Star realms

Dernière modification le 03/11/2016

Star realms est un jeu de deckbuilding de Darwin Kastle et de Robert Dougherty publié chez White Wizard Games en 2014. Robert Dougherty est un spécialiste de cette mécanique puisqu’il compte dans ses autres créations Ascension et Epic. Star realms a été victime de son succès courant 2016, mais est à nouveau disponible depuis le mois d’août.

Mais qu’est-ce qu’un deckbuilding ?

Dans ce contexte, Deck signifie Paquet de carte tandis que build se comprend par construire. Littéralement on peut comprendre la combinaison de ces deux mots par « construction de paquet de cartes ». Ce qui est exactement ce qui est réalisé dans ce type de jeu. La partie débute toujours avec un deck peu conséquent et faible. A chaque tour, les joueurs ne piochent que quelques cartes (5 dans la plupart des jeux), et devront utiliser leurs capacités au mieux. L’objectif va être d’améliorer son paquet en achetant les cartes intéressantes pour les combiner entre elles. Plus celles-ci sont intéressantes, plus elles coûtent cher. La construction du deck se fait pendant la partie et non en amont du jeu comme dans les jeux de cartes à collectionner du type Magic.
Le plus illustre des deckbuilding est assurément Dominion de Donald X. Vaccarino qui a obtenu le Spiel des Jahres en 2009.
Star realms est donc un deckbuilding. Mais contrairement à Dominion, c’est un jeu d’affrontement rapide (20min) à 2 joueurs. En effet, chaque joueur développe sa flotte galactique afin d’être le premier à amener l’influence adverse à 0. Les belligérants recrutent des vaisseaux avec des valeurs de combat ou d’achat plus importantes que les éclaireurs et les vipères de base. Ces vaisseaux appartiennent à quatre factions ayant chacune une caractéristique propre : le soin, les dégâts importants, l’épuration du deck et la défausse de cartes adverses.

Forces et faiblesses de Star realms

La force de Star realms et sa petite faiblesse tiennent dans son format et sa mécanique.
On retrouve l’essence du deck building mais dans une partie rapide. Il n’est pas toujours possible d’avoir 45 minutes pour faire un Dominion mais 10 ou 15 minutes pendant que le repas est en train de cuire, c’est faisable.
Le facteur chance est plus présent que dans Dominion. C’est lui qui rythme d’ailleurs le début de partie. En effet, les joueurs ne choisissent leurs achats que parmi cinq cartes présentes au milieu de la table. Les premiers achats sont donc essentiels et vont orienter la stratégie de la partie. Parfois on peut subir un peu la sortie des achats, mais l’exercice sera de s’adapter entre sa stratégie fétiche et la réalité des vaisseaux disponibles. Les cinq premières cartes disponibles peuvent parfois faire basculer la partie. Ce ressenti n’apparait qu’après de très nombreuses parties.
Le deckbuilding est une mécanique subtile axée sur le long terme. Le fait de raccourcir la durée de la partie lui fait perdre un peu de sa saveur et de sa diversité. Un renouveau des factions disponibles serait un réel plus pour la rejouabilité du jeu. Des petits modules à ajouter existent déjà mais pas encore de réelles nouvelles extensions.
Le jeu demeure très intéressant et tendu : 50 points d’influence peuvent partir très vite. Si vous aimez les deckbuilding vous devriez vous retrouver dans Star realms. Les illustrations peuvent rebuter au début mais elles permettent d’identifier les pouvoirs des vaisseaux très rapidement. L’iconographie est fonctionnelle et vite assimilée. Le facteur chance permet aux débutants d’avoir une chance même contre les joueurs confirmés. Assemblez deux boites et vous pourrez jouer à quatre. Prêt pour une petite partie ?

Arthur - novembre 2016