’un véhicule.

Éclairage sur la buzz card

Ce projet tourne autour de la santé et de la sécurité des enfants et d’une nouvelle manière d’envisager une communication rapide et efficace en cas d’accident. Le principe est d’offrir aux familles dont les enfants partent en séjour de vacances une carte (ou un objet, par exemple, un bracelet) sur laquelle figure un QR Code contenant des informations publiques et confidentielles concernant l’enfant.

  • Un premier niveau d’alerte permet d’avoir accès aux coordonnées des personnes à contacter en cas d’urgence (données publiques), aux vidéos sur les gestes qui sauvent et de lancer la recherche d’un secouriste à proximité ;
  • Le deuxième niveau, uniquement accessible aux médecins et autres professionnels agréés, donnera des renseignements sur d’éventuelles maladies, allergies, renseignements capitaux en cas d’intervention urgente. Si cette initiative, à ce jour unique en France, est bien accueillie, elle  pourra s’étendre à l’ensemble des enfants des écoles de la Ville. Cette expérimentation digitale, ne requérant pas d’application particulière (le QR code pouvant être lu avec l’appareil photo du smartphone) représente un budget pris en charge par la Ville de 15 euros/enfant pour un « abonnement » à vie. À Antony, 1 000 enfants, de 4 à 17 ans, partent chaque année en séjours de vacances en France et à l’étranger. Ils auront la possibilité de tester cet outil à partir de février 2019.

Chiffres clés

  • 7 000 foyers utilisent "l'Espace citoyens" du site internet de la Ville
  • Le projet de réaménagement du quartier Pajeaud a dépassé la norme RT2012. La Ville a demandé 20 % de mieux que les normes exigées et ce projet comprend la construction d’une vingtaine de maisons BEPOS
  • 926 enfants ont séjourné dans l’un des deux centres de vacances de la Ville (Kerjouanno ou Samoëns)
  • 936 enfants bénéficient du dispositif « Études Sportives »
  • La première édition du Budget Participatif a eu lieu en fin d’année et retenu 12 projets pour un montant de 400 000 €
  • La ville est équipée de 12,4 km de pistes cyclables ou voies dédiées
  • 4412 personnes ont participé à un des concerts organisés par la Ville.

Depuis 2 ans, la Ville organise les « Rendez Vous d’Antony » autour de tables rondes et de conférences avec le pôle Systematic. En 2017, la Smart city était à l’honneur et en 2018 le sujet s’est prolongé avec le thème : « Le numérique au service de l’environnement » présentant des solutions novatrices comme des solutions numériques de mesures de la qualité de l’air, mesures des précipitations, ….

Rapport annuel développement durable 2018