Carrousel de l'Art - street art

Carrousel de l&aposartLe Carrousel de l'Art aura bien lieu ! L'événement initialement prévu le dimanche 23 septembre, puis annulé en raison de forts vents, est reporté au dimanche 7 octobre 2018. La place de l’Hôtel-de-Ville et le parvis de l’église Saint-Saturnin prendront des airs de grande galerie d’art à ciel ouvert. L'événement accueillera une dizaine de street artists. Découvrez le programme !  


Carrousel de l&aposartCarrousel de l'Art : des artistes éclectiques

C’est le rendez-vous à ne pas manquer pour tous les amoureux d’art et de découverte. la Ville invite des artistes amateurs, en majorité antoniens, à révéler leurs talents au public. Comme chaque année, cette exposition atypique, à ciel ouvert, promet d'être éclectique. Environ 50 artistes amateurs exposeront leur travail sur le parvis de l’église Saint-Saturnin. De nombreuses formes d'art sont représentées : peinture, photographie, sculpture, aquarelle, dessin, gravure sur bois… De nombreuses formes d’art seront représentées en présence des auteurs. Ne vous contentez pas d’admirer leur travail. Discutez, échangez avec eux sur leur manière de travailler, leurs techniques ou leurs sources d'inspiration, en toute convivialité. Une bonne façon de partager des passions ! Vous pourrez également vous restaurer grâce à un foodtruck présent sur place.


Street art : expression à l'air libre

Plus haut, la place de l’Hôtel-de-Ville accueillera une dizaine de street artists (Deace, Rémi Cierco, Lapin Thur, Sly2, Harry James, Fanster, Lezzart, Joaquim Romain, Skio, Stew, Anna Ashikhmina…). Cette forme d’art urbain, à base de pochoirs, stickers ou encore collages, prend maintenant ses quartiers à Antony lors de chaque édition du Carrousel de l’art. Des street artists renommés démontreront leur savoir-faire en direct sur de très grandes toiles, notamment à la bombe de peinture. Les Antoniens pourront également exprimer leur talent sur un mur participatif.


Portraits de street artists

Rémi CiercoRémi Cierco, artiste caméléon

Chacun aime mettre les artistes dans une case. Impossible avec Rémi Cierco. Plasticien, peintre, illustrateur, décorateur de spectacles… Cet Antonien est tout à la fois. Il n’a aucun matériau ni technique de prédilection. « Le support dicte souvent le fond de mes œuvres », prévient-il. Ainsi, lorsqu’il trouve dans une brocante un panneau de signalisation en bois portant la mention « réserve de pêche », il a une idée : en faire le support pour peindre un personnage de pêcheur coloré, expressif et élastique. Plutôt inspiré par le jazz manouche que par le hip-hop, par la bande dessinée que par les comics américains ou la science-fiction, Rémi Cierco est un artiste qui aime « faire passer des messages ». Illustrateur de livres de chansons pour enfants, il a déjà imprimé son style à Antony : il a animé des ateliers sur le street art pour le centre hospitalier Érasme et peint une fresque autour de la patinoire éphémère de la place du Marché. Son travail est visible au Lavo//Matik (Paris XIIIe). Il sera aussi présent à l’événement Si t’es Môme de Bagneux, fin septembre.
 

LapinthurLapinthur, faune entrelacée

Ce membre du collectif d’artistes 9e Concept est un « touche-à-tout ». Couture, sculpture, tatouage, sérigraphie, pochoirs, peinture, calligraphie… Cette polyvalence provient de sa formation. Ce Breton d’origine, né à Paris, est retourné sur ses terres pour entrer aux Beaux-Arts de Quimper. C’est là qu’il a acquis le surnom de « lapin » auprès de ses camarades, avant de devenir « LapinThur ». Il est ensuite revenu dans la capitale pour approfondir ses connaissances en graphisme aux Gobelins. Ce « bagage » en main, il se nourrit de ses discussions avec ses confrères et son entourage. « Je préfère rencontrer un artiste que voir ses œuvres », affirme-t-il dans une interview au site Artist Up. Lorsqu’il découvre par exemple le travail d’une éleveuse de serpents, il en tire des enseignements pour exprimer les courbes et le mouvement dans ses œuvres. « Entrelacé, bestial et singulier » : c’est par ces termes qu’il décrit son travail. Les animaux y sont souvent représentés. La nature et la mer sont des thèmes qui lui sont chers.
 

Sly2Sly2, instinctif et engagé

Né en 1984, Sly2 habite à Antony et est un habitué du Carrousel de l’art. Lors de la première édition, après avoir passé trois jours dans un centre pour handicapés, il avait peint en vis-à-vis les portraits d’une personne trisomique et d’un mannequin. « Je voulais observer les réactions, c’était une forme d’expérience sociale », précise-t-il. Cette démarche témoigne de son travail. Il souhaite raconter le monde à travers le graffiti et la peinture, qu’il a découverts à la fin des années 1990. Ses thèmes de prédilection ? « Plein de choses sur lesquelles j’ai besoin de m’exprimer », détaille-t-il. L’écologie, le capitalisme, la condition animale… Également photographe et vidéaste, passionné par la peinture sur corps, Sly2 est un artiste spontané.
 

StewStew, "infograffeur" rêveur

Vous connaissez peut-être son œuvre la plus monumentale si vous arpentez le XIIIe arrondissement de Paris :  un héron bleu de 52 m par 14 recouvre un immeuble. Stew est réputé pour avoir peint cette façade, la deuxième plus haute d’Europe. Mais il n’est pas que cet homme-là. Il se définit comme « infograffeur ». Le travail sur tablette graphique représente le point de départ de ses œuvres. Graphiste de formation, il compile sur les écrans quantité d’images qui lui fournissent une matière première. Il laisse aussi libre cours à son imagination. Passionné par les estampes, par le Japon et par la nature, on retrouve dans son univers graphique des invitations au voyage. « Abonné » au Carroussel de l’art depuis la première édition, il revient à Antony parce qu’ « il y a ici une bonne équipe d’artistes qui se retrouvent avec plaisir ».


Questions à Christel Berthier, Conseillère municipale déléguée aux animations et à l'événementiel

Quel était l’objectif lorsque vous avez intégré des animations street art au Carrousel de l’art ?

Christel BerthierLe street art est très concentré sur Paris. Notre idée était de l’ouvrir à la petite périphérie et de le faire découvrir aux nombreuses personnes qui n’osent pas entrer dans les salles d’exposition. Ici, elles le rencontrent dans l’espace public, en extérieur. L’enjeu était également de redynamiser le Carrousel de l’art en l’étoffant grâce à cette forme d’art en plein essor, susceptible d’amener un public nouveau et de renouveler l’image de la ville. Enfin, nous savions qu’Antony comptait des talents dans ce domaine et qu’ils ne demandaient qu’à s’exprimer. Nous voulions leur fournir un tremplin.
 

C’est la quatrième édition de cette nouvelle formule du Carrousel de l’art. Quel bilan en tirez-vous ?

Cet événement est maintenant très attendu par les Antoniens. On y mélange chaque année des arts traditionnels, comme la peinture, la photo, la sculpture, les arts de la rue. Jeunes et adultes s’y rassemblent, échangent et créent une ambiance inédite. On peut aujourd’hui affirmer qu’on a fait entrer le street art à Antony. Des initiatives sont nées en marge du Carrousel. Dernièrement, le club scientifique a par exemple invité l’artiste Joachim Romain à encadrer un stage de land art. Cette pratique, qui fait partie du street art, consiste à transformer des matériaux naturels en œuvre d’art.

Dimanche 7 octobre 2018 de 10 h à 19 h dans le quartier Saint-Saturnin

Place de l'Église et de l'Hôtel-de-Ville
Tél. : 01 40 96 73 67
E-mail : evenements_animation@ville-antony.fr