Tribune d'expression


Antony pour tous avec Jean-Yves Sénant

La Ville défend les riverains du passage à niveau

L’État a décidé de supprimer le passage à niveau de Fontaine-Michalon. C’est une opération qu’il a déclarée d’intérêt public parce que, même si, jusqu’à présent, aucun accident mortel ne s’y est produit, le passage quotidien de 8 500 voitures le rend excessivement dangereux.

Détourner la Rue Mirabeau et la faire passer sous les voies de la ligne C est une opération longue et coûteuse : quatre ans de travaux et 27 millions d’euros. C’est aussi une opération qui aura des incidences sur la circulation, qui sera interrompue pendant deux ans sur la rue Mirabeau, et sur les riverains du chantier. Malgré ces nuisances, il ne saurait être question pour la ville de refuser le projet, parce que le passage à niveau est vraiment dangereux.

Le rôle de la Ville, c’est donc de protéger au maximum les riverains des nuisances du chantier. Mais il est clair qu’un tel chantier en période électorale est un terrain idéal pour l’opposition qui aura du mal à résister à la tentation démagogique.

Depuis le début des discussions avec la SNCF, en juillet dernier, la Ville a déjà obtenu que le passage des personnes à mobilité réduite soit assuré pendant les travaux, ce que la SNCF n’avait pas prévu. L’escalier du passage piéton souterrain sera doublé d’un ascenseur.

Et quand nous avons appris, récemment, que contrairement à ce qui avait été annoncé pendant l’enquête publique, il y aurait beaucoup de travaux de nuit, nous avons exigé de la SNCF qu’elle protège les riverains du bruit insupportable de ces travaux, en dotant leurs habitations de doubles vitrages acoustiques.

Le Maire s’est engagé à ne pas signer les arrêtés de voirie permettant à la SNCF de commencer les travaux tant que la SNCF ne se serait pas engagée à prendre en charge ces doubles vitrages dans le périmètre fixé par la Ville.

À l’heure à laquelle la Tribune est écrite, aucun accord n’est encore intervenu avec la SNCF sur cette prise en charge et aucun arrêté ne sera signé si la SNCF n’accepte pas la demande de la Ville.

Il est rappelé que le Préfet a le droit de se substituer au Maire pour signer les arrêtés de voirie et donc pour permettre le commencement du chantier en l’absence d’accord entre la SNCF et la Ville.


Antony avec vous

Passage à niveau de Fontaine - Michalon : si on écoutait enfin les citoyens et les élus locaux.

La suppression du passage à niveau va imposer 4 ans de travaux, en partie la nuit, avec coupure totale de la rue Mirabeau sur 2 ans. Alors que le maire a engagé des discussions ardues avec la SNCF pour obtenir la levée de ses réserves et de celles des riverains, le Président du Conseil départemental 92 a décidé de faire voter les crédits nécessaires à l'engagement rapide de ces travaux.

Dans le même temps, le maire a été convoqué en préfecture et sommé de cesser son obstruction sous peine de voir transférer d’office au Préfet son pouvoir pour signer les arrêtés indispensables au démarrage des travaux. Le maire n'a pas résisté à ce double coup de butoir. En contrepartie de quelques concessions, il a obtempéré considérant avoir d'ores et déjà obtenu le maximum de ce qu'il pouvait espérer.

La SNCF montre une fois encore son défaut de communication et de transparence. Elle présente un dossier inabouti et ignore les riverains, contrevenant aux conclusions de la Déclaration d'Utilité Publique. Pourtant, loin d'être opposés à la suppression du passage à niveau, les riverains demandent que la SNCF discute de l'organisation du chantier, de son articulation avec les travaux prévus sur la gare, du fonctionnement du quartier durant les 4 années de travaux, des mesures de protections contre le bruit et la luminosité du chantier pour les travaux exécutés de nuit, ainsi que des conditions d'indemnisation.

Voilà un exemple de passage en force dont ne veulent plus nos concitoyens. Ils veulent légitimement être informés, associés, entendus sur les affaires qui les concernent. Allez à la réunion publique organisée par la SNCF.


Antony à gauche

Le Grand Débat : chiche ! Mais pas la censure

S’exprimer, oui. Mais surtout voir réaliser des changements profonds ! Le pays tout entier témoigne de ce besoin, des gilets jaunes aux « cahiers de doléances » ouverts dans de nombreuses mairies, en passant par le succès du budget participatif à Antony ou le Conseil citoyen du quartier du Noyer Doré. Mais en corsetant le « grand Débat National » Macron espère le réduire à une diversion. Il veut continuer à gaver les profits sans regard pour ceux qui n'arrivent pas à vivre de leur travail ou de leurs pensions, pour ceux qui n'ont pas trouvé d'emploi en traversant la rue. La seule issue : prendre en compte la voix de chacun sans réserve. En serait-on là si la parole des syndicats, des associations, des élus, avait été respectée ? Les principales revendications sont claires : pouvoir d'achat, justice fiscale, démocratie participative.

Isabelle Delpech - idelpech@wanadoo.fr


Antony pour un nouvel avenir

Le rapport de la Cour des comptes.

Les nouveaux compteurs Linky

Dans un rapport sévère, la Cour des comptes estime que le déploiement des compteurs Linky ne profite guère aux consommateurs (le Monde du 7 février 2018). Bravo aux antoniens et antoniennes qui ont réussi à s’opposer au remplacement de leur compteur d’électricité.

Les emprunts toxiques

La sortie des emprunts à risque contractés par les collectivités locales dans les années 2000 a été réalisée avec succès, mais avec un coût élevé pour les finances publiques, évalué par la Cour à trois milliards d'euros. L'Etat "n'a pas pris la mesure des risques encourus lors de l'apparition de ces emprunts", regrette le rapport (le Midi Libre du 7 février 2018).

Les dernières révélations sur le salaire de la présidente de la commission nationale du débat public (CNDP).

A la suite de la fuite concernant son salaire (14 700 euros brut mensuel), Matignon et l’Elysée se sont pourtant bien gardé de suivre la suggestion de Mme Chantal Jouanno, qui leur demandait de « revoir à la baisse » le montant de sa rémunération. Et pour cause : il aurait fallu réviser du même coup celle de nombreuses éminences. C’est l’ancien ministre Jacques Toubon qui décroche le pompon : le total de ses revenus (traitement mensuel de défenseur des droits, pensions d’administrateur civil, de conseiller d’Etat, ainsi que sa triple retraite d’adjoint au maire de Paris, de député et de parlementaire européen) devrait avoisiner les 30 000 euros mensuel (extrait de l’article du Canard enchaîné du 16 janvier 2019).

Ethique – Maitrise des dépenses publiques- Justice Sociale – Exigence d’exemplarité - Cohérence et transparence –

Dans le cadre du Grand Débat National, des cahiers de doléances et de propositions sont à votre disposition dans le hall de la mairie : je vous encourage à vous exprimer.
Contact : aripa.alain2@orange.fr


Antony bleu marine

Le commerce de proximité, loin d’être la priorité du Maire

Force est de constater, qu’aujourd’hui, la diversité des commerces de proximité est remise en cause en centre-ville. Tout comme est remise en cause l’existence même des commerces dans le quartier Fontaine-Michalon de part le projet de suppression du passage à niveau tel que proposé par SNCF Réseau. En la matière, seul les actes comptes, pas les déclarations de bonnes intentions de la majorité municipale. Il est urgent que de réelles mesures soient prises pour sauvegarder nos commerces et leur diversité.
Contact : francois.meunier21@laposte.net