Budget

Dernière modification le 09/09/2021

Budget 2021 : Un budget atypique et de transition

Le budget 2021 de la Ville d’Antony a été soumis à l’approbation du Conseil municipal lors de sa séance du 1er avril. Un budget qui, comme celui de l’année passée, prend en compte les effets de la pandémie, mais qui engage aussi la mise en oeuvre des projets annoncés pour le nouveau mandat.

Ce budget est dans la ligne des budgets des exercices précédents. Ces derniers ont permis à la Ville d’offrir à ses habitants les services publics indispensables et d’investir chaque année dans de nouveaux équipements, sans accroître à l’excès l’endettement de la commune, et sans augmenter les taux des impôts locaux. Cette ligne a été maintenue au cours des quinze dernières années malgré le désengagement de l’État qui a réduit considérablement ses dotations budgétaires aux collectivités locales. Le budget 2021 prend en compte, toutefois, comme celui de 2020, les effets de la crise de la Covid, tels qu’ils pouvaient être évalués au moment de son élaboration et de l’application de la réforme du régime indemnitaire du personnel communal, qui va augmenter sensiblement les dépenses du personnel. Il comprend également la mise en oeuvre des nouvelles orientations annoncées lors des élections de mars 2020, notamment en matière de développement durable et de transition écologique, de démocratie participative et de renforcement de la police municipale.

Jean ZayConfiance en l'avenir

Les effets conjugués de la pandémie, du nouveau régime indemnitaire et de la mise en oeuvre des nouvelles orientations auront donc pour effet de diminuer l’excédent du budget de fonctionnement et donc la capacité d’autofinancement de la  commune. Néanmoins, la Ville maintient les projets d’investissement programmés de longue date : les équipements publics du quartier Jean Zay; l’école; la crèche et le parking; le parvis du théâtre; la place Patrick Devedjian (face au marché). Elle lance aussi les études préalables aux grands projets à venir que seront le parc Heller, la nouvelle médiathèque, le futur centre Malraux et la future école Anatole France. Des crédits sont également prévus pour des opérations plus immédiates : l’achat de locaux pour accueillir une Maison médicale et la Maison des familles, autres engagements du nouveau mandat, ainsi que le verdissement du parc automobile.

Un budget maîtrisé malgré la crise

La crise sanitaire a conduit à la fermeture temporaire d’un certain nombre de services publics, ce qui a pour effet de réduire les dépenses, bien sûr, mais surtout les recettes en provenance des usagers. Elle conduit aussi la Ville à prendre des mesures coûteuses pour protéger de la Covid le personnel et les usagers des services publics, en particulier en matière de nettoyage. L’hypothèse retenue pour le budget est celle d’une reprise totale des activités à partir du 1er septembre. Si tel n’était pas le cas, le budget serait alors révisé. En retenant ce scénario, la crise de la Covid aurait un effet négatif sur le budget de fonctionnement d’environ 2 millions d’euros, en raison principalement des pertes de recettes, des achats de masques, des dépenses supplémentaires de nettoyage et du coût du centre de vaccination. Autre facteur de hausse des dépenses : la masse salariale. Comme toutes les collectivités locales, la Ville a mis en oeuvre le nouveau régime indemnitaire de son personnel, et elle a choisi de le faire bénéficier de conditions relativement avantageuses. Elle a, en outre, décidé de proposer à son personnel une mutuelle santé, à laquelle elle versera une participation significative. Enfin des créations de postes sont prévues notamment dans le domaine du développement durable et de la transition écologique, de la démocratie participative et de la police municipale. Hausse également des dépenses sociales : la subvention versée au CCAS augmentera de 200 000 euros. Hausse aussi de la participation de la Ville au fonctionnement des écoles privées et forte augmentation du budget informatique, en raison notamment de la nécessité de mieux assurer la sécurité du système. Et, même si les mesures sanitaires paralysent  durablement l’activité des associations et des clubs sportifs, la Ville ne réduira pas les subventions de fonctionnement qu’elle leur verse. En espérant les retrouver aussi dynamiques dès la reprise des activités.

Bonne nouvelle en revanche : le marché immobilier se porte bien malgré la crise. Le rendement des droits de mutation devrait se maintenir à un très bon niveau. Autre motif de satisfaction plus prévisible : la Ville n’augmentera pas les impôts. Les taux de la fiscalité locale sont stables à Antony depuis 2009 et le resteront. Malgré la crise, malgré la hausse des dépenses de personnel, des dépenses informatiques et des dépenses sociales, l’excédent du budget de fonctionnement se maintiendra à un niveau satisfaisant : 12,5 M€ contre 14,8 M€ en 2020. Un niveau assez proche de la moyenne des années 2015-2018.

investissementsInvestissement : un budget ambitieux

Le budget d’investissement n’est pas un budget de crise. Au contraire, il est particulièrement ambitieux puisqu’il atteint 43,4 M€, beaucoup plus que la moyenne des années antérieures qui s’élève à 30 M€. Il comprend, en particulier, les chantiers en cours : la place Patrick Devedjian, le parvis du théâtre et la piste d’athlétisme du stade Georges Suant, le bois de l’Aurore, qui s’achèveront au cours de l’été. Et le début de construction des équipements publics qui seront réalisés dans le cadre du projet Jean Zay : l’école, la crèche, le parking public. Également, la poursuite du déploiement du réseau de vidéoprotection, avec cette année l’installation d’une centaine de nouvelles caméras. Des enveloppes importantes sont prévues aussi pour la rénovation des bâtiments communaux existants (11 M€ dont 3,3 M€ pour les bâtiments scolaires), la reconstruction des rues Marin La Meslée, Émile Seitz et André Chénier et le lancement du projet de reconstruction de la rue Lavoisier. Un programme ambitieux de modernisation des outils numériques dans les écoles et de verdissement du parc automobile municipal : la Ville s’interdit désormais l’achat de véhicules thermiques, sauf s’il n’existe pas d’offre en véhicules propres. Enfin, il est prévu l’acquisition de locaux pour la Maison des familles et la Maison de santé.
 

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