Websérie historique : Antony 1930 - 1950, témoignages des séniors antoniens

Huit personnes pour huit épisodes : la Mairie donne dans une websérie la parole à des « mémoires » locales. Celles-ci se souviennent de la vie à Antony entre les années 1930 et 1950 devant la caméra. Découvrez dès maintenant le 3e épisode, dédiée aux écoles à Antony.

Épisode 4 : la seconde guerre mondiale à Antony

Épisode 3 : les écoles à Antony

Épisode 2 : les transports à Antony

Épisode 1 : la campagne à Antony


À propos de la websérie

Ils se sont retrouvés dans un bâtiment récent pour évoquer un temps ancien : huit Antoniens se sont succédé face à une équipe de tournage dans une salle de l’espace Vasarely. Ils ont tous connu une époque où un autobus circulait à la place du RER, où la Bièvre coulait à l’air libre, où la ville était constellée de champs. Ils le racontent dans une websérie de huit épisodes diffusés chaque mois à partir de janvier sur le site Internet de la Ville. Le premier film évoque la campagne à Antony après la guerre. « Il y avait très peu de pavillons, on était entourés de champs de céréales, de cultures maraîchères », résume Édith Carado, cheveux blancs bouclés et tenue impeccable. Au lendemain du conflit mondial, la population locale s’accroît. Les laitiers de proximité en profitent pour développer leur activité. La production fruitière devient, elle aussi, abondante : fraises, groseilles, poires, pommes, pêches. « On volait des cerises, l’été, lorsqu’on traversait les champs, se rappelle avec amusement Lucette Nogues. On se faisait courser parfois ! »

« C’était trop dur, la terre »

Plutôt que se les faire dérober, les producteurs préféraient les vendre trois fois par semaine au marché, dans une halle à la place de l’ancien théâtre. Beaucoup d’Antoniens s’y pressaient déjà. Jean Verneau, fils de maraîcher, y écoulait avec ses parents la production familiale. Photo en main sur laquelle il pose avec sa famille devant un étal de fruits, il se souvient : « C’était trop dur, la terre ! Les jeunes n’ont pas voulu reprendre ce métier. Ils préfèrent travailler dans une banque ou être caméraman », relève-t-il, jetant un clin d’oeil vers l’objectif. Antony affirmait aussi son caractère rural par la présence de la Bièvre. Contrairement à aujourd’hui, le cours d’eau traversait la commune à l’air libre, sauf en centre-ville. « On s’y baignait, on y pêchait, et on y prenait même nos douches car il n'y avait pas l’eau courante », se rappelle Jean Fagot. Sa sœur, Lucette, avait « la trouille » des sangsues. « Elles nous montaient sur les jambes, tu te le rappelles ? », demande-t-elle à son frère. Une anecdote parmi d’autres à retrouver au fil de l’eau dans cette websérie.