Solutions RFF : la position de la Ville

Dernière modification le 10/10/2016

Discours du maire d’Antony le 2 juillet 2012 lors de la réunion publique d’information.

« Pour ceux d’entre vous qui n’ont pas suivi le projet Massy-Valenton depuis l’origine, je rappelle que, pour améliorer la fluidité du trafic des TGV Interconnexion qui empruntent la ligne C du RER, RFF avait présenté en 2003 un projet d’élargissement de la plateforme ferroviaire des RER B et C entre la gare des Baconnets et celle de Massy-Verrières.

S’il avait été mis en œuvre, ce projet aurait provoqué des nuisances considérables dans les quartiers traversés. En particulier rue des Chênes, dont les habitants auraient vu se rapprocher les voies de leurs pavillons ainsi qu’un mur de béton montant jusqu’à 8 mètres de hauteur se construire devant leurs fenêtres. Mais aussi dans les rues étroites du quartier Pajeaud et du quartier Fontaine Michalon qui auraient été encombrés pendant des années par les milliers de camions remplis de terre qu’auraient nécessités les travaux de ce grand chantier.

Ce projet ne prévoyait pas, en outre, des protections significatives pour les riverains de la ligne, alors qu’en permettant de faire passer plus de TGV, il augmentait les nuisances. Ce projet n’était donc pas acceptable et la Ville s’y est fermement opposée. L’opposition de la Ville et des associations de riverains a conduit Réseau Ferré de France à abandonner ce premier projet en 2009 et à élaborer un nouveau projet qui vient d’être soumis à la concertation. Ce nouveau projet est très différent du précédent : il n’élargit pas la plateforme ferroviaire le long de la rue des Chênes, qui conservera son talus en pente douce et ses arbres et qui ne verra donc pas dégrader son environnement ; le chantier qui sera mis en œuvre sur la plateforme ferroviaire sera loin d’avoir la même ampleur que dans le projet précédent. Il mobilisera beaucoup moins de camions et ne perturbera pas la vie du quartier Pajeaud et du quartier Fontaine Michalon ; le projet prévoit des protections acoustiques sur une partie significative de la ligne. Ce sont l’étendue et les caractéristiques de ces protections qui ont été l’objet principal de la concertation.

Lors de la réunion d’ouverture de la concertation, j’avais annoncé que l’objectif de la ville d’Antony, c’était de trouver des solutions qui fassent qu’au terme de la concertation, la situation de l’ensemble des riverains soit, après la mise en œuvre du projet, meilleure qu’elle ne l’est aujourd’hui. Notre volonté, c’était qu’au lieu de dégrader notre environnement, le nouveau projet de Réseau Ferré de France l’améliore. Que le bruit perçu par les riverains de la ligne C du RER soit, à terme, moins fort qu’il l’est aujourd’hui. Parce que, il faut en convenir, le statu quo est loin d’être idéal pour beaucoup de riverains. C’est dans cet esprit que la ville d’Antony a participé à la concertation. Le conseiller municipal délégué a présenté de nombreuses propositions, visant à augmenter les protections acoustiques et à réduire les vibrations provoquées par le passage des trains. Nous avons, par ailleurs, chargé un bureau d’études spécialisé d’une mission d’appui sur les mesures susceptibles d’atténuer le bruit ferroviaire pour les habitants des quartiers traversés, et j’en ai présenté les conclusions à la réunion de clôture, le 14 février. Il ressortait de son rapport, en particulier, que les écrans antibruit étaient efficaces pour les pavillons et pour les deux premiers niveaux des immeubles proches de la ligne, mais que, pour atténuer le bruit affectant les étages supérieurs des immeubles, il fallait aussi traiter les rails et le ballast. Je constate que l’ensemble de ces demandes a été accepté par le Comité de pilotage.

En ce qui concerne les écrans acoustiques, au-delà des 1 625 mètres d’écrans imposés par la réglementation, le projet prévoit 2 360 mètres de protections supplémentaires qui permettent de protéger la totalité de la ligne dans la traversée d’Antony. Ces écrans seront absorbants et le nécessaire sera fait, comme nous l’avons demandé, pour qu’ils s’intègrent dans l’environnement. RFF s’engage à réparer l’écran existant de la rue de Massy, dont les panneaux tendent à se disjoindre, et à le rendre absorbant. RFF s’engage également à mettre en œuvre un traitement des rails et des ballasts pour réduire le bruit à la source en diminuant les vibrations provoquées par les passages des trains. RFF s’engage enfin sur des actions connexes que la Ville a demandées, comme la réalisation d’appuis pour la future passerelle piétonne entre la gare et la place des Baconnets et la sécurisation de la gare du RER C « Chemin d’Antony ».

En ce qui concerne le passage à niveau, j’observe que les ingénieurs de Réseau Ferré de France viennent de nous communiquer une nouvelle hypothèse de tracé des voies qui, à la différence des précédentes, ne rapproche pas celles-ci de l’immeuble du 85, rue Mirabeau. Sur ces nouvelles bases, la ville d’Antony et RFF vont charger un bureau d’études d’examiner les différentes solutions de déplacement de la rue Mirabeau, afin de nous permettre de retenir celle qui sera le plus acceptable pour le quartier. Dans ces conditions, la ville d’Antony ne voit pas d’objections à ce que Réseau Ferré de France porte en enquête publique ce projet, ainsi amendé à la suite de la concertation. Nous resterons toutefois vigilants sur le respect des engagements qui viennent d’être pris et à ce que la concertation se poursuive avec la Ville et les riverains.

Je vous remercie. »