Budget

Le Conseil municipal a voté le 12 avril le budget pour l’année 2018. Dans la continuité des précédents exercices, la maîtrise des dépenses de fonctionnement autorise la Ville à poursuivre sa politique d’investissements volontariste pour maintenir, voire améliorer, la qualité des services rendus aux Antoniens.


Questions à Pierre Médan, maire-adjoint chargé des Finances

Antony va-t-elle pouvoir faire face à la nouvelle stratégie de l’Etat ?

Pierre MédanDepuis quelques années, l’État a considérablement réduit la Dotation globale de fonctionnement et a augmenté les péréquations. Nous avons fait face … et nos excédents le prouvent ! Grâce à une gestion rigoureuse de nos dépenses de fonctionnement, nous avons pris de saines habitudes. C’est pourquoi la « contractualisation », qui va s’imposer jusqu’en 2022 à Antony et à plus de 300 collectivités territoriales, ne nous posera pas de difficulté. Au contraire, dans la mesure où le taux de croissance de nos dépenses (+0,7 %) est inférieur à la norme imposée (entre 1,05 % et 1,2 %), ce nouveau mécanisme devrait même permettre à la Ville en 2018 de bénéficier d’une dotation d’investissement supplémentaire. Dans le cadre d’une dette publique très élevée (97 % du PIB) et d’un déficit budgétaire récurrent depuis 1975, on peut comprendre que l’État veuille contraindre les dépenses des collectivités. Il est cependant regrettable que l’État ne s’applique pas à lui-même cette stratégie de maîtrise des dépenses !

Antony a-t-elle intérêt à continuer d’investir ?

Sans aucun doute. Entre le début du mandat et la fin 2018, la Ville aura investi près de 180 M€. Grâce à nos excédents réguliers, encore plus de 14,5 M€ prévus pour 2018, Antony aura réussi à financer son programme d’investissements sans recourir massivement à l’emprunt et sans augmenter les impôts. Le centre aquatique Pajeaud, le complexe sportif La Fontaine, le groupe scolaire Dunoyer de Segonzac, l’entretien des bâtiments communaux (10 M€), la rénovation de la voirie (6 M€)… sont les exemples les plus visibles de notre dynamisme. Investir rend donc la ville plus agréable au quotidien et renforce son attractivité, tant pour les entreprises que pour les particuliers. Investir, c’est aussi offrir aux Antoniens la possibilité de réaliser de plus en plus de sorties, d’achats de biens et de services, de loisirs et de sports, sans être tributaires de Paris. En période de grève des transports, cette « autonomie » n’en est que plus agréable !