Budget

La Ville doit relever le même défi que lors des précédents exercices budgétaires : faire aussi bien, voire mieux, avec des ressources amputées de nouveau de plus d’un million d’euros suite à la baisse des dotations de l’État et à la péréquation.
 

Antony y parvient grâce à une gestion rigoureuse de ses dépenses engagée depuis plusieurs années, qui lui  permet de maintenir son autofinancement à un niveau élevé et de poursuivre ainsi son programme d’investissements. D’ici à l’automne, les Antoniens  profiteront d’un nouveau complexe sportif. Suivra en février 2018 l’ouverture d’un centre aquatique avec fosse de plongée.

Un calendrier millimétré

Le vote du budget municipal obéit chaque année à un calendrier très précis inscrit dans la loi. Un débat d’orientations budgétaires doit avoir lieu dans les deux mois précédant le vote en Conseil municipal. Lors de cette séance, qui s’est déroulée à Antony le 2 février, les élus discutent des grandes tendances du budget à venir. Celui-ci, appelé budget primitif, doit être voté avant le 31 mars. Il comprend toutes les dépenses et recettes, en fonctionnement et en investissement, que la Ville prévoit pour son exercice budgétaire en cours, soit jusqu’au 31 décembre 2017.

Questions à Pierre Médan, maire-adjoint chargé des Finances

Quelle est la ligne de conduite de la Ville ?

Pierre MédanAlors que l’État a accentué depuis 2012 les mesures qui affectent négativement les budgets des communes, Antony conservera en 2017 un autofinancement de 14,3 M€, identique à celui de l’an dernier et toujours sans augmenter les impôts. La gestion financière rigoureuse de la Ville a permis de maîtriser les dépenses de fonctionnement et ainsi d’absorber la majeure partie des effets conjoints de la hausse de la péréquation et de la baisse des dotations (qui correspondent à une perte de ressources d’environ 10 %). Grâce à la constance de nos efforts et malgré le contexte économique difficile, le budget 2017 sera toujours maîtrisé, offensif, et bénéficiera à tous les Antoniens, dans tous les quartiers. La construction du groupe scolaire Dunoyer de Segonzac, celle du centre aquatique Pajeaud et celle du complexe sportif La Fontaine sont les illustrations d’un programme dynamique de grande ampleur. De même, de nouveaux projets dans le domaine de l’aménagement urbain vont prendre corps en 2017 (place du Marché, quartier Jean Zay, Antonypole). Mais les grandes réalisations ne doivent pas cacher la multitude d’investissements engagés au quotidien dans tous les domaines pour entretenir, rénover et améliorer les équipements et les bâtiments municipaux : crèches, écoles, stades, terrains de tennis, réseau de vidéoprotection, squares, studios de répétition musicale, résidence Renaître, plan numérique dans les écoles… Difficile d’être exhaustif car c’est près de 38 M€ d’investissements qu’il faudrait lister pour l’année 2017.

En quoi investir est-il nécessaire pour une ville comme Antony ?

Entre le début du mandat et la fin 2017, Antony aura investi environ 140 M€. Contrairement aux discours souvent alarmistes de l’opposition, il ne faut pas croire que cette stratégie soit risquée ou dangereuse. Au contraire, c’est le fait de ne pas investir qui serait dommageable pour Antony, pour deux raisons. D’une part, investir est nécessaire, car c’est rendre la ville plus agréable au quotidien ; c’est aussi renforcer son attractivité, tant pour les particuliers que pour les entreprises qui ont besoin d’infrastructures propices à leur développement. D’autre part, investir n’est pas risqué dans la mesure où nous maintenons un niveau d’autofinancement élevé, que les taux d’intérêt sont très faibles et que les emprunts souscrits le sont désormais à taux fixes. Par ailleurs, comme Antony va très bientôt disposer de tous les investissements utiles (pour 2,4 M€ de frais financiers par an), nous allons entrer dès 2017 dans une période où notre endettement va progressivement diminuer.